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You had your best-laid plans and then COVID-19 came along and hammered the entire economy. But you’ve got this – if you have the right information. Join Rob Carrick and Roma Luciw on Stress Test, a podcast guiding you through one of the biggest challenges your finances will ever face.

ROMA : Les enfants, c’est si mignon. Au début, en tout cas! Plus sérieusement, quand vous envisagez de fonder une famille, vous demandez-vous ce que les enfants vont vous coûter? C’est notre sujet d’aujourd’hui.

Bienvenue à Test de résistance, une série de baladodiffusions du Globe and Mail dans laquelle nous nous penchons sur la façon dont la pandémie a transformé les règles des finances personnelles pour les membres de la génération Z et pour les milléniaux. Je m’appelle Roma Luciw, je suis rédactrice en chef de la rubrique des finances personnelles du Globe and Mail.

ROB : Et je suis Rob Carrick, chroniqueur en finances personnelles au Globe and Mail.

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ROMA : Aujourd’hui, nous allons parler des enfants. Donc, j’amène donc l’un des miens au micro.

Luca a dix ans.

Alors Luca, penses-tu que les enfants coûtent cher?

LUCA : Oui. Je pense qu’ils coûtent cher. Les enfants... ils ont besoin de beaucoup de soins. Ils ont besoin de vêtements. Ils ont besoin de nourriture, ils ont besoin d’eau.

ROMA : Qu’est-ce qui coûte le plus cher chez les enfants, à ton avis? Plus cher que tout?

LUCA : Probablement la nourriture.

ROMA : Ah oui?

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LUCA : Oui, je crois.

ROMA : C’est parce que tu adores manger.

LUCA : Peut-être.

ROMA : Et je pense que quand tu seras adolescent, ça va coûter encore plus cher, non?

LUCA : C’est ce que tout le monde dit, donc je suppose que c’est vrai.

ROMA : Ouais. Alors Luca, combien d’argent penses-tu que ça coûte d’avoir un enfant? Genre, donne-moi un vrai chiffre?

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LUCA : Je dirais… au moins plus de 10 000 $.

ROMA : Hum.

LUCA : Donc, s’il y a deux enfants, je dirais que cela coûterait environ 20 000 $.

ROB : 10 000 $ par enfant, c’est une assez bonne estimation, je pense. Oui. En effet, je crois qu’il est possible de dépenser 10 000 $ en quelques mois en frais de garderie à Toronto, si on a deux enfants. Mais par ailleurs, j’aimerais bien que nous tentions d’arriver au chiffre réel qui fera réfléchir les gens : mais qu’est-ce que cela va coûter?

ROMA : Je pense qu’il n’est pas loin de la réalité. Mais nous n’avons pas précisé si c’est 10 000 $ par an ou 10 000 $ pour toute la vie. Enfin, quoiqu’il en soit, c’est une assez bonne estimation pour un enfant de dix ans.

Quand nous avons eu notre premier fils, nous savions que nous n’aurions plus qu’un seul revenu. Nous avons essayé de nous y préparer. J’ai réalisé que nos revenus ne retrouveraient jamais leur niveau antérieur, parce que nous avions beaucoup de dépenses supplémentaires. Dix ans plus tard, cela n’a pas changé. Rob, quelle a été votre expérience?

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ROB : Eh bien, quand nous avons eu nos garçons, nous avons déménagé dans une nouvelle ville. Ma femme Teresa a quitté son emploi. Il y a donc eu beaucoup de changements dans notre famille! Et je ne pense pas que le coût de la garderie nous effrayait tellement, parce que nous devions nous adapter à beaucoup de choses en même temps. Et puis, une fois que les garçons ont quitté la garderie, ce qui m’a vraiment frappé, c’est que nous continuions à dépenser beaucoup d’argent pour des activités. En effet, lorsque les enfants grandissent, ils font plus de choses, plus d’activités, en rapport avec l'école et la famille, et plus d’activités parascolaires. Cela a continué jusqu'à l’université, et je dois vous dire que, même si vos enfants vont à l’université et se débrouillent seuls, il reste des aspects pour lesquels les parents doivent venir en aide à leurs enfants, d’une manière ou d’une autre. Tout ne s’arrête donc pas là.

ROMA : Bien sûr, nous savons que la pandémie a mis bien des gens au chômage et que, partout au pays, il y a des personnes qui gagnent moins bien leur vie. Il est important de parler de cela aussi à vos enfants, pour les rassurer, afin qu’ils sachent que cette situation ne durera pas éternellement. Et pour qu’ils comprennent que la vie peut être belle. Je crois important d’aborder ces sujets ouvertement devant eux. Cela nous permet de nous asseoir, et de passer de bons moments en discutant. Ainsi, ils seront en mesure de parler d’argent ouvertement, et ils comprendront qu’il n’y a rien de honteux à cela.

