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You had your best-laid plans and then COVID-19 came along and hammered the entire economy. But you’ve got this – if you have the right information. Join Rob Carrick and Roma Luciw on Stress Test, a podcast guiding you through one of the biggest challenges your finances will ever face.

ROMA : Parce que vous voulez utiliser votre argent de façon intelligente, vous voulez investir. Mais avez-vous suivi la bourse pendant la pandémie? Des hauts et des bas effrayants. Mais bon, vous avez compris. Il vous faut un plan. C’est de cela que nous allons parler aujourd’hui.

ROB : Bienvenue à Test de résistance, une série de baladodiffusions du Globe and Mail dans laquelle nous nous penchons sur la façon dont la pandémie a transformé les règles des finances personnelles pour les membres de la génération Z et pour les milléniaux. Je m’appelle Rob Carrick, je suis chroniqueur financier au Globe and Mail.

ROMA : Et je suis Roma Luciw, rédactrice en chef de la rubrique des finances personnelles du Globe and Mail. Rob, nous en sommes au cinquième épisode aujourd’hui. Ça passe vraiment très vite.

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ROB : C’est incroyable. C’est un sujet tellement passionnant. Nous pourrions y consacrer des journées entières! Et il est extrêmement vaste et peut être abordé sous de très nombreux angles.

ROMA : Alors Rob, nous avons parlé de la précarité des emplois, de l’endettement et de l’immobilier. Le sujet de l’investissement intéresse beaucoup les jeunes. Il était logique pour nous de l’aborder maintenant, à mi-parcours de notre série de baladodiffusions. Aujourd’hui donc, nous nous penchons sur l’investissement. C’est un autre aspect que la COVID-19 a mis au premier plan. Il ne s’agit pas de faire fortune rapidement, mais plutôt de mettre votre argent de côté pour le long terme et de s’enrichir lentement au fil du temps. Vous devez être à l’aise avec cette idée de mettre votre argent de côté et de ne pas y toucher. Plus vous avez de temps, mieux c’est, parce que si vous ne faites que des placements à court terme, vous risquez de vous brûler les ailes. Il est donc important de voir le placement sous son vrai jour. Rob, comment allons-nous procéder?

ROB : Je trouve que beaucoup de milléniaux s’intéressent surtout au côté spectaculaire. Ils lisent les journaux. Ils voient des idées, des entreprises et des thèmes, et ils pensent que cela pourrait leur rapporter gros à la bourse. Je comprends bien sûr pourquoi ils agissent ainsi. Les milléniaux vivent plusieurs stress financiers, et beaucoup d’entre eux pensent avoir besoin d’un coup rapide, d’un peu de jus, de faire un coup d’argent vite. Nous avons connu de très bonnes années pour les actions. Mais je pense que cela ne reflète pas fidèlement la réalité. Il faut le répéter, il faut investir à long terme. C’est un processus lent, régulier et progressif de création de richesse. Je pense que tout le monde devient investisseur, à un moment ou à un autre, que ce soit pour sa retraite ou pour les études des enfants. Vous n’essayez pas de faire fortune tout à coup, vous essayez de vous enrichir, petit à petit.

ROMA : Il y a sans doute certains auditeurs qui ne sont pas très familiers avec la bourse. Ils ne comprennent pas, ils ont peur. C’est tout à fait normal. Personne ne vous l’a jamais enseigné. Ce n’est pas comme si aviez fait des études pour apprendre ce que c’est et comment ça marche. Mais je pense que le message pour les jeunes qui nous écoutent, ou pour n’importe qui en fait, c’est qu’il faut investir, au moins parce que vous devez épargner pour votre propre retraite. Si votre emploi est précaire, vous n’aurez pas de retraite. Et même si vous êtes salarié, permanent et à plein temps, les retraites sont une espèce en voie de disparition. Autrement dit, commencez à investir le plus tôt possible, et investissez aussi longtemps que vous le pouvez. La retraite, c’est essentiel. Nous avons constaté, dans nos conversations et nos échanges, un intérêt énorme pour l'épargne retraite chez les jeunes Canadiens.

ROB : Les milléniaux ont vraiment bien assimilé le fait qu’ils doivent mettre de l’argent de côté pour leur retraite. Mais je ne veux pas qu’ils croient qu’il n’y a que la retraite dans la vie. Ils ne vivent pas de la même façon que les membres de la génération X et les baby-boomers. Ils prennent le temps de voyager pour leurs études. Ils prennent des congés sabbatiques. Il faut épargner et investir pour cela aussi. En règle générale, un placement est destiné à un objectif situé dans au moins dix ans, par exemple, si vous voulez prendre un congé sabbatique ou si vous voulez faire une maîtrise pour relancer votre carrière.

ROMA : Et l’idée de payer quelqu’un pour investir à votre place?

ROB : Je n’en suis pas vraiment partisan pour les milléniaux, je ne pense pas qu’ils aient assez d’argent à investir pour qu’il soit rentable d’engager un conseiller en planification financière. Bien souvent, les milléniaux se tournent vers des professionnels en placement et se font vendre des produits. Il n’y a pas beaucoup de planification ou de conseils financiers à leur fournir à leur étape de la vie et ils n’obtiennent pas une valeur suffisante pour les frais qu’ils paient. Je préfère de loin les solutions à moindre coût, comme les robots-conseillers ou l’ouverture d’un compte auprès d’une société de courtage en ligne pour acheter certains FNB à faible coût. Je pense que c’est une bien meilleure solution et, à mesure que votre vie deviendra plus complexe, vous pourrez rechercher divers types de conseils financiers et de placement.

