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You had your best-laid plans and then COVID-19 came along and hammered the entire economy. But you’ve got this – if you have the right information. Join Rob Carrick and Roma Luciw on Stress Test, a podcast guiding you through one of the biggest challenges your finances will ever face.

ROB: Vous avez des dettes. Ou peut-être êtes-vous simplement terrifié par cette perspective. La COVID n’a pas non plus facilité les choses. Mais bon. Vous avez la situation en main. Aujourd’hui, nous allons nous attaquer à la dette et à l’endettement.

MUSIQUE [Chanson thème]

ROB: Bienvenue à Test de résistance, une série de baladodiffusions du Globe and Mail dans laquelle nous nous penchons sur la façon dont la pandémie a transformé les règles des finances personnelles pour les membres de la génération Z et pour les milléniaux.

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Je m’appelle Rob Carrick, je suis chroniqueur financier au Globe and Mail.

ROMA: Et je suis Roma Luciw, rédactrice en chef de la rubrique des finances personnelles du Globe and Mail.

Rob, nous avons changé notre installation pour pouvoir enregistrer à domicile. Encore une fois. La baladodiffusion remet en question la façon dont nous travaillons. Comment êtes-vous installé?

ROB: Je crois que nos auditeurs doivent savoir que nous sommes trois à nous consacrer au jour le jour à la création et à la réalisation de cette baladodiffusion. Nous sommes chacun dans notre maison. Nous sommes dans deux villes différentes. Je suis à Ottawa. Roma et notre productrice, Hannah Sung, sont à Toronto. Nous faisons l’essai de plusieurs technologies pour obtenir le meilleur son possible, et je pense que nous avons finalement réussi. Mais pour cela, nous avons dû faire l’essai de nombreuses technologies différentes, beaucoup apprendre, et même déplacer nos couvertures de haut en bas et vers le côté! Mais finalement, je crois que tout cela en valait la peine.

ROMA: J’espère que, en nous écoutant, vous garderez à l’esprit le fait que certains des bruits que vous entendrez sont tout simplement des bruits de notre vie quotidienne pendant la pandémie. Et j’espère que certains vous feront rire.

Rob, je suis presque sûre d’avoir entendu votre femme qui ramenait l’épicerie pendant notre dernier enregistrement!

ROB: C’est très possible.

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ROMA : Et je pense que si vous écoutez attentivement, vous entendrez peut-être mon fils s’exercer à la guitare dans la pièce d’à côté.

ROB: Je sais, il est en train de devenir bon.

ROMA: De toute manière, ce sont tous des bruits de notre quotidien. Dans un monde idéal, notre productrice préférerait sans doute ne pas les entendre. Mais nous n’avons pas le choix. Tout le monde vit cette réalité en ce moment, et nous espérons que, grâce à tout cela, vous vous sentirez comme chez vous.

L’épisode d’aujourd’hui porte sur la dette et l’endettement.

C’est un problème très grave, plus encore en temps de pandémie.

Nous nous penchons sur ce sujet parce que la dette est un énorme problème et une source de stress considérable pour beaucoup de gens.

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ROB: Vous savez, je m’intéresse à l’endettement comme sujet central en matière de finances personnelles depuis la fin de la dernière crise financière. La dette est de plus en plus élevée et de nombreux sondages, dans les dernières années, montrent à quel point les gens sont stressés par leurs dettes. Et la pandémie est venue s’ajouter à cela. Selon moi, cela en fait le risque numéro un de la pandémie pour les finances des personnes touchées. Combien devez-vous, et dans quelle mesure êtes-vous en mesure de rembourser?

ROMA: À chaque épisode de Test de résistance, nous parlons à de vraies personnes et à des experts pour voir de quelle façon les règles de base des finances personnelles ont été mises à rude épreuve par la COVID-19.

ROB: Voici le deuxième épisode. Aujourd’hui, nous nous attaquons à la dette et à l’endettement.

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ROMA: Dans le deuxième épisode, nous nous penchons sur la dette qui, après l’économie à la demande, semble être l’un des enjeux les plus essentiels révélés par la pandémie.

ROB: Ces dix dernières années, j’ai observé avec étonnement le niveau d’endettement au Canada grimper de manière ininterrompue. Les mises en garde ont été nombreuses au sujet d’une crise, d’une urgence, d’une récession, d’un événement à venir qui pourrait s’avérer problématique pour les gens, à cause de toutes les dettes qu’ils ont accumulées. Et nous y sommes.

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ROMA: Par le passé, les dettes ont déjà été considérées comme socialement inacceptables. Mais l’idée qu’emprunter est une solution de dernier recours s’est petit à petit effacée. Et au cours des dix dernières années, beaucoup d’éléments, dont les taux d’intérêt très faibles, ont empêché les gens d’épargner. En outre, le taux d’emploi était élevé. Et lorsque les gens avaient besoin d’argent, ils ne se tournaient pas forcément vers leur compte bancaire. Ils se tournaient vers leur carte de crédit, ou une marge de crédit sur la valeur nette de la maison. Qu’est-ce qui a changé?