ROB : Oui, il y a de grandes leçons de vie à enseigner. Parfois, les circonstances changent, et il faut y adapter les finances de la famille. Les enfants le comprennent, ils font partie du changement et ils acquièrent une résilience qui leur servira toute la vie.

ROMA : À chaque épisode de Test de résistance, nous parlons à de vraies personnes et à des experts pour voir de quelle façon les règles de base des finances personnelles ont été mises à rude épreuve par la COVID-19. Aujourd’hui, nous parlons de ce qu’il en coûte d’avoir des enfants. Nous y venons tout de suite après.

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ROB : Pour avoir une idée de ce que cela coûte d’avoir des enfants et des surprises que la vie peut réserver, nous avons pris contact avec Amy, qui vit à Hamilton, en Ontario. Elle a 33 ans et elle sait très bien ce que coûte une famille.

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AMY : J’ai quatre filles. Elles ont toutes deux ans d'écart. Mes plus jeunes sont des jumelles. Notre maison est très animée et très bruyante. Avec cinq filles dans la maison, ce n’est pas étonnant.

ROB : En ce moment, Amy est aux études et a un emploi à temps partiel, en télétravail depuis chez elle. Il va sans dire que la COVID-19 a mis à mal son organisation quotidienne.

AMY : Très franchement, je ne peux même pas imaginer comment les personnes qui travaillent à plein temps à l’extérieur de la maison se débrouillent en ce moment. Malheureusement, mon aînée en fait les frais. Elle va avoir 16 ans dans quelques semaines et toutes les choses normales que nous devrions prévoir pour elle sont interdites. Donc pas de fête d’anniversaire pour ses 16 ans, pas de leçons de conduite. En ce moment, je dois vraiment l’aider pour qu’elle voie les bons côtés de la situation.

ROB : Ça doit être difficile à tout âge. Que font vos filles en ce moment?

AMY : Tout ce qui peut faire un trou dans mon budget. Mes filles sont extrêmement actives. Normalement, les trois plus jeunes vont à l'école de cirque, pendant toute l’année scolaire. Pour les deux plus vieilles, des cours de natation, et d’autres cours, notamment des cours d’art. Les plus jeunes ont des cours en dehors de l'école. L’une d’elles est passionnée par les sciences. Elle veut devenir ingénieure et fait partie du club de sciences. Et elle est abonnée à toutes sortes de choses.

ROB : Amy est abonnée à un service qui envoie des boîtes à ses filles en fonction de leurs centres d’intérêt, par exemple les sciences ou Harry Potter.

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AMY : Je sais donc qu'à elles quatre, les services d’abonnement me coûtent près de 300 dollars par mois. L'école de cirque pour l’année coûte près de 1 500 dollars.

ROB : Alors, en tout, combien cela coûte-t-il d’avoir quatre adolescentes?

AMY : Environ 5 800 dollars par mois. Factures, loyer, épicerie. J’aime à penser que je suis quelqu’un d’assez instruit sur le plan financier. Je suis consciente de mes limites. Je sais qu’il faut mettre de l’argent de côté, tout le monde est censé le faire, mais en général, mais dans mon cas, quand j'épargne un peu d’argent, je sais déjà que tout va être dépensé en vêtements, en cadeaux d’anniversaire, ou en toutes autres sortes de petits accessoires indispensables. Il y a quelques années, j’ai fait le suivi de mes dépenses annuelles. Mais lorsque le coronavirus a frappé, il a bouleversé toutes les prévisions.

ROB : Quand Amy a commencé sa carrière, elle travaillait dans le domaine de la santé mentale et des services correctionnels pour les jeunes, mais c'était un travail précaire sans horaire fixe, alors elle est passée à la coiffure. Cela lui a permis d’obtenir le revenu dont elle avait besoin et de jouir de la liberté nécessaire pour élever quatre enfants. Aujourd’hui, Amy est retournée aux études pour devenir assistante juridique. Pour l’aider à joindre les deux bouts, elle a un emploi à temps partiel et d’autres sources de revenus.

AMY : Ce sont mes revenus actuellement. Je reçois la prestation fiscale canadienne pour enfants et les filles reçoivent également des prestations depuis le décès de leur père, il y a plusieurs années. Leur père est décédé avant d’avoir 24 ans. Ça a été un choc. Un matin, il ne s’est pas réveillé. Financièrement, nous n'étions évidemment pas prêtes. Mais en fin de compte, un parent trouve toujours le moyen de subvenir aux besoins de ses enfants pour qu’ils ne se rendent jamais compte que, plusieurs fois, nous avons été à deux semaines de la ruine totale.

ROB : Quand le compagnon d’Amy est décédé, les filles étaient encore très jeunes. C’est généralement à ce moment-là que la garderie accapare une grande part du revenu du ménage.