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ROMA : Pour chaque épisode de Test de résistance, nous parlons à une vraie personne et à un expert pour voir de quelle façon les règles de base des finances personnelles ont été mises à rude épreuve par la COVID-19. Aujourd’hui, nous allons voir comment investir son argent. Nous y venons tout de suite après.

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Cette baladodiffusion vous est présentée par Investissements RPC. Vous pouvez être rassuré, le Régime de pensions du Canada est là pour vous. Nous investissons pour garantir que le RPC demeurera solide, durable et sûr, à long terme, pour des millions de Canadiens. Pour en savoir plus, consultez le site Investissementsrpc.com.

ROMA :

Nous voulions parler à quelqu’un de jeune qui débute dans l’investissement. Cette fois, nous avons parlé à John, à Montréal. Il a 26 ans.

JOHN :

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Je m’appelle John. Je suis coordonnateur technique pour une entreprise de transport maritime de Montréal. Je sais maintenant que le transport maritime est une industrie dans laquelle l’argent est très important. Vous savez, les petites erreurs et les petits retards peuvent coûter cher. Pour un navire, la première chose à savoir, c’est que le temps, c’est de l’argent.

ROMA :

Le travail de John, c’est de gérer les besoins techniques de grands navires. C’est un travail plutôt sympa qu’il a décroché en sortant de l’université, il y a cinq ans. Et le salaire est plutôt bon.

JOHN : J’ai commencé à environ 65 000 dollars. Et maintenant, je gagne entre 70 et 75 000 dollars. Oui, j’ai eu beaucoup de chance. Je veux dire, j’ai eu un très bon emploi à la sortie de l'école. Je suis assez à l’aise, j’ai les moyens de payer pour ma maison, ma voiture, l’essentiel quoi, mais aussi des loisirs! Je ne suis pas pressé du tout, j’arrive à mettre de l’argent de côté.

ROMA : Tout cela signifie que John a de l’argent à investir.

JOHN : J’ai commencé à investir environ un an après avoir commencé à travailler, donc probablement en 2016. Je voulais utiliser mon argent ou le faire travailler pour moi. Je voulais essayer de tirer le maximum de mes économies.

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ROMA : Comment John prend-il ses décisions pour ses placements en bourse?

JOHN : Je suis convaincu c’est que les événements actuels sont un catalyseur très puissant de ce qui va se passer sur le marché. Donc, si vous avez une idée de ce qui peut se passer dans le futur, il peut y avoir des occasions. Par exemple, l’un de mes premiers placements a été BlackBerry. J'étais à l’université quand BlackBerry allait sortir son nouveau téléphone. Auparavant, l’entreprise s'était fait frapper vraiment durement. J’ai vraiment eu le sentiment que, grâce à la sortie de nouveau téléphone à écran tactile, les marchés allaient bien réagir et qu’il y aurait des possibilités de plus-values. C’est exactement ce qui s’est passé. Je pense que sur ce coup, j’ai investi 500 dollars et j’ai payé environ 8 dollars l’action. J’ai revendu à 19 dollars. Donc, 40 actions m’ont rapporté 10 dollars chacune. J’ai donc gagné 400 ou 500 dollars.

ROMA : John a-t-il une stratégie d’investissement globale?

JOHN : Pas exactement. Je crois en la diversification des actifs. Je pense que l’un de mes plus grands atouts, c’est le temps. Je ne suis pas particulièrement préoccupé par ce dans quoi j’investis, à condition d'être convaincu que c’est une entreprise de qualité. Ma stratégie, donc, revient à essayer de détenir des actifs variés. Je mise sur la plus-value et sur la valeur. Je crois qu’en m’exposant à autant de titres différents que possible, je suis couvert. De toute manière, je gagnerai plus que si je me contentais des intérêts sur un compte bancaire.

ROMA : Cette conversation a été enregistrée un mois après le début de la pandémie de COVID-19. À ce moment, où John en était-il dans son parcours d’investisseur?

JOHN : J’avais environ 27 000 dollars en janvier, et maintenant, à la mi-avril, j’ai perdu environ 14 %. Donc, une perte d’environ 4 000 dollars.

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ROMA : Quel effet cela fait-il de perdre 4 000 dollars, même si ce n’est que sur papier?

JOHN : Au début, ça a fait mal. Vous savez, certains de mes amis ont bien réussi sur le marché, et ils n’ont perdu que 10 %. En fait, nous avons tous perdu, sans exception. Beaucoup d’amis m’ont demandé conseil. Il est très important de s’habituer à gagner et à perdre. J’ai donc eu mes victoires. Mais j’ai aussi perdu beaucoup d’argent. Par exemple, j’avais des actions de Bombardier, ainsi que de quelques entreprises de cannabis. Ça n’a pas été rose. Mais c’est inévitable. Vous savez, bien sûr, 4 000 dollars, c’est beaucoup d’argent, mais je crois que d’ici au moment où j’en aurai vraiment besoin, je devrais avoir repris le terrain perdu.