ROB: Les réseaux sociaux ont joué un rôle de premier plan. Ils ont reprogrammé nos cerveaux pour nous amener à dépenser plus qu’avant. Nous voyons nos amis et nos proches faire des choses extraordinaires, et nous ne voyons pas pourquoi nous ne ferions pas comme eux. Je crois que cela a reprogrammé nos cerveaux en faveur de l’emprunt. Nous sommes aujourd’hui beaucoup plus disposés à emprunter.

ROMA: Je pense qu’il est tout à fait normal, quand on voit quelqu’un faire quelque chose d’extraordinaire, de se dire qu’on devrait faire la même chose. Je peux essayer ça. Ça a l’air génial. Vous savez, la montée des réseaux sociaux, toutes ces photos de gens qui font des choses incroyables sur Facebook et Instagram, cela arrive aussi à un moment où certains prix ont augmenté. Étudier coûte plus cher, se loger coûte plus cher. Nous avons parlé de l’économie à la demande et de la précarité de l’emploi. C’est pour cela que les gens ont un peu moins d’argent pour faire certaines choses agréables, même si tout le monde aimerait faire des choses agréables.

ROB: Bien sûr. Et la façon la plus facile de le faire, si vous n’en avez pas les moyens, c’est de puiser dans votre marge de crédit. Il y a donc des gens qui ont ce qu’ils appellent des dettes permanentes, avec leur marge de crédit sur la valeur nette de leur maison. Ils rembourseront un jour, pour le moment ils ne peuvent se permettre que de payer les intérêts chaque mois. Il y a des gens qui ont un prêt-auto énorme, des gens qui ont un prêt hypothécaire énorme, malgré les incessantes mises en garde concernant les risques d’une telle situation. Et ça y est, nous y sommes.

ROMA: Même avant la pandémie, il y avait au Canada un énorme problème d’endettement des ménages. Je pense que les dernières statistiques que nous avons datent du quatrième trimestre 2019. Les ménages canadiens devaient 1,76 $ pour chaque dollar de revenu après impôt. Les prêts hypothécaires en représentent une grande partie. Mais compte tenu de la situation de l’emploi et du nombre de personnes qui ont perdu leur emploi, en totalité ou en partie, la situation va forcément empirer après la pandémie.

ROB: Mais vous savez, la plupart du temps, quand j’écrivais au sujet de l’endettement au cours de la dernière décennie, j’avais l’impression d’irriter les gens. Je disais que l’endettement comporte un côté négatif. Je disais qu’il y avait un danger. Mais il ne se matérialisait jamais. Alors, les gens ont commencé à penser : « Tais-toi. Tout va bien. J’ai la situation en main. » Selon moi, l’endettement a joui d’une grande complaisance. Dans les années qui ont précédé la pandémie, les sondages ont mis en évidence le niveau de stress des gens : le stress financier était toujours le facteur numéro un et l’endettement en était la première cause. Nous n’en parlions pas, de ce stress, mais il était là. Et maintenant, la vérité éclate au grand jour, et je crois que c’est pour nous une formidable occasion d’aider les gens à mieux faire face à l’avenir.

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ROMA: Oui, Rob, il n’y a pas de doute que c’est vous qui vous chargez de tirer la sonnette d’alarme au sujet de la dette ici, en écrivant sur toutes ces mauvaises choses. Mais je pense qu’il faut souligner une chose : ce n’est pas toujours seulement la faute du consommateur. C’est-à-dire que les banques ont joué un rôle en incitant les gens à obtenir du crédit supplémentaire. Dans certains cas, les gens n’ont pas les connaissances financières nécessaires et toute la publicité les pousse à acheter toujours plus. Ce n’est pas seulement la faute des gens qui empruntent. Et on peut dire sans se tromper que dans certains cas, emprunter n’est pas forcément une mauvaise décision. Les dettes d’études, par exemple. Il y a aussi les gens qui s’endettent pour créer une entreprise, les gens qui ont un prêt hypothécaire. Ce genre de dette n’est pas forcément problématique. Le problème se pose lorsque les gens s’endettent ou empruntent pour adopter un mode de vie qui dépasse ce qu’ils peuvent se permettre.

ROB: Je suis d’accord. Mais je crois que nous devons laisser de côté les arguments de la bonne et de la mauvaise dette. Je veux dire, un prêt hypothécaire pour une maison, c’est techniquement une bonne dette, mais si elle est trop élevée, c’est une mauvaise dette. Si quelqu’un s’endette pour faire des études qui ne produiront pas un emploi satisfaisant, j’ai du mal à trouver que c’est une bonne dette. En revanche, si ces études débouchent sur une carrière enrichissante, c’est une très bonne dette. Quoi qu’il en soit, je pense que nous devons tous calmer un peu nos emprunts et nos désirs. Et je crois que la pandémie a été très utile à cet égard. Nous allons tous réévaluer la quantité d’endettement que nous sommes prêts à supporter. Et c’est un résultat très intéressant à mes yeux.