AMY : Pour ce qui est de la garde des enfants, j’ai eu la chance que mes revenus soient inférieurs à un certain seuil, et cela m’a permis, lorsque j’ai commencé mes études postsecondaires, de bénéficier d’une garde d’enfants subventionnée. Je ne payais que 50 cents par jour. Par la suite, j’ai eu la chance que l’une de mes amies ait besoin d'économiser pour pouvoir faire ses études. Elle est donc venue vivre avec moi, logée et nourrie gratuitement, et je lui donnais de l’argent pour qu’elle garde les enfants. J’ai donc bénéficié d’une version économique d’une nounou à domicile. C'était formidable.

ROB : Et quand cela s’est terminé...

AMY : C’est à ce moment que j’ai quitté mon emploi. J’ai décidé de faire de la coiffure tout simplement parce que cela me permettait d’adapter mon horaire de travail à mes besoins. Et finalement, comme je savais que je voulais retourner à l'école, mais que la garde des enfants coûte atrocement cher, j’aurais perdu de l’argent chaque mois. Et c’est un peu ce qui m’a amenée à attendre jusqu'à ce qu’elles aient l'âge qu’elles ont aujourd’hui.

ROB : Les filles d’Amy ont-elles un régime enregistré d'épargne-études, un REEE?

AMY : Oui. Leur père avait une assurance vie. Et son père et sa sœur ont décidé d’investir cet argent dans des REEE pour les filles. Donc, fort heureusement, je n’ai pas eu à m’en occuper. Autrement, je ne sais pas ce que j’aurais fait. Elles auront un bon départ. Mais à un moment donné, mes filles vont contracter des prêts d'études, alors que je serai encore en train de rembourser les miens. Je ne pense pas être seule dans ce cas. Le coût des études est vraiment devenu délirant. Beaucoup de gens sont dans la même situation.

ROB : Amy tire le meilleur parti d’une situation qui n’est pas idéale, mais elle sait exactement où elle en est financièrement. Amy a des dettes sur une carte de crédit.

AMY : Nous sommes au début du mois. J’ai actuellement un montant cumulé de 58 868 dollars et 37 cents. Pour deux cartes de crédit et ma dette d'études.

ROB : Le retour aux études a augmenté son endettement, mais elle estimait qu’elle devait changer de voie pour trouver un emploi mieux rémunéré.

AMY : Les enfants coûtent cher. Surtout quand on n’est pas préparé. J’ai toujours l’impression d’improviser. Comme si j’apprenais au fur et à mesure, parce que je n’avais même pas fini le secondaire. Quand j’ai fondé ma famille, je n’avais pas fait d'études, j’avais des perspectives d’emploi très limitées et j’ai fait de mon mieux avec ce que j’avais. Pour avoir des enfants, il faut être vraiment préparé. Évidemment, je souhaite que mes enfants aient des économies confortables, avant même de songer à avoir des enfants. Mais il peut aussi y avoir de bonnes surprises. Mais en fin de compte, ils vont de toute manière vider votre portefeuille!

ROB : Je suis très impressionné par la façon dont Amy gère tout cela. Sa situation n’est pas idéale, mais elle mène bien son combat et parvient à garder la tête hors de l’eau. Et je pense qu’elle est un excellent exemple de la combativité dont les parents doivent faire preuve pour garder le contrôle de leurs finances, lorsqu’ils sont confrontés à ces dépenses multiples. Pas seulement les dépenses liées aux enfants, mais tous les coups durs que la vie vous réserve.

ROMA : Moi aussi, vous savez, j’ai quatre enfants, et j’ai beaucoup de respect pour elle. Nous n’avons pas rencontré ses enfants. Mais si ses filles sont aussi heureuses et équilibrées qu’elle, je pense qu’elles ont un bel avenir devant elles. Mais bon, cela coûte vraiment cher d’avoir des enfants. Nous le constatons avec ce que vit Amy. Je le vois avec mon expérience. Est-ce que ça a toujours été comme ça? Comment en sommes-nous arrivés là?

ROB : Il y a une chose qui me frappe vraiment, c’est à quel point les activités des enfants coûtent plus cher que lorsque mes garçons étaient jeunes. Cela me ramène à il y a une vingtaine d’années. Nous avions des enfants qui jouaient au hockey, qui allaient à des camps de vacances, qui faisaient toutes sortes d’activités. Tout semblait gérable, mais j’ai l’impression que maintenant, ce à quoi les parents sont confrontés est d’une tout autre dimension. Vous avez des enfants de cet âge, Roma. Qu’observez-vous?

ROMA : Je vois que les enfants font beaucoup d’activités haut de gamme. Je vois que le prix des activités des enfants a augmenté, qu’il ne cesse d’augmenter. Prenez le hockey. Par exemple, un article du Globe and Mail publié il y a quatre ou cinq ans indiquait qu’un an de hockey compétitif pour un enfant coûtait au moins 10 000 dollars. Sur une période de dix ans, faites le calcul, cela fait 100 000 dollars. Et on ne parle même pas de deuxième ou de troisième enfant. Qui peut se permettre cela?