ROMA : John reçoit-il des conseils? Ou se débrouille-t-il seul?

JOHN : Pour l’instant, j’agis seul. Notamment parce que j’en tire une certaine satisfaction personnelle. Donc, même si l’optimisation n’est pas parfaite, je suis sûr qu’aimer ce que l’on fait a une certaine valeur.

ROMA : Et quel genre de risque prend-il avec sa combinaison de titres?

JOHN : Je dirais qu’il est relativement prudent. Sur l’ensemble des liquidités dont je dispose, j’ai investi environ la moitié en bourse. De façon générale, je crois qu’il est bon d'être exposé au marché maintenant, pendant que je peux supporter des pertes. Cela étant dit, je cherche à acheter une maison, et je vais devoir en tenir compte, car j’aurai besoin de liquidités à ce moment. Autrement dit, dans l’avenir proche, mes objectifs d’investissement consistent notamment à acheter une maison avant la fin de la vingtaine. Avec ma compagne de longue date, nous avons l’intention de faire un grand pas et de fonder une famille. Donc, évidemment, d’acheter une maison. Et puis, nous aimerions aussi nous marier, à un moment donné. Je crois que ma compagne préfèrerait que ce soit plutôt tôt que tard.

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ROMA : Pour le mariage et la maison, une idée de la somme nécessaire?

JOHN : Pour ce qui est du mariage, je ne sais pas, mais d’après ce que j’ai entendu, un mariage au Canada coûte en moyenne 30 000 dollars. Et pour acheter une maison avec ma compagne, il nous faudrait peut-être 60 à 75 000 dollars. Donc, à nous deux, vous savez, ce serait bien que nous ayons, environ, 75 à 100 000$.

ROMA : John aimerait avoir 100 000 $ pour atteindre ces objectifs dans les deux prochaines années. A-t-il des questions sur la façon d’y parvenir?

JOHN : Je suis à un carrefour important. Je dois déterminer si je veux y mettre plus d’argent. Comme je l’ai dit, je n’ai investi dans des actions que la moitié de tout ce que j’ai. Du coup, je me demande si je ne suis pas un peu trop prudent. Devrais-je placer plus d’argent en bourse? Est-ce une bonne occasion d’achat? Devrais-je m’engager dans la diversification? Ou devrais-je simplement rester assis, ne pas être trop ambitieux et m’assurer de ne pas perdre plus que ce que j’ai déjà perdu? Voilà ce qui me préoccupe le plus en ce moment.

ROMA : Merci beaucoup à John de nous avoir parlé de sa situation. Nous avons rencontré beaucoup de jeunes gens comme lui, qui voient la bourse comme un moyen de frapper un coup de circuit financier. Or, Rob et moi voulons toujours mettre l’accent sur le long terme quand il s’agit d’investir. D’où vient donc cette soif de gros coups en bourse? Comment en sommes-nous arrivés là?

ROB : Les milléniaux subissent des pressions financières très diverses. Il y a bien sûr souvent la précarité de leurs emplois, nous en avons parlé dans le premier épisode. Je pense qu’ils sentent qu’ils doivent gagner de l’argent, ils ont plus de pression que les générations précédentes pour investir en bourse, pour faire un coup rapide, pour avoir un peu d’argent en plus, pour compléter leurs revenus, ou pour des objectifs comme partir en voyage ou acheter une maison. Cela les amène à prendre des risques à la bourse. Et ce n’est pas la bonne approche pour investir. En gros, ils jouent.

ROMA : Pour les jeunes milléniaux et les membres de la génération Z, cette pandémie est la première véritable débâcle boursière qu’ils aient vécue. Beaucoup d’entre eux n’avaient jamais connu de véritable baisse des marchés. Or, ces baisses sont angoissantes, effrayantes même. Un autre groupe un peu plus âgé est déjà passé par là. Rob, pouvez-vous nous parler de la crise financière de 2008-2009?

ROB : Franchement, la crise financière mondiale a effrayé les milléniaux, qui sont devenus étonnamment prudents dans leurs habitudes d’investissement. J’ai constaté que de nombreux milléniaux étaient devenus vraiment conservateurs pour leurs placements. Cela signifie qu’une grande partie de leur portefeuille était constituée d’obligations et qu’ils ne détenaient pas autant d’actions qu’ils auraient pu. Selon moi, cela leur nuit. Cela limite en fait le rendement de leurs placements sur un horizon de 30 ou 40 ans.

ROMA : Et maintenant, nous avons une nouvelle génération d’investisseurs qui vivent cela pour la première fois.

ROB : Depuis que les actions ont été inventées, elles ont toujours rebondi après un krach. L’un des aspects les plus frappants, cette fois, est la vitesse à laquelle le marché boursier a rebondi après le krach de mars. Mais je ne veux pas que les milléniaux tirent une mauvaise leçon de cette situation. Quand la bourse s’effondre, le rebond n’est pas toujours instantané. Il peut prendre deux ou trois ans. Et le rebond qui a suivi la pandémie pourrait s’estomper, il pourrait y avoir une seconde chute. Personne ne le sait. Donc, quand la bourse s’effondre et que vous rachetez des actions, vous devez vous demander si vous achetez des actions dont le cours pourrait mettre un, deux, trois, quatre, voire cinq ans pour augmenter suffisamment pour que cela en vaille la peine. Cela en vaudra la peine si vous adoptez une perspective à long terme.