ROMA: Et donc, d’une certaine manière, cette pandémie nous ramène à une notion élémentaire en matière de finances personnelles : il ne faut pas emprunter plus que ce que l’on peut se permettre de rembourser. C’est en partie pour cette raison que la série Test de résistance, et cet épisode en particulier, va se concentrer sur l’emprunt.

ROB: Oui, je pense que le nom Test de résistance pour notre série de baladodiffusions est tout à fait pertinent, quand il s’agit d’endettement. Il s’agit dans ce cas de résistance au stress.

ROMA: Pour chaque épisode de Test de résistance, nous parlons à de vraies personnes et à des experts pour voir de quelle façon la COVID-19 a mis les règles de base des finances personnelles à l’épreuve. Nous vous présentons Alanna.

ALANNA : J’ai 41 ans et je vis dans le centre-ville de Toronto. Cela fait un peu plus d’un mois que nous sommes confinés à cause de la COVID. Et je dirais qu’après m’être reconstruite et, en quelque sorte, réinventée, j’ai l’impression qu’une source de revenus disparaît chaque semaine ou presque.

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ROB: Alanna faisait du travail administratif à la pige. Et quand la COVID-19 a frappé, elle a fait partie des trois millions de Canadiens qui ont perdu la majorité ou la totalité de leur gagne-pain, au cours des deux premiers mois.

ALANNA: En ce moment, je ne travaille pas beaucoup. Mes sources de revenus se sont taries, et mon avenir n’est plus qu’un point d’interrogation.

ROB: Alanna est endettée. Cela fait des années. Maintenant que l’argent ne rentre plus, elle ne sait pas comment elle va pouvoir rembourser. Mais comment a-t-elle fait pour s’endetter autant?

ALANNA : Je pense que j’ai une partie de mes dettes depuis 2006. À l'époque, j’ai demandé une marge de crédit et un prêt d’études. Cela représentait environ 24 000 $, je crois.

ROB: C’était un prêt d’études d’une banque et son père a accepté de signer avec elle. Après ses études, Alanna a vécu une rupture difficile et a décidé de parcourir le monde pour chercher du travail avec un visa de travail.

ALANNA: Je suis allée à Londres, un peu sur un coup de tête. J’avais rompu avec mon petit ami de l’époque. Et j’avais une très bonne amie qui vivait en Malaisie. Elle m’a dit : « Viens me voir! » Je me suis dit, oui, pourquoi pas. Et je suis partie. Je suis allée au Japon et en Malaisie, j’ai voyagé, j’ai fait un peu ce que tout le monde fait, la Malaisie, Singapour, la Thaïlande et le Laos. J’ai fait le vrai grand voyage classique pendant cinq mois.

ROB: Ensuite, elle est allée à Londres, au Royaume-Uni. Elle a eu de la chance, car elle a tout de suite trouvé un emploi dans l’événementiel pour une maison d’édition.

ALANNA : Je pense que je gagnais 30 000 livres par an.

ROB: Mais elle avait toujours cette dette d’études à Toronto. Comment réussissait-elle à se débrouiller?

ALANNA: Il faut dire que la banque de papa et maman m’a vraiment beaucoup aidée.

ROB: Elle travaillait beaucoup et mettait même un peu d’argent de côté. Mais réfléchissez un instant. Vous souvenez-vous de 2008? Les marchés mondiaux se sont effondrés à cause d’une crise financière.

ALANNA: On sentait vraiment la tension, et les vendeurs de journaux, dans la rue, criaient que tout était en train de s’écrouler.

ROB: Alanna est donc rentrée au Canada. Pas vraiment par choix.

ALANNA: Je devais rentrer, mon visa était expiré. Vous savez, quand on part à l’étranger, le retour est beaucoup plus difficile que le départ. C’est comme revenir dans un monde différent. Ça a été vraiment très dur.

ROB: Elle a trouvé un emploi avec un salaire de 32 000 $ par an...

ALANNA: Ce qui est à peine plus que le minimum vital.

ROB: Et elle n’a pas trouvé d’argent pour rembourser ses dettes.

ALANNA: Je ne faisais que payer le minimum. Donc, en gros, je me suis contentée de repousser le remboursement. J’ai fait comme si de rien n’était. Et puis finalement, en 2017, j’ai trouvé un emploi dans une grande entreprise. Très rapidement, j’ai commencé à m’en sortir. J’avais enfin un salaire décent qui me permettait de payer toutes mes factures et de faire des projets.

ROB: Alanna était sur la bonne voie, mais elle trouvait son travail trop stressant. Elle l’a donc quitté et en a trouvé un autre, avec un salaire de 8 000 dollars de moins. Malheureusement, cet emploi n’a pas non plus fonctionné. Et elle avait encore une montagne de dettes. À combien cette dette s’élève-t-elle aujourd’hui?