ROB : Mais il n’y a pas que le hockey. L’entraîneur de hockey de l’un de mes fils nous racontait que l’une de ses filles participait au même moment à un tournoi de danse compétitive dans une autre ville. C’est comme si tout avait pris de l’expansion, les possibilités de trouver des choses à faire pour vos enfants et l’ampleur de ces activités. Non seulement les jeunes participent-ils à des compétitions de danse ou de hockey, mais les tournois ont lieu dans d’autres villes, parfois dans d’autres pays. Tout coûte plus cher.

ROMA : Et puis, il y a aussi les activités qui les aident dans leur scolarité. Le tutorat, les cours de langue supplémentaires. Toutes ces activités en plus, pour pouvoir donner un avantage à nos enfants. Je ne juge pas. Je pense que les parents font cela en pensant faire la meilleure chose pour leur enfant. Parce qu’ils veulent le meilleur pour eux. Et peut-être est-ce le cas. Je n’ai pas la réponse à cette question. Tout ce que je sais, c’est que cela coûte très cher.

ROB : Je pense qu’il y a un aspect consommation, nous en avons parlé dans les épisodes sur la dette et sur le logement : nous dépensons plus, nous nous efforçons toujours d’atteindre un niveau de vie plus élevé. Je pense que, bien souvent, nous nous engageons à dépenser plus que ce que nous pouvons nous permettre, et c’est aussi ce que nous faisons avec nos enfants. Nous devons examiner de près le domaine du logement, parce que c’est une dépense essentielle quand on veut avoir des enfants.

ROMA : Il est certain que le logement est un facteur très important. Lorsque vous achetez votre première maison, vous ne pensez pas forcément qu’il faut qu’elle soit assez grande pour loger un ou deux enfants. Et quand ces enfants naissent, vous allez peut-être commencer à réfléchir à l'école qu’ils fréquenteront et à vous demander s’il y aura de la place pour eux. Vous voulez qu’ils aient une allée ou une cour pour jouer? Si vous envisagez de faire participer votre enfant à un sport de compétition, pouvez-vous vous permettre de le faire et de mettre un peu d’argent de côté pour d’autres objectifs d'épargne? C’est le grand dilemme auquel vous êtes confronté lorsque vous avez des enfants. Il y a tant d’obligations financières, et tout est si cher!

ROB : Comme pour tout ce qui concerne les finances personnelles, le coût d’avoir des enfants est une chose à laquelle il faut soi-même s’adapter, en fonction de ses valeurs et des conseils des experts. C’est ce que nous allons voir tout de suite après.

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ROMA : Aujourd’hui, notre experte invitée est la journaliste Melissa Leong, spécialiste des finances personnelles. Elle a animé une baladodiffusion intitulée Money Moves et participe régulièrement à The Social sur CTV.

Donc, vous êtes en plein dans les années de la Pat’ Patrouille. Quel âge ont vos enfants ?

MELISSA : Mon fils est en haut, il regarde justement La Pat’ Patrouille! Mes enfants ont un et cinq ans. Dire que c’est le chaos est un euphémisme. Mais j’essaie d’utiliser le temps au mieux, car il y a tant à faire et le temps passe si vite.

ROMA : C’est vrai. J’ai l’impression que mes filles étaient encore des bébés la semaine dernière, et maintenant elles ont la même pointure que moi. Alors, quand elles ne trouvent pas leurs chaussures, elles prennent les miennes pour aller jouer dehors. Il n’y a pas si longtemps, mes chaussures m’appartenaient encore. Maintenant, elles portent mes tee-shirts et mes sweats à capuche.

MELISSA : Adorable.

ROMA : Lorsque les gens réalisent qu’ils vont avoir un enfant, la première grande question financière qu’ils se posent, c’est de savoir comment ils vont pouvoir vivre avec un seul revenu pendant une longue période. Comment les futurs parents peuvent-ils se préparer?

MELISSA : Je pense qu’il peut être difficile pour les parents qui attendent un enfant de comprendre combien tout cela va leur coûter. Parce qu’ils n’ont évidemment aucun point de référence. Il faut qu’ils aient une idée de ce que cela pourrait leur coûter. Il faut éclaircir la situation. Quand j'étais enceinte de Jet, mon premier garçon, j’ai demandé à des amis qui avaient des enfants de m’envoyer la liste de ce qu’ils avaient acheté, ainsi que leur budget. Ensuite, j’ai regardé cela avec mes amis les moins dépensiers, parce qu'évidemment, si vous regardez sur Internet, on vous dit d’acheter toutes sortes de choses, comme un jouet qui fait des bruits de baleine ou une chaise berçante spéciale aussi ergonomique que chère. C’est l’une des premières choses à faire pour avoir une idée des coûts qui vous attendent. La deuxième chose que j’ai faite a été de me préparer le mieux possible. Donc, si vous en avez la possibilité, exercez-vous à vivre avec un seul revenu, et à mettre de côté le deuxième de côté pour plus tard. Je sais que ce n’est pas toujours possible. Mais c’est l’une des meilleures choses que j’ai faites pour moi : m’exercer à vivre avec ce seul revenu pour voir comment c'était, et aller au service des ressources humaines pour dire : « Je vais partir en congé de maternité. Ne le répétez pas parce que je ne l’ai pas encore annoncé. Mais pouvez-vous me dire s’il existe une sorte de supplément, et combien je vais recevoir du gouvernement, afin que je sache exactement avec quel montant je vais devoir vivre? Pour que je comprenne comment je vais pouvoir survivre? »