ROMA : Selon nous, c’est ainsi que s’est forgée l’attitude de cette génération à l'égard du placement. Pour en savoir plus, nous allons maintenant parler à un conseiller en placements. Nous y venons tout de suite après.

PAUSE PUBLICITAIRE : Cette baladodiffusion vous est présentée par Investissements RPC. Chez Investissements RPC, nous ne perdons jamais le long terme de vue. Nous investissons pour assurer la sécurité financière de chaque génération de Canadiens. Nous diversifions nos investissements entre les régions et les catégories d’actifs, de façon à tirer parti des meilleures occasions et à générer des rendements durables à long terme. Le fonds dépasse aujourd’hui les 400 milliards de dollars. Pour en savoir plus sur le rendement de nos investissements pour les Canadiens, consultez le site Investissementsrpc.com.

ROB : Notre prochain invité est Ben Felix. Il est conseiller en placements chez PWL Capital à Ottawa et, pour être franc, je lui ai demandé de participer à notre émission parce que c’est un expert, et aussi parce qu’il a 33 ans. Il a donc un point de vue de membre de la génération du millénaire sur la vie. Nous nous parlons depuis nos résidences respectives, car nous sommes encore en confinement, en mai 2020.

Je veux que nos auditeurs sachent qu’ils parlent à un conseiller en placements qui fait partie de la génération du millénaire parce que, dans le secteur financier, le moins que l’on puisse dire est que la grande majorité des conseillers sont des personnes plus âgées et plus expérimentées. Les voix des jeunes se font moins entendre. En voici une. Parlez-nous un peu de vous, en commençant par votre âge.

BEN : J’ai 33 ans et je suis conseiller en placements depuis un peu plus de huit ans. En fait, je suis maintenant gestionnaire de portefeuille.

ROB : Parfait. J’aimerais commencer par quelques notions de base en matière de finances personnelles ou de placement, et tout d’abord par la différence entre l'épargne et le placement. Car je crois que beaucoup de gens pensent que sont des synonymes. Or, ce n’est pas le cas. Pouvez-vous nous aider à comprendre la signification de ces deux termes?

BEN : Oui, eh bien, je pense que l’acte d'épargner est peut-être distinct de la notion d'épargne, sur le plan des instruments. Je pense qu’il s’agit plutôt d’une distinction entre ce qui est de l'épargne à court terme et ce qui est du placement à long terme. L'épargne à court terme, c’est le fonds d’urgence, par exemple l’argent que vous mettez de côté et dont vous avez besoin en cas d’urgence. L'épargne à long terme est destinée à des objectifs comme la retraite, à vraiment très long terme, c’est-à-dire au moins dix ans. Votre épargne à long terme, vous l’investissez dans des instruments de placement, des titres, qui pourraient présenter un peu plus de risques, ce qui signifie que leur valeur peut fluctuer, éventuellement de manière importante, à court terme.

ROB : Pouvez-vous nous aider à comprendre la différence entre l'épargne et le placement, sur le plan des risques? Quels risques êtes-vous prêt à prendre pour votre épargne?

BEN : Votre épargne devrait être garantie. Quand vous savez que vous allez avoir besoin d’argent à court terme, le court terme étant cinq ans ou moins, ou même un peu plus que ce que j’appelle encore le court terme, vous ne voulez prendre aucun risque. Parce que vous aurez besoin de cet argent bientôt. Et en quelques années, la valeur des placements plus agressifs comme les actions peut fluctuer jusqu'à 50 %, ou même plus.

ROB : Ben, que répondriez-vous à quelqu’un qui vous demanderait : « De quelle période minimale faut-il disposer pour investir? »

BEN : Je pense que dix ans, c’est très raisonnable. En règle générale, si vous envisagez de mettre de l’argent de côté et que vous savez que vous n’en aurez pas besoin avant dix ans ou plus, vous pouvez prendre un certain risque.

ROB : Et je voudrais vous demander comment investir en bourse l’argent destiné à la mise de fonds d’une maison. Prenons le cas de John, un jeune homme qui a confiance en lui, qui est bien installé et qui réussit bien dans la vie. Il a investi à la bourse une partie de l’argent destiné à la mise de fonds pour sa maison. Que pensez-vous de cette idée?