ALANNA: Quelque chose comme 28 000 $.

ROB: Bien avant de s’ajouter aux millions de personnes ayant perdu leur revenu à cause de la COVID. Alanna savait qu’elle avait besoin d’aide. Elle s’est adressée à un organisme à but non lucratif de conseil en crédit, Credit Canada.

ALANNA: L’organisme m’a aidée à consolider mes dettes.

ROB: Consolider ses dettes, c’est contracter un nouveau prêt pour rembourser un tas de petites dettes. En gros, vous regroupez tout dans un gros prêt, et vous vous efforcez de rembourser cette seule dette, dont le taux d’intérêt est moins élevé. C’est l’une des solutions qui s’offrent à vous lorsque vos dettes vous mettent en difficulté. La gestion peut être plus facile, et c’est une solution qui a aidé Alanna. Mais au départ, Alanna ne savait pas trop à quoi s’attendre lorsqu’elle s’est adressée à un organisme de conseil en crédit.

ALANNA: Quand je m’y suis présentée, j’étais pétrifiée. Je croyais que j’allais me faire crier dessus. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Mais...

ROB: La conseillère en crédit n’a pas hurlé.

ALANNA : On aurait dit qu’elle était comme un médecin et que j’étais sa patiente. Elle n’était pas là pour me juger. Elle m’a vraiment aidée. Elle m’a même demandé de lui parler de ma santé mentale, ce qui était vraiment chouette de sa part.

ROB : Maintenant qu’Alanna travaille avec une conseillère en crédit. Elle a par exemple acquis certaines connaissances sur les différents types d’épargne.

ALANNA: Je ne sais pas, je me sens peut-être un peu stupide de ne pas penser à cela. Mais je me suis toujours demandé pourquoi les gens avaient un compte chèques et un compte d’épargne. Et pourquoi, parfois, ils retiraient de l’argent de leur compte d’épargne. Alors, que, selon moi, si c’est un compte d’épargne, il ne faut donc jamais en retirer d’argent.

ROB: Sa conseillère le lui a expliqué.

ALANNA : Elle m’a dit que c’est là qu’il faut mettre l’argent prévu au budget pour le coiffeur, pour le dentiste, pour les dépenses pour le chien, pour les économies. Et puis, il y a l’épargne à laquelle il ne faut pas toucher. C’était comme si je n’avais jamais entendu ça avant. Peut-être que j’ai juste manqué le bateau. Je ne sais pas. Personne ne m’a jamais enseigné les finances. Je me demande toujours comment les gens font pour apprendre.

ROB : Alanna n’a pas eu la vie facile en matière de finances. Comment se sent-elle par rapport à l’argent en général?

ALANNA : Souvent, je me mets la tête dans le sable et je me dis que je ne veux pas m’en occuper.

Mais quand j’ai commencé à gagner de l’argent, je me suis dit : « Allez, on y va.

Je vais faire quelque chose avec ça. » Et je suppose que j’ai toujours pensé : « Et quand on n’a pas d’argent? » Je ne savais pas ce que je pouvais faire. Il y a des gens qui m’ont appelée, quand j’ai perdu mon emploi, pour me demander pourquoi je ne faisais pas de paiement. Je leur répondais que je ne pouvais pas faire de miracle. Je n’ai pas l’argent, c’est tout. Le monde est vraiment sans pitié. Je ne sais pas comment font les gens pour vivre à Toronto avec ce qu’ils gagnent. Je ne comprends pas. Ou alors, est-ce que tout le monde est vraiment très endetté?

ROB: Je ne comprends pas non plus, Alanna. Quand je regarde autour de moi, dans mon quartier à Ottawa, et que je vois les voitures que les gens conduisent. Je me demande si tout le monde gagne vraiment autant d’argent que ça? Je pense que le mot endettement résume bien les finances personnelles de beaucoup de gens. C’est devenu la normalité. Une marge de crédit, un gros prêt-auto ou un petit solde sur la carte de crédit. Un gros prêt hypothécaire. Au Canada, il est normal d’avoir des dettes.

ROMA: Il y a un aspect qui, selon moi, est très courant dans la situation d’Alanna : c’est son manque de connaissances financières. C’est un point commun de beaucoup de jeunes, et les personnes plus âgées nous en parlent. Comme ils n’ont pas appris cela à l’école, leurs parents ne leur en ont peut-être pas parlé. Et donc, quand ils se lancent dans la vie, ils commencent à s’endetter, ils ne savent pas vraiment comment se comporter et ils prennent leurs décisions sans se protéger.

Nous allons trouver un moyen de vous sortir de l’endettement, ou tout simplement d’emprunter plus intelligemment. Nous y venons tout de suite après.

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[musique]

ROMA: Shannon Lee Simmons est la fondatrice de The New School of Finance. Et elle est l’auteur d’une rubrique de questions et réponses pour nous, au Globe and Mail. C’est la personne idéale à qui parler quand vous voulez savoir comment gérer votre argent.