ROMA : Comment décidez-vous vraiment ce dont vous avez besoin et ce dont vous n’avez pas besoin pour le bébé? Toute une industrie va tenter de vous convaincre et de vous vendre tout ce dont vous êtes censé avoir besoin, comme cette balançoire qui fait du bruit et berce votre bébé. Le problème, c’est que cette balançoire est adaptée à votre bébé pendant un mois, peut-être, mais après, elle sera trop petite pour lui. Et elle vous a coûté 150 dollars. Comment prendre ce genre de décisions alors que vous n’avez aucun point de repère, en tant que jeune parent?

MELISSA : Au début, vous êtes vraiment enthousiaste quand vous entendez votre maman blogueuse préférée dire que vous devriez acheter tel ou tel gadget parce qu’il va faire dormir votre enfant. Évidemment, vous voulez que votre enfant dorme. Alors, pourquoi pas?

ROMA : Tout à fait. Et c’est tellement mignon.

MELISSA : Oui, mais pourquoi acheter un nœud papillon pour un bébé? Il n’a pas de cou! Bien sûr, c’est mignon. Nous faisons tous des achats irrationnels. Nous achetons des choses dont, en fin de compte, nous n’avons pas besoin. J’ai acheté un tire-lait. J’avais des biberons, j’avais tout. Parce que je pensais que je nourrirais mon enfant au biberon. Aucun de mes bébés n’a jamais pris le biberon. J’ai dépensé tout cet argent pour des choses auxquelles j’aspirais. Je voulais que ça marche! Nous avons acheté un berceau magnifique. Vous savez quoi? Mes bébés n’ont jamais dormi dedans. Nous avons fait du cododo! J’aurais dû attendre un peu pour voir comment était mon enfant, ce qu’il préférait et quel genre de mère je serais. Parce que lorsque j’ai compris que mon bébé ne dormirait pas dans le berceau, j’ai fait d’autres achats pour rendre mon lit plus confortable.

ROMA : Oui, par exemple une barrière pour empêcher le bébé de tomber. La poussette a été un véritable sujet de discorde. Nous n’arrivions pas à nous décider.

MELISSA : Vous savez quoi? Une poussette, ça coûte vraiment très cher. Je ne m’y intéressais pas vraiment avant. Mais un jour, après avoir acheté la mienne, j’en parlais avec une amie au parc. Elle avait une poussette plus chère, une poussette européenne, et elle disait qu’elle se sentait vraiment jugée. Elle croyait qu’il lui fallait une poussette spéciale pour aller au parc. Toutes les autres mamans avaient de belles poussettes. Je me suis demandé ce qui se passait. Il faut toujours avoir au moins aussi bien que son voisin. Et la marque de la poussette est aussi importante que la marque de sa voiture.

ROMA : Donc la peur de passer à côté de quelque chose est toujours là, cette pression pour faire comme les autres est encore très évidente, même quand il s’agit d’acheter les affaires de bébé.

MELISSA : Oui, mais je pense que le sous-entendu, ici, est que nous voulons tous ce qu’il y a de mieux pour nos enfants. Chaque fois que nous prenons une décision de finances personnelles, nous parvenons à trouver une justification, dans notre cerveau. Donc, quand il s’agit des enfants, tout le monde pense : j’en ai besoin pour le rendre heureux. J’en ai besoin parce que c’est ce qu’il y aura de mieux pour ce petit humain. Il ne s’agit même plus nécessairement de vous, il s’agit de penser en fonction de cette personne que j’aime infiniment et qui, techniquement, n’a pas de prix. Donc, vous dépensez, que ce soit ou non une bonne utilisation de votre argent. Quand on se demande s’il nous faut cette poussette, ou s’il faut acheter ceci ou cela, je crois que cela revient à déterminer si vous y tenez vraiment. Quel genre de relation voulez-vous avoir avec votre enfant? Quel genre de choses voulez-vous lui apprendre? Vous savez, selon moi, le plus important est le bonheur, et vous devez aussi penser au lien que vous voulez avoir avec votre enfant. Cela signifie que vous devez plutôt dépenser pour vivre des expériences. Il vaut peut-être mieux, par exemple, aller à un cours de yoga avec votre bébé que lui acheter un autre joli chapeau.