BEN : En règle générale, je pense qu’il est vraiment risqué d’investir dans des actions de l’argent dont on a besoin à court terme. Bien sûr, les actions ont un rendement anticipé positif à long terme. Et même à court terme, la plupart du temps. Dans environ 60 % des cas. Sur le plan statistique, c’est encore bien sûr positif, mais une probabilité de 40 % de perdre de l’argent sur le montant dont vous savez avoir besoin pour acheter une maison, à court terme, n’est peut-être pas très agréable. Je le répète, je ne pense pas que les gens devraient investir leurs économies à court terme. Si quelqu’un l’a déjà fait et s’est rendu compte que ce n'était pas très agréable, cela pourrait être une bonne raison de changer de cap. Cela pourrait signifier, et tout le monde n’aimera pas ce que je vais dire, qu’il serait préférable de sortir l’argent de la mise de fonds de la maison des actions, même si leur cours est bas. Imaginez que l’argent de la mise de fonds de la maison qui a été investi dans des actions serait de l’argent comptant. Le montant actuel, après la baisse du marché boursier. Si vous aviez autant d’argent comptant et que vous saviez que vous voulez acheter une maison avec cet argent dans les six prochains mois ou dans un an, à court terme en tout cas, investiriez-vous cette somme dans des actions aujourd’hui? Sachant ce que vous savez maintenant, ce que vous allez ressentir lorsque la bourse baissera. Si vous répondez que non, vous n’investiriez pas cet argent dans des actions, cela signifie que les vendre pourrait bien être la décision la plus rationnelle.

ROB : Il faut bien préparer les gens à investir en bourse. J’aimerais élaborer une sorte de liste de vérification. Si vous avez atteint ces seuils, si vous respectez ces critères, alors vous êtes probablement prêt à commencer à penser à investir en bourse. Si un jeune client se présente à vous et vous qu’il aimerait investir en bourse, quelles questions lui poseriez-vous pour vous assurer qu’il est réellement prêt?

BEN : Du point de vue de la planification financière, je pense qu’avant d’investir dans des actions, il faut d’abord et avant tout avoir un fonds d’urgence, de trois à six mois de dépenses, de frais de subsistance mensuels, en argent comptant, dans un véhicule comme un compte d'épargne à rendement élevé garanti. Ensuite, il y a l'épargne à court et moyen terme. Reprenons l’exemple de la maison. Si vous savez que vous allez faire face à de grosses dépenses et que vous avez besoin d'épargne pour cela, vous devez mettre cet argent de côté et non pas l’investir dans des actions. Donc, au minimum, ce sont les deux éléments que je vérifierais : l'épargne d’urgence et l'épargne à court et moyen terme. Ce n’est qu’après qu’il est selon moi raisonnable de commencer à penser à des investissements à plus long terme.

ROB : Tous les investisseurs débutants se posent la même question : dans quoi devrais-je investir? Qu’en pensez-vous?

BEN : Je pense que si l’on étudie les données concernant ce qui est intéressant pour la plupart des gens, elles nous mèneront la plupart du temps vers les fonds indiciels. Les fonds indiciels sont des fonds qui, comme leur nom l’indique, investissent dans un indice. Un indice est un vaste ensemble d’actions qui a été élaboré pour représenter un marché. Investir dans des fonds indiciels vous donne accès à très faible coût à des marchés boursiers entiers. À long terme, en investissant dans des indices boursiers généraux, vous avez de bonnes chances d’obtenir les rendements des marchés boursiers. Ce n’est pas le cas si vous payez des commissions élevées pour un fonds d’investissement géré activement. Ce n’est pas vrai non plus si vous sélectionnez des actions individuelles. Un très petit nombre d’actions sur le marché ont tendance à générer la majeure partie des rendements du marché. Et vos chances de choisir ces actions sont très minces. En revanche, si vous choisissez toutes les actions du marché, sous forme d’un fonds indiciel, vos chances d’obtenir les rendements des marchés boursiers sont assez bonnes.

ROB : Ben, je suis sûr que vous avez déjà entendu cela, comme moi : les jeunes investisseurs aiment l’idée de choisir leurs actions parce qu’ils ont l’espoir de frapper un coup de circuit. Ils se disent qu’ils vont trouver un thème, un secteur, une action qui décollera comme une fusée, ils vont doubler ou tripler leur mise. Et c’est beaucoup mieux que tout ce qu’un indice pourrait faire. Que répondez-vous dans un tel cas?

BEN : Encore une fois, quand on regarde les données sur les actions individuelles, une grande partie du rendement du marché est concentré sur un très petit nombre d’actions. Il est extrêmement difficile de repérer ces actions avant qu’elles n’atteignent ce rendement exceptionnel. La meilleure preuve en est peut-être l'étude des fonds d’investissement gérés activement. Ces fonds tentent de repérer les meilleurs placements, les meilleures actions qui vont avoir les meilleurs rendements, dans le but de surpasser les indices boursiers dont nous venons de parler. Les chiffres sont effroyables, si je peux me permettre l’expression. La grande majorité des fonds d’investissement gérés activement ne parviennent pas à surpasser l’indice du marché. Donc, si un particulier pense pouvoir faire mieux que le marché à long terme en choisissant lui-même ses actions, ce sont probablement les données les plus pertinentes à examiner. Que font les gestionnaires professionnels lorsqu’ils essaient de faire la même chose que vous?

ROB : Ben, quelles sont les idées fausses vraiment folles dont les jeunes vous ont fait part, dans votre rôle de conseiller financier?