Shannon, je suis ravie de vous parler aujourd’hui. Je porte un pantalon de survêtement très élégant.

SHANNON:

Moi, j’ai un chouchou dans les cheveux. Notre vie est vraiment formidable en ce moment!

ROMA: C’est vrai. Je suis vraiment heureuse de pouvoir vous parler aujourd’hui. Vous occupez une place très particulière dans le secteur de la planification financière au Canada. Vous travaillez beaucoup avec les jeunes, ce qui n’est pas vraiment courant. Et vous avez une approche vraiment intéressante, très directe, pour fournir des renseignements et prodiguer des conseils financiers. Et pour couronner le tout, vous avez écrit un livre sur l’endettement. Vous êtes donc la candidate idéale pour notre discussion d’aujourd’hui. Et je suis vraiment ravie à l’idée de discuter avec vous maintenant.

SHANNON: Je suis vraiment contente que vous m’ayez invitée. Je pourrais écrire des textes poétiques sur l’endettement toute la journée, jour après jour.

ROMA: Alors, commençons! Quand les gens commencent-ils à avoir un problème d’endettement? Quand je parle d’endettement, je parle des dettes autres que le prêt hypothécaire. Cela commence-t-il à leur premier emploi, ou à leur première carte de crédit? Qu’observez-vous?

SHANNON : D’après moi, il y a deux points d’entrée très fréquents. Le premier, c’est l’endettement des étudiants. Et décrocher son diplôme en ayant une dette d’études dans une économie où on ne gagne pas vraiment beaucoup d’argent, c’est assez fréquent dans ce que l’on appelle l’économie à la demande. Vous commencez donc dans la vie avec des paiements minimums à faire. Cela peut être le premier déclencheur du cycle de l’endettement. Ceux qui parviennent à terminer leurs études sans s’être endettés ont vraiment une longueur d’avance par rapport à leurs pairs qui devront entamer leur vie professionnelle dans le rouge. Ce serait la première cause, selon moi. Mais je vois que cela peut aussi se produire plus tard dans la vie, généralement durant la trentaine. C’est la deuxième vague de l’endettement, avec la maison, la voiture, les enfants, les frais de garde. Beaucoup de choses en même temps. Il y a peut-être eu quelques congés parentaux qui vous ont mis en difficulté financière, et puis élever des enfants coûte cher, ce n’est pas facile, et si vous avez acheté une maison, il y a toujours quelque chose à réparer, à remplacer ou à acheter, un escalier, un tuyau ou une fenêtre. Je constate qu’à ce stade, le compte d’urgence n’existe plus vraiment. Les gens vivent alors, en quelque sorte, d’une paie à l’autre. C’est souvent à ce moment que je vois les gens glisser dans les dettes de carte de crédit, dettes qu’ils remboursent plus tard avec une marge de crédit sur la valeur nette de leur maison, marge de crédit qui augmente inévitablement et qui est continuellement ajoutée au prêt hypothécaire au moment du renouvellement. Il est alors impossible d’augmenter la valeur nette de la maison, et la seule solution est de tout miser sur la hausse de l’immobilier. Ce sont donc les deux périodes principales pendant lesquelles je vois que les dettes commencent à s’accumuler.

ROMA:

Si quelqu’un est vraiment obligé d’emprunter, quelles sont la meilleure et la pire façon de le faire?

SHANNON : Si vous devez emprunter, la meilleure chose à faire est d’obtenir, si vous avez une maison, une marge de crédit sur la valeur nette de cette maison. Les taux d’intérêt sont plus avantageux, car votre prêt est garanti par votre actif, et vous pouvez rembourser votre prêt à tout moment. Disons donc que vous avez dû vous sortir d’une situation d’urgence très rapidement. Pour quelques mois tout au plus. Vous le savez. Vous vous sentez à l’aise, vous vous dites que vous allez emprunter 4 000 $ pour les trois prochains mois. Je sais ce que je fais. Je veux agir de façon très stratégique. Et vous avez les 4 000 $. L’avantage de la marge de crédit, c’est que vous pouvez rembourser facilement et que vous payez moins d’intérêts. Dans l’ensemble, cela ne va pas vous priver d’une retraite confortable, et cela ne viendra pas vous hanter pour les années à venir. Le pire serait d’opter pour un de ces prêts à taux d’intérêt extrêmement élevé. Par exemple, les taux de certains crédits en ligne sont complètement démesurés. Il faut évidemment aussi éviter les prêts sur salaire, dont le taux peut atteindre 35, voire 50 %. Car évidemment, il faudra rembourser, et vous risquez de ne jamais y arriver si le taux est trop élevé. Vous pouvez donc vous retrouver, presque instantanément, pris dans le cycle de l’endettement, sans aucune marge de manœuvre. Il s’agit là de la pire façon de s’endetter. Il faut essayer d'éviter toute dette à taux d’intérêt élevé. Tout le monde le sait, bien sûr. Mais cela est parfois difficile à mettre en pratique s’il n’y a pas d’autre solution.