ROMA : Maintenant, parlons un peu de garde d’enfants et de garderie. Les frais de garde d’enfants sont considérables. Dans de nombreux cas, ils représentent une mini-hypothèque, dans des villes comme Toronto et Vancouver. Pour les plus petits, cela peut aller de 1 500 à 2 000 dollars par mois, ce qui fait quelque chose comme 20 000 dollars par an. Comment une famille peut-elle planifier et payer une telle somme?

MELISSA : J'étais très consciente de ce coût énorme. J’ai fini par quitter mon emploi à plein temps au Financial Post parce que je voulais passer plus de temps avec mon fils. Et j’avais aussi calculé combien la garderie me coûterait. Et je me suis dit que je pouvais économiser cet argent, tout en travaillant un peu et en faisant quelque chose qui me conviendrait mieux. Nous vivons une période très étrange : nous sommes tous à la maison et nous économisons les frais de garderie. Mais nous ne sommes pas en mesure de travailler pleinement parce que nous nous occupons de nos enfants. Selon moi, beaucoup de gens et d’entreprises vont s’intéresser aux horaires flexibles, étant donné ce qui se passe dans le monde. Vous pourriez avoir la possibilité, votre partenaire et vous, de varier vos horaires de travail, de sorte que vous n’ayez peut-être pas à payer pour la garde de vos enfants toute la journée, tous les jours. Vous pourriez par exemple vous contenter de travailler le matin, puis trois jours par semaine, ou encore chercher un travail qui convienne bien à votre famille.

ROMA : J’ai déjà vu ou entendu parler de gens qui décident de ne pas avoir d’enfants parce qu’ils ne pensent pas en avoir les moyens. Est-ce une chose que vous observez plus souvent?

MELISSA : J’ai des amis qui ont décidé de ne pas en avoir de deuxième, car ils étaient satisfaits de leur vie. Ils estimaient qu’avec plus d’enfants, ils devraient faire des sacrifices qu’ils n'étaient pas prêts à faire. Ne devons-nous pas tous nous pencher sur notre propre vie et décider à quoi nous voulons qu’elle ressemble? Je suis heureuse qu’ils aient eu cette vision. Je suis également heureuse qu’ils aient eu la volonté et la conscience de faire un peu de planification.

ROMA : Et il n’y a pas de bonne réponse unique.

MELISSA : Je pense qu’il y a un moyen d’avoir plus d’enfants. Si vous voulez avoir plus d’enfants, vous pouvez le faire sans que les coûts doublent. Je me rends compte que les gens ont des attentes. Ils veulent ceci, ils veulent cela. Ils veulent plus. Et s’ils ont plus d’enfants, cela signifie qu’ils ne pourront pas avoir ceci ou cela. Ce sont des questions de finances personnelles. En fait, c’est être adulte, faire des choix. Et donc, vous ne pourrez peut-être pas continuer à prendre les mêmes vacances chaque année si vous avez plus d’enfants, mais cela ne vous empêchera pas d’avoir une vie formidable. Par contre, vous devrez prendre des décisions différentes. Cela va tout toucher, mais ça va bien se passer.

ROMA : Je vois beaucoup d’enfants à Kumon. Ils suivent des cours de piano, des cours de danse. Vous savez, notre maman, Amy, qui a quatre enfants qui vont à l'école de cirque et suivent des cours de sciences et de technologie. Il s’agit de coûts importants, surtout dans les grandes villes. Cela représente beaucoup d’argent. Les activités parascolaires sont vraiment un facteur important dans les finances de la famille.

MELISSA : Je pense que cela revient à déterminer ce qui est important pour vous. Si une chose est importante pour vous, faites un compromis. Vous avez fait les calculs nécessaires, vous avez déterminé combien d’argent vous touchez et combien d’argent vous consacrez à l'épargne, par exemple à votre régime enregistré d'épargne-études. N’oubliez pas la retraite, élément très important, car vous ne voulez pas que vos enfants aient à vous prendre en charge lorsque vous cesserez de travailler. Et vous avez déterminé le montant que vous voulez consacrer au reste de votre famille sans vous endetter. J’ai eu une éducation très différente de celle de certaines de mes amies. L’une de mes meilleures amies allait à un camp de danse. Sa famille dépensait des milliers et des milliers de dollars pour ses cours. Je n’allais nulle part. Mes parents n’en avaient pas les moyens. Je restais dans ma chambre et je lisais des livres. Et je suis devenue géniale. Je ne suis peut-être pas objective, mais je pense que j’ai bien tourné. Conclusion : les enfants s’en sortent. Si vous êtes capable de leur offrir des possibilités, c’est formidable. Mais si vous n'êtes en mesure de leur offrir qu’une seule possibilité précise, parlez-vous, asseyez-vous ensemble, en famille, et demandez à vos enfants ce qu’ils veulent vraiment. Veux-tu faire de la musique cette saison? Préfères-tu faire de l’athlétisme? Donnons la priorité à ce que nous voulons et à ce pour quoi nous sommes prêts à faire des concessions. Et il y a aussi beaucoup de programmes gratuits. Pourquoi ne pas combiner et optimiser?