BEN : Des idées fausses et folles? Lorsque les gens parlent de risque et de placement en actions, je pense qu’ils parlent généralement de volatilité. C’est donc la principale idée fausse. En fait, il est très difficile de perdre de l’argent en investissant dans des actions à long terme. En effet, les marchés boursiers ont tendance à prendre de la valeur à très long terme. Nous disposons de données du monde entier, qui remontent à des centaines d’années, qui le montrent. Cela n’est vrai que si vous êtes un investisseur qui mise sur la diversification. Ainsi, si quelqu’un vient vous voir et vous dit qu’il veut choisir ses actions, il y a de fortes chances qu’il perde de l’argent de façon permanente. En revanche, avec les fonds indiciels, la volatilité à court terme peut être ressentie comme un risque, car vous pouvez perdre votre argent, comme nous venons de le voir. Mais à long terme, la volatilité n’est pas une grande mesure du risque. Donc, si vous investissez à long terme, si vous êtes un investisseur de 20, 30, 40 ans dont l’horizon temporel avant de devoir toucher à cet argent est très long, est-ce qu’investir dans des actions est réellement risqué? Pas autant que beaucoup le pensent. Par contre, avec un très long horizon temporel, il est sans doute plus risqué de ne pas investir dans des actions, tout simplement parce que votre argent perdra de sa valeur à long terme.

ROB : Je suis heureux que vous ayez abordé le sujet du risque, car il m’apparaît maintenant, au printemps 2020, que les milléniaux investisseurs, les milléniaux les plus âgés, ont connu deux krachs boursiers très marqués au cours des dix à douze dernières années. Nous savions, après le dernier krach, que les milléniaux avaient tendance à être plus prudents dans leurs placements, même s’ils étaient les plus jeunes et qu’ils pouvaient se permettre de prendre le plus de risques. En fait, ils étaient étonnamment prudents, et tout d’un coup, ils se sont fait frapper à nouveau, au début de l’année 2020. Que dites-vous à ces gens qui sont sous le choc et pensent que le marché boursier n’est rien d’autre qu’un destructeur de richesses?

BEN : Comme vous l’avez dit, ces gens ont vécu deux chutes des marchés. Des chutes brutales, mais beaucoup plus espacées qu’habituellement. Entre 2008 et aujourd’hui, environ douze années se sont écoulées. Aux États-Unis, depuis 1900, les marchés baissiers sont beaucoup plus fréquents, en moyenne tous les cinq ans environ, un marché baissier étant une baisse d’au moins 20 % du marché boursier. Nous avons donc vécu une longue période pendant laquelle les marchés ont été très stables et ont procuré des rendements très positifs. En fait, lorsque vous regardez les données, et c’est fascinant pour les actions américaines en particulier, la décennie 2010-2020 a été sans précédent sur les plans des rendements, de la stabilité et de la faible volatilité. À la lumière des données historiques, il n’est peut-être pas réaliste de penser que nous reverrons de telles périodes. Volatilité et baisses sont inévitables. Donc, si un investisseur a été ébranlé par ces deux expériences, il a peut-être appris quelque chose sur sa propre capacité à accepter le risque. Mais il est aussi possible d’en tirer des leçons : il est important que les gens comprennent que cela est normal quand on investit en bourse. Il faut s’y attendre.

ROB : Que pensez-vous de la situation de John? Il a été en avance sur BlackBerry, cela lui a permis de gagner beaucoup d’argent. Il a saisi une occasion sur le marché et a pensé qu’il était possible de gagner de l’argent. Et il l’a fait. Est-ce un modèle?

BEN : Non. Une citation célèbre, que je vais complètement massacrer, dit quelque chose comme « L’une des pires choses qui puissent arriver à un jeune investisseur, c’est de réussir à choisir ses actions, parce que cela lui fait croire qu’il est capable de le faire. » Or, ce n’est évidemment pas le cas. Les données prouvent sans l’ombre d’un doute qu’il est impossible de choisir des actions au point d’obtenir des rendements supérieurs à ceux du marché, à long terme. Bien souvent, nous entendons parler d’individus qui ont réussi à choisir les actions. C’est parce que sont eux qui sont les plus désireux de raconter leur histoire. Je suppose que l’on peut parler du syndrome du survivant. C’est vrai même des investisseurs les plus célèbres. Warren Buffett, par exemple, a eu un parcours extraordinaire à long terme dans la sélection de ses actions, mais c’est moins vrai depuis une douzaine d’années. Si j'étais à la place d’un investisseur qui a eu du succès dans la sélection de ses actions, je prendrais mes gains et passerais à un placement au résultat plus fiable.

ROB : Cela revient à recommander de s’en aller pendant que les choses se passent bien, non?

BEN : C’est exactement ce que je dirais. Oui, c’est ça.

ROB : John, notre intervenant précédent, a 26 ans. D’une manière générale, quelle proportion d’actions et d’obligations suggéreriez-vous pour quelqu’un de cette catégorie d'âge?

BEN : Cela dépend vraiment de son attitude face au risque. S’il a toute l'épargne requise et s’il a un emploi très stable, sa capacité à prendre des risques est élevée. Mais il ne faut pas oublier la propension à prendre des risques. Elle dépend de son profil psychologique. Comment se sent-il lorsque la valeur de ses placements baisse? Et comment pense-t-il réagir lorsque cela se produira? Il n’y a pas eu de forte baisse du marché depuis 2008. Jusqu'à présent, toute une génération d’investisseurs n’avaient aucune idée de ce qu’ils ressentiraient réellement en cas de diminution brutale de la valeur de leurs placements à long terme. Maintenant, ils le savent, et cela me semble très important. Si quelqu’un est prêt à assumer le risque lié aux actions et à leur volatilité, je pense qu’il est raisonnable qu’il soit aussi audacieux que possible. Cela ne me pose aucun problème qu’un jeune investisseur, un investisseur de 26 ans par exemple, détienne uniquement des actions.