ROMA: Nous avons écouté Alanna tout à l’heure, et ce qui m’a frappée, dans sa situation, c’est à quel point sa dette la contrarie. Elle a l’impression de ne pas faire de progrès dans le remboursement de sa dette. Et elle se sent impuissante, comme si elle n’allait jamais arriver à s’en sortir. Naturellement, personne n’aime avoir des dettes, surtout maintenant avec la COVID qui rend les gens encore un peu plus anxieux lorsqu’ils pensent à leurs finances personnelles. Mais d’après vous, comment les gens se sentent-ils réellement, par rapport à leur endettement?

SHANNON : Je pense que le mot « impuissante » est vraiment important. Une sorte d’apathie. Il arrive à chacun de nous de passer d’une période où il n’a pas de dettes à une autre où il en a. Par la suite, et on dirait que c’est le cas d’Alanna, on finit par s’habituer à l’endettement, si on ne réussit pas à s’en sortir. Ce sera le cas par exemple si votre revenu n’est pas suffisant pour vous permettre de vivre une vie raisonnable et de rembourser vos dettes en même temps. Car n’oubliez pas qu’à partir du moment où vous avez une dette, chaque mois, une partie de votre argent sera consacré au paiement des seuls intérêts sur cette dette. Et ensuite, vous passez de la peur à l’obligation. Vous devez rembourser. Vous vous dites que vous consacrerez la totalité de chaque chèque de paie au remboursement de votre dette, et vous vous contenterez de 10 dollars par semaine pour vivre. Et comme n’importe quel autre plan très agressif, cette planification est déclenchée par la peur. Puis, après un moment, ce plan échoue, comme les autres, parce qu’il est complètement irréaliste. Vous commencez alors à vous demander si tout cela sert à quelque chose. J’ai essayé si fort pendant si longtemps. Il me faudrait quelque chose de percutant dans ma vie, un changement d’envergure pour que je puisse faire des progrès et me sortir de ce qui est en train de devenir ma nouvelle normalité. Quand vous vous sentez passer de la peur de la dette à l’apathie, pour moi, en tant que planificatrice financière, c’est le point de bascule, le moment dangereux. La peur est motivante. Et nous devons faire de cette peur quelque chose de positif. Nous pouvons agir. L’impuissance, cependant, n’est pas stimulante. Donc, si nous pouvons éviter de nous retrouver dans cette zone d’apathie, ou d’impuissance, ce sera une grande victoire. Malheureusement, beaucoup de mes clients se trouvent déjà dans cet état, et le seul moyen de les aider à s’en sortir est de leur donner de l’espoir. Nous devons donc leur proposer un plan qui semble faisable et raisonnable.

ROMA: J’aimerais revenir sur un point que vous avez mentionné et qui me semble très important. Je crois que si on parle d’endettement, il faut absolument évoquer les réseaux sociaux. Il nous est tous arrivé de ressentir la crainte de passer à côté de quelque chose, d’admirer sur Instagram, par exemple, toutes ces photos de voyage dans des endroits merveilleux ou de repas extraordinaires dans de grands restaurants. Selon vous, les réseaux créent-ils une pression qui incite les gens à dépenser alors qu’ils ne l’auraient peut-être pas fait autrement?

SHANNON : Je vois cela très souvent. Je me sers souvent de l’exemple des voyages, car il est flagrant. L’une de mes clientes avait l’intention de faire du camping durant l’été. Elle avait économisé les 2 000 $ nécessaires pour ce voyage. Elle n’avait pas besoin d’emprunter. Cela correspondait tout à fait à ses moyens et elle était ravie, ses enfants étaient ravis, cela faisait des années qu’ils faisaient cela. Tout le monde était enthousiaste. Malheureusement, cette cliente suivait des parents d’amis de ses enfants sur Instagram. Elle a vu ce que les camarades de classe de ses enfants faisaient pour la relâche. Certains allaient au Mexique. Cela a suffi pour la convaincre qu’elle voulait louer une maison, louer une motomarine. Il fallait faire quelque chose de spécial. Il y a huit ans, ce ne serait pas arrivé parce qu’elle n’aurait jamais pu voir les photos de vacances des amis de ses enfants, elle n’aurait jamais pu savoir à quel point elles étaient fabuleuses. Cela aurait été vraiment étrange de sa part de demander si elle pouvait voir les photos de vacances des amis de ses enfants. Maintenant, en revanche, elle peut les voir quand elle veut.

ROMA : Mais ces photos cachent souvent une réalité très différente de ce qu’elles montrent.