ROMA : En quoi la pandémie a-t-elle changé la conversation que vous avez avec vos enfants?

MELISSA : Je suis contente que vous ayez abordé ce point, car je crois que c’est une question prioritaire pour les parents, pour l'éducation de leurs enfants. Et une grande partie de ce que nous apprenons, dans le domaine financier, provient de ce que nous avons observé dans notre enfance. C’est pourquoi je voulais vraiment éviter de faire passer le mauvais message à mes enfants pendant cette période. J’ai peur que Jet ne se mette à adopter une sorte de mentalité de pénurie en ce moment, parce que tout d’un coup il doit manger la croûte de son pain, alors qu’il ne le faisait jamais. Vous le savez, en ce moment, il ne faut pas gaspiller. Mes parents étaient des immigrants. J’en ai retenu que l’argent est quelque chose qu’il faut accumuler et économiser, parce qu’il n’y en avait pas beaucoup et qu’il fallait travailler vraiment dur pour le gagner. En grandissant, je pense que ça m’a vraiment nui. Bien sûr, il est important d'être économe. Mais une femme d’affaires doit prendre des risques, être créative et investir. J’ai donc tenté de parler plus souvent de la situation actuelle avec mon fils. Nous devons économiser un peu plus de notre argent. Mais la situation actuelle nous donne aussi l’occasion d'être généreux. J’ai donc fait beaucoup d’activités sur le thème de l’altruisme et je lui ai montré qu’il n’est pas toujours question d’argent, que l’on peut aussi donner des ressources et du temps. C’est pourquoi nous avons écrit des lettres à des personnes âgées qui vivent dans des maisons de retraite. Cela a été une belle activité. Et nous avons fait des compromis. Nous économisons un peu d’argent parce que les cours de natation ont été annulés. Il n’y a pas de hockey. Je lui en ai parlé. Je lui ai dit : « Que voudrais-tu faire avec cet argent après, voudrais-tu aller voir un spectacle de cirque quelque part? Nous aurons les moyens de payer un billet d’avion. » Je lui dis que nous devons aussi économiser pour l’avenir. J’aimerais pouvoir lui expliquer qu’il pourrait tirer le maximum de son argent en mettant de l’argent dans un régime enregistré d'épargne-études, pour recevoir une subvention du gouvernement. Mais pas tout de suite. Nous parlons aussi des objectifs futurs que nous avons, en tant que famille.

ROMA : Je suis heureuse que vous ayez parlé des REEE. Je voulais aborder ce sujet. Pourquoi est-il important d’ouvrir un régime enregistré d'épargne-études tôt et de commencer à y cotiser dès le début, si vous en avez la possibilité?

MELISSA : Le lendemain de la naissance de mes fils, je me suis assurée de bien suivre la procédure de demande de certificat de naissance et de numéro d’assurance sociale, afin de pouvoir leur ouvrir un REEE. C'était ma priorité, car je savais que je recevrais de l’argent de ma famille et de mes amis. Et je voulais que cet argent aille dans un endroit où il allait vraiment fructifier. Je savais que, pour moi, les études étaient la priorité. Mon grand-père était professeur d’université en Chine. Il s’est donné beaucoup de mal pour continuer à enseigner pendant la Seconde Guerre mondiale. Son rêve était de venir au Canada et de faire en sorte que ses enfants fassent des études. C’est donc ancré au plus profond de moi : je veux aider mes enfants à payer les coûts monstrueux de leurs études postsecondaires. Peu importe les études qu’ils choisiront ou l’endroit où ils étudieront, je veux les aider afin qu’ils puissent progresser et faire de leur mieux parce que je sais, pour en avoir parlé avec beaucoup de jeunes, que la dette les suit dans leur carrière. Pour donner un coup de pouce à mes enfants, le meilleur moyen est d’ouvrir un régime enregistré d'épargne-études parce que le gouvernement va me donner de l’argent. De l’argent gratuit : 20 % jusqu'à concurrence de 500 $ par an selon la somme que je verse dans le compte. De l’argent gratuit? Et en plus, il fructifie à l’abri de l’impôt? Oui, exactement. Je peux vous le dire, je n’obtiendrai nulle part ailleurs un tel rendement de 20 % pour faire quelque chose que je trouve si important pour mes enfants.

ROMA : Tout à fait. Et le montant n’est pas écrasant. Chaque année, 2 500 dollars, ce n’est pas rien bien sûr, mais c’est tout de même un montant raisonnable. Je pense que c’est au moment de l’arrivée du premier bébé, quand on devient une famille, qu’il est plus important que jamais d’avoir un testament. Pouvons-nous en parler?