ROB : Uniquement des actions, cela semble très risqué, vu ce qui est arrivé à la bourse en mars. Sur 10, 20 ou 30 ans, allez-vous réussir à surpasser de manière significative le rendement d’un investisseur qui a aussi des obligations dans son portefeuille?

BEN : Oui, selon la quantité d’obligations. Par exemple, si quelqu’un a la moitié en actions et la moitié en obligations, le rendement peut être substantiel d’après les données historiques. Surtout lorsque le rendement est composé sur 30 ans ou plus. Pour un investisseur de 26 ans, cette période peut même être encore plus longue. La composition de quelques points de pourcentage, même si ce n’est qu’un demi-pour cent par an, peut avoir un effet considérable à long terme.

ROB : Intéressant. Vous avez évoqué la période pendant laquelle les rendements sont composés. John a 26 ans. D’après vos calculs, dans la planification financière que vous faites habituellement, combien d’années de travail lui reste-t-il jusqu'à la retraite?

BEN : Oh, cela dépend très fortement de sa situation personnelle et de ses objectifs. Vous savez, il existe un mouvement dont nous avons déjà parlé, le mouvement pour l’indépendance financière et la retraite anticipée. Dans son cas, il pourrait essayer d'épuiser son capital humain aussi vite que possible et de tout convertir en actifs financiers.

ROB : Néanmoins, je pense qu’il est important d’aider les milléniaux à comprendre que leur retraite sera peut-être plus éloignée que celle de leurs parents. J’ai 57 ans, et pour les gens de ma génération, il y a eu Liberté 55, une campagne de marketing pour une compagnie d’assurance, très efficace, qui a vraiment mis en avant l’idée de la retraite anticipée. Et tout le monde tentait d’y arriver. Il faut aider les milléniaux d’aujourd’hui à comprendre les paramètres, à comprendre combien de temps ils passeront dans la vie active, combien de temps il leur reste avant d’avoir besoin de leur épargne retraite. Combien d’années une personne de 26 ans pourrait-elle passer dans la vie active?

BEN : Je pense que l’idée d’avoir un emploi stable jusqu'à 60 ou 65 ans est beaucoup moins d’actualité qu’avant. Pour revenir au mouvement pour l’indépendance financière et la retraite, beaucoup de gens se disent retraités ou financièrement indépendants, alors qu’ils ne le sont pas vraiment. Ils épargnent de manière très agressive à court terme et trouvent ensuite d’autres sources de revenus, comme un autre emploi assez mal rémunéré, mais qu’ils apprécient, dans l’intention de le conserver très longtemps. Lorsque quelqu’un prend sa retraite, cela ne signifie pas qu’il dépense tout son portefeuille immédiatement. Ainsi, lorsque les gens parlent de leur horizon temporel comme du nombre d’années qui leur reste jusqu'à la retraite, ce n’est pas vraiment exact. Parce qu’une fois à la retraite, vous dépenserez une petite partie de votre portefeuille chaque année, pour le reste de votre vie. Selon le moment où vous prendrez votre retraite, elle pourrait être plus longue que la période pendant laquelle vous avez travaillé et épargné. Elle pourrait aussi bien sûr être plus courte. Mais qu’en est-il de l’horizon temporel que je devrais retenir pour un investisseur de 26 ans? Cela devrait sans doute être la période qui le sépare de la date de son décès, et non de la date de sa retraite. Autrement dit, un investisseur de 26 ans pourrait devoir planifier pour 65 ou 70 ans. C’est à ce genre de calendrier que je fais référence à propos des risques que vous devriez être prêt à prendre maintenant.

ROB : Les gens qui investissent veulent toujours savoir combien ils vont gagner. À quel rendement annuel moyen quelqu’un qui investit pour 20, 30 ou 40 ans peut-il raisonnablement s’attendre avec un portefeuille équilibré, axé sur les actions, mais avec pas mal d’obligations? Quel sera son rendement annuel?

BEN : Avec surtout des actions, mais aussi quelques obligations, un peu moins de 6 %. Aux alentours de 6 %. Dans le cas d’un portefeuille constitué à 100 % d’actions, nous adoptons actuellement, pour la planification financière, un rendement anticipé d’un peu plus de 6 %. Dès que l’on ajoute des obligations, le rendement baisse progressivement. Vous n’obtiendrez probablement jamais le rendement que vous anticipez pendant une année donnée, ou même une période donnée. Vous verrez des rendements nettement supérieurs et nettement inférieurs. C’est la nature même du placement en actions. Les rendements boursiers sont volatils. À long terme, il est probablement raisonnable de s’attendre à un rendement de 6 %, plus ou moins selon la quantité d’actions et d’obligations.

ROB : Il faut aussi tenir compte des commissions. Pouvez-vous nous expliquer l’impact des frais et des commissions sur les rendements dont vous venez de parler?