SHANNON: Oui, cette famille est bien allée au Mexique, c’est la vérité. Mais il y a peut-être eu des chicanes incessantes, et les vacances ont peut-être été très désagréables. Personne ne publie jamais son relevé de carte de crédit en rentrant de vacances. N’oubliez jamais que tout cela coûte de l’argent et que vous ne savez pas du tout si cette famille ou cette personne peut se permettre de telles vacances. Je suis donc convaincue que les réseaux sociaux ont bien des conséquences désastreuses sur ce que nous pensons être normal. Ils donnent l’impression qu’il faut être meilleur que ce dont on pense être capable. Et s’ils vous font croire que vous n’êtes pas assez bon, vous allez peut-être dépenser votre argent inutilement pour compenser.

ROMA: Cela doit aussi être difficile de lutter contre cela, en tant que planificatrice financière, parce que personne n’avouera évidemment subir l’influence des réseaux sociaux. Et il n’est pas forcément facile de comprendre pourquoi quelqu’un essaie de faire une chose qu’il ne peut pas se permettre financièrement.

SHANNON: C’est vrai. Mais je voudrais préciser une chose. Chaque fois que quelqu’un qui est endetté vient me voir, je commence par l’interroger sur l’historique de ses dettes. Comment en est-il arrivé là? Et une question m’est particulièrement utile pour comprendre la situation : lorsque je demande au client si cet endettement s’est accru petit à petit, avec le temps, ou si tout est arrivé d’un soudainement. C’est extrêmement révélateur. Ainsi, un client peut par exemple me dire qu’il vient d’avoir une urgence financière, car son chat a été malade. « L’intervention a coûté 4 000 $. » Je peux en conclure que ce n’est pas quelqu’un qui a un problème de dépenses. Il a des dettes à cause d’une urgence et qu’il n’avait pas d’économies suffisantes. Le problème sera très facile à régler. Et il est totalement différent du problème de quelqu’un qui me dit qu’il a des dettes depuis ses plus lointains souvenirs, et qu’il n’a jamais réussi à s’en sortir. Sa situation s’est dégradée de manière progressive, au fil du temps. À chaque paie, je mets 500 dollars sur ma carte de crédit. Je ne sais même pas où va l’argent. Et le cycle se poursuit encore et encore, mois après mois.

ROMA: Comment quelqu’un peut-il savoir si ses dettes constituent un problème?

SHANNON : L’idéal est d’éviter toute dette. La règle d’or, c’est que personne ne devrait avoir de dettes. Bon, maintenant que c’est réglé, revenons à la vraie vie. Comment pouvez-vous savoir si votre dette est un problème? Je pense qu’il y a quelques points sur lesquels vous devez vous concentrer. Premièrement, votre dette vous cause-t-elle de l’anxiété? Il y a des gens qui ne dorment pas la nuit parce qu’ils ont 200 $ sur leur carte de crédit. Dans ce cas, vous avez évidemment un problème parce que votre argent vous cause un stress excessif. Alors que pour d’autres, une somme de 4 000, ou même de 10 000 dollars ne sera aucunement source d’anxiété. Cela dépend de l’histoire de chacun, et de ce qu’il a vécu. Je pense donc qu’il faut commencer par faire un bilan émotionnel et se demander : « Comment je me sens par rapport à cela? » Ou alors : « Cela est-il une cause de conflits à la maison? Est-ce que cela m’amène à agir différemment dans ma relation, en tant que parent, en tant que partenaire, avec ma famille? Et financièrement, est-ce un problème que vous ne parvenez pas à résoudre? » Vous êtes toujours bloqué au même montant, qui ne change jamais vraiment, quoi que vous fassiez. Dans ce cas, je dirais qu’il s’agit probablement d’un problème relié à votre mode de vie. Le problème, ce n’est pas votre dette. Ce sont vos dépenses. Vous devriez examiner où va votre argent et si tout ce que vous dépensez chaque mois est vraiment nécessaire.

ROMA : Vous savez, nous allons devoir composer avec cette pandémie pendant un certain temps. Alors, c’est un avertissement utile, qui nous donne l’occasion de nous assurer que nos finances sont en ordre et en mesure de supporter de tels événements. Si vous écoutez notre baladodiffusion, comment pouvez-vous organiser vos finances de manière à être prêt à faire face à un tel problème la prochaine fois? Comment pouvez-vous vous préparer? Quelles mesures précises pouvez-vous prendre pour être prêt, pour ce qui est de vos finances personnelles?