MELISSA : Jusqu'à la naissance de mon premier enfant, je n’avais pas de testament. Je me suis dit : « Il faut que j’aie un testament, pour que mes souhaits soient respectés, pour ce qui est du choix des personnes responsables des soins, de la façon dont je voudrais que mon argent soit utilisé et du moment où il sera remis à mes héritiers. Quand ils auront 18 ans? Progressivement? En totalité à 31 ans? Les gens pensent que cela coûte cher. Il faut demander à un notaire. Cela peut coûter environ 1 000 dollars en moyenne, selon la complexité de la situation. Mais si vous n’avez pas cet argent, de nombreuses entreprises vous proposent de vous aider à rédiger votre testament en ligne. Néanmoins, surtout en ces moments où nous sommes tous devenus un peu plus conscients d'être mortels, c’est une chose à ajouter à la liste des choses à faire, maintenant que nous nous soucions d’abord et avant tout de notre famille.

ROMA : Pendant la pandémie, nous avons constaté que plus de gens, personnes âgées ou jeunes parents, rédigent leur testament ou le mettent à jour. Cette période a incité bien des gens à faire leur premier testament. L’un des aspects les plus intéressants de cette période, pour nous, en tant que famille, est qu’après la journée de travail, à condition que ce soit un jour où nous avons fixé une heure de fin et que nous nous y tenions, nous faisons beaucoup de choses que nous ne faisions pas parce que, trois jours par semaine, nous nous dépêchions de partir pour le soccer. À la place, nous allons tous nous promener, par exemple. Vous savez, que vous ayez la chance de vivre dans une famille où les deux parents travaillent ou que l’un des revenus ait disparu, il y a une très bonne façon, je pense, de gérer cela aussi avec vos enfants, en leur montrant que cela n’empêche pas la joie et le plaisir au sein de la famille, et qu’il n’est pas nécessaire de dépenser pour faire des choses merveilleuses et belles.

MELISSA : Je pense que c’est vraiment très important.

ROMA : Parfait. Merci d’avoir participé à notre émission, Melissa. Cette conversation a vraiment été enrichissante. Je l’ai vraiment appréciée.

MELISSA : Merci infiniment, Roma.

ROMA : C'était Melissa Leong. Si vous voulez en savoir plus à son sujet, elle est l’auteure de Happy Go Money: Spend Smart, Save Right and Enjoy Life. Je vais maintenant vous énumérer mes trois leçons à retenir sur ce qu’il en coûte d’avoir des enfants.

Un : La garde des enfants est une dépense considérable pour la famille. Mais c’est un problème financier temporaire. Essayez d'éviter de vous endetter et, lorsque vous aurez fini, redirigez l’argent de la garderie vers des objectifs d'épargne que vous avez peut-être dû négliger.

Deux : Ouvrez un REEE dès la naissance de votre enfant, au lieu d’acheter des cadeaux en tant que grands-parents ou membres de la famille, pour contribuer à l'éducation future de votre enfant.

Trois : Le coût des enfants ne disparaît jamais. Les années de garderie sont les plus difficiles, mais elles sont remplacées par d’autres coûts, comme les activités et les camps, le iPhone et l’assurance auto. Vos enfants influent sur vos finances dès qu’ils portent des couches, jusqu’au moment où ils quittent la maison pour faire leurs études. Mais ils continuent à le faire après. Nous y reviendrons dans le prochain épisode, le dernier de la saison. Il sera question des jeunes adultes qui reviennent vivre chez leurs parents pour faire des économies. Le feriez-vous? Écoutez attentivement.

LUCA : Merci d’avoir écouté cet épisode de Test de résistance. Cette émission est produite par Hannah Sung. Montage et mixage par TK Matunda. Notre productrice exécutive est Kiran Rana. Je m’appelle Luca.

ROMA : Merci à Amy, de Hamilton, et à sa famille, et merci à Melissa Leong. Si vous avez aimé ce que vous avez entendu, parlez-en à tout le monde. Et laissez-nous une évaluation et un commentaire sur Apple Podcasts.

ROB : Et si vous connaissez quelqu’un qui veut savoir comment gérer ses finances lorsqu’il aura des enfants, envoyez-lui cette émission. Notre prochain épisode sera le dernier de la saison. Il traitera du retour chez les parents pour faire des économies. Devriez-vous le faire? N’oubliez pas de vous abonner. Vous trouverez Test de résistance (mais en anglais, Stress Test) sur Apple Podcasts, Google Play, Spotify ou votre application de baladodiffusion préférée. Vous nous trouverez sur le site globeandmail.com, où nous abordons toutes les facettes des finances personnelles.

LUCA : Merci de votre attention!

ROMA : Bravo, Lu! Tu es fait pour ce travail.

LUCA : J’ai toujours dit que je lisais bien.

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