BEN : Lorsque nous avons parlé du rendement composé des obligations, nous avons mentionné l’importance d’un écart de 0,5 %, ou même moins. C’est également vrai dans le cas des commissions. Les commissions représentent un coût garanti. Donc, chaque fois que vous payez des frais ou des commissions, cela réduit le rendement de vos placements. Les fonds indiciels sont l’un des meilleurs moyens d’investir en ne payant que des commissions et des frais très bas. Ils ne vous donnent accès qu’aux marchés boursiers. Par ailleurs, je pense qu’il est important de tenir compte du contexte. Vous devriez tirer une certaine valeur des commissions que vous payez. Vous payez 2 ou 2,5 % pour détenir un fonds d’investissement géré activement, mais vous ne bénéficiez pas en même temps de conseils de planification financière extraordinaires? Cela devrait vous indiquer que vous devriez chercher une solution moins coûteuse.

ROB : Le robot-conseiller me semble être la réponse à de nombreuses questions. Les frais sont modestes, mais il vous permet d’investir dans des fonds négociés en bourse à faible coût. Vous n’avez pas besoin de savoir quoi que ce soit en matière d’investissement. Il fait tout le travail pour vous. Cela me semble être un excellent moyen pour quelqu’un qui n’a pas confiance en ses capacités d’investisseur, mais qui sait qu’il doit commencer à investir maintenant s’il veut atteindre ses objectifs. Que pensez-vous des robots-conseillers?

BEN : Oui, je suis tout à fait d’accord. Je l’ai déjà dit, il y a des frais. Mais ces frais sont minimes par rapport à l’alternative de ne pas investir du tout dans des actions.

ROB : À votre avis, dans quelle mesure est-il important d’investir de façon automatique et régulière?

BEN : C’est extrêmement important. Du point de vue du comportement humain, l’automatisation est essentielle. Elle réduit la charge mentale et facilite énormément l’exécution du plan que vous avez mis en place. Alors oui, je crois que l’automatisation est indispensable. C’est même l’une des choses les plus importantes auxquelles les jeunes investisseurs devraient penser. Ils devraient automatiser autant que possible.

ROB : Je pense que nous pourrions nous arrêter là. Merci infiniment, Rob, pour le temps que vous nous avez consacré ce matin.

BEN : Avec plaisir. Merci beaucoup, Rob.

ROB : Merci à Ben de nous avoir aidés aujourd’hui. Il y a quelques années, je cherchais des voix nouvelles pour parler d’investissement. Je ne voulais pas faire parler des conseillers qui avaient mon âge, 55 ans ou plus. J’ai rencontré Ben, et je me suis dit : « Celui-ci est brillant et il analyse la situation comme un jeune. »

ROMA : Ben nous a aussi aidés en écrivant pour notre site Young Money au Globe and Mail. Il nous a aidés à répondre aux questions des lecteurs, en nous fournissant de l’information et des idées sur toutes sortes de sujets, dont le placement.

ROB : À la fin de chaque épisode, nous proposons trois éléments à retenir. Voici ceux que je vous propose au sujet de l’investissement.

Un : N’investissez pas en bourse sauf si vous n’avez pas besoin de cet argent avant au moins dix ans.

Deux : Les krachs boursiers font partie de la vie et il est impossible de les éviter. Vous pouvez vous attendre à ce qu’il y en ait un tous les huit à douze ans. Soyez prêt en détenant une combinaison optimale d’actions et d’obligations dans votre portefeuille.

Trois : Le robot-conseiller est une option idéale pour ceux qui veulent commencer à investir sans payer trop cher.

Merci d’avoir écouté cet épisode de Test de résistance.

Cette émission a été produite par Hannah Sung.

Montage et mixage par TK Matunda.

Notre productrice exécutive est Kiran Rana.

ROMA : Merci à John, notre investisseur de Montréal, et à Ben Felix, de PWL Capital à Ottawa.

ROB : Jusqu'à présent, cette série de baladodiffusions semble bien marcher.

ROMA : Nous voulons savoir si vous avez des questions pour nous. Si oui, envoyez-nous un mémo vocal et nous vous ferons peut-être intervenir dans un prochain épisode. Certains sujets pour les épisodes à venir : Le coût de vivre en ville, Le coût d’avoir des enfants ou Les économies que vous pouvez faire en retournant vivre chez vos parents. Voici comment envoyer un mémo vocal : Enregistrez votre message avec l’application d’enregistrement vocal de votre téléphone et posez votre question. Ensuite, envoyez le mémo vocal par courriel à moi-même, Roma Luciw, à l’adresse rluciw@globeandmail.com.

ROB : Je veux que cette génération reçoive les informations impartiales dont elle a besoin et qu’elle mérite sur les questions d’argent. Si vous partagez ce sentiment, dites-le au monde entier. Laissez-nous une évaluation et un commentaire sur Apple Podcasts. Et si vous connaissez quelqu’un qui vient de commencer à investir, envoyez-lui cette émission. Dites-lui de s’abonner à Stress Test (en anglais) sur Apple Podcasts, Google Play, Spotify ou son application de baladodiffusion préférée. Vous nous trouverez à l’adresse globeandmail.com et nous abordons toutes les facettes des finances personnelles. Merci à tous de nous avoir accordé votre attention.

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