SHANNON : Alors, pour commencer, évidemment, il faut avoir aussi peu de dettes que possible. Ici encore, nous ne parlons pas de prêt hypothécaire, ni même, parfois, de prêt-auto. Mais il est essentiel de ne pas s’endetter, car moins vous devez rembourser chaque mois, plus votre marge de manœuvre financière sera grande. Et si jamais vos revenus baissaient, vous pourriez rebondir. C’est bien de la résilience, n’est-ce pas? Essayer de rembourser ses dettes le plus tôt possible est donc une très bonne façon de se protéger contre une récession, une dépression ou une pandémie. J’ajouterai qu’il est toujours intéressant de se constituer un compte d’urgence. Cela fait des années que j’en parle. Ce n’est pas un sujet très attrayant. Tout le monde déteste les comptes d’urgence. Les gens me disent souvent qu’ils veulent que leur argent travaille pour eux. Alors, pourquoi le laisser dans un compte d’épargne à taux d’intérêt élevé qui rapporte 1 % alors que mon CELI rapporte 6 %? Pas dans la conjoncture actuelle en tout cas. C’est ce que j’entends depuis des années. Mais ce que nous ne réalisons pas vraiment, et ce que la pandémie a peut-être révélé, selon moi, c’est que ce compte d’urgence avait effectivement une utilité pour vous. Il vous a apporté la tranquillité d’esprit et vous a évité de trop angoisser pendant les périodes difficiles. Voilà donc l’essentiel. Je ne doute pas que tout le monde sait tout cela. Mais il ne suffit pas de le savoir. Il faut agir. C’est la dernière étape de votre préparation. Vous devez donc établir un plan de liquidités, et vous devez y verser de l’argent chaque mois. Et si vous êtes travailleur autonome, vous pouvez utiliser des pourcentages. Par exemple, vous pouvez mettre 2 ou 3 % de votre revenu de côté en prévision des urgences. Et vous ne devez pas négliger de payer vos impôts. C’est important de le faire pour vous préparer à la prochaine récession. Enfin, il peut être intéressant d’avoir une stratégie qui vise à atteindre l’équilibre entre le placement et le remboursement du prêt hypothécaire et à déterminer sur lequel de ces éléments il est préférable de mettre l’accent. Donc, avoir accès à son argent, savoir quand et comment disposer de liquidités suffisantes, et s’occuper de son prêt hypothécaire puisque, si vous le remboursez plus tôt que prévu, vous aurez augmenté votre résilience et pourrez rebondir beaucoup plus rapidement en cas de coup dur.

ROMA: Le fonds d’urgence ne sera alors plus cette idée pittoresque de vos parents qui, parce qu’ils ne pouvaient peut-être pas compter sur une marge de crédit, mettaient de l’argent de côté. Je crois, Shannon, que nous avons couvert l’ensemble de la question. Je trouve que vos enfants sont calmes, et les miens ne semblent pas encore avoir mis le feu à notre maison. Je trouve que nous avons fait du bon travail aujourd’hui.

SHANNON : Formidable.

ROMA : C’est toujours un réel plaisir de vous parler, merci. Shannon Lee Simmons écrit aussi dans le Globe and Mail, et vous la trouverez sur le site TheNewSchoolOfFinance.com.

Nous avons beaucoup appris sur l’endettement aujourd’hui. Selon moi, il y a trois points principaux à retenir. Un : Après des années de taux d’intérêt très bas, nous nous sommes habitués à la notion de dette. Mais dépenser plus que ce que l’on peut se permettre peut nuire financièrement pendant des années. Avant d’emprunter, réfléchissez bien pour savoir si vous en avez besoin, comment vous allez rembourser et si le stress en vaut la peine. Deux : Méfiez-vous de l’influence des réseaux sociaux. Ils peuvent vous amener à faire des dépenses sans que vous vous en rendiez compte. Heureusement, personne actuellement ne prend de vacances extraordinaires ni ne mange dans des restaurants gastronomiques. Si vous avez la chance d’avoir un revenu, c’est le moment idéal pour vous attaquer à vos dettes. Trois : Si vous avez des dettes ou si vous avez été obligé d’emprunter de l’argent pour passer au travers de cette pandémie, ce n’est pas grave. Mais faites preuve de réalisme quant à la manière dont vous allez rembourser. Veillez à élaborer un plan qui vous permettra de continuer à vivre. Et peut-être même d’économiser un petit peu. N’oubliez pas que tout le monde a des dettes. Mais il vous faut un plan.

ROB: Merci d’avoir écouté cet épisode de Test de résistance. Cette émission a été produite par Hannah Sung. TK Matunda s’est chargé du montage et du mixage. Notre productrice exécutive est Kiran Rana.

ROMA: Un grand merci à Shannon Lee Simmons et à Alanna, à Toronto. Merci également à Credit Canada. Si vous avez aimé ce que vous avez entendu, parlez-en à tout le monde. Laissez-nous une évaluation et un commentaire sur Apple Podcasts.

ROB : Et si vous connaissez quelqu’un qui a besoin d’un conseil de ce type, envoyez-lui l’émission. Dites-lui de s’inscrire à Stress Test (en anglais) sur Apple Podcasts, Google Play, Spotify ou son application de baladodiffusion préférée.

ROMA: Vous pouvez nous retrouver sur le site globeandmail.com, où Rob écrit plusieurs chroniques dans le bulletin et où je travaille dans les coulisses pour donner forme à notre couverture des finances personnelles. Ensemble, nous couvrons tout ce qui a trait aux finances personnelles. Merci à tous de nous avoir accordé votre attention.

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