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You had your best-laid plans and then COVID-19 came along and hammered the entire economy. But you’ve got this – if you have the right information. Join Rob Carrick and Roma Luciw on Stress Test, a podcast guiding you through one of the biggest challenges your finances will ever face.

ROMA: Faisons un saut dans le futur, et retrouvons-nous dans 30 ou 40 ans. Vous êtes à la retraite. Vous êtes peut-être à la plage ou sur un terrain de golf, vivant comme dans une publicité pour la retraite pour les baby-boomers.

ROB: Si cette vision vous semble dépassée, vous n’êtes pas seul. En raison de l’augmentation du coût de l’immobilier, des carrières en zigzag et de la rareté grandissante des retraites d’entreprise, la retraite va avoir un aspect un peu différent pour les jeunes générations.

ROMA: Bienvenue à Test de résistance, une baladodiffusion sur les finances personnelles pour les milléniaux et les membres de la Génération Z.

ROB: Je m’appelle Rob Carrick, je suis chroniqueur financier au Globe and Mail.

ROMA: Et je suis Roma Luciw, rédactrice en chef de la rubrique des finances personnelles du Globe and Mail.

ROB: Pour notre dernier épisode de la saison, nous allons parler de la retraite : pourquoi elle change et comment la planifier. Roma, nous savons que certains milléniaux, et surtout certains membres de la génération Z, ont l’impression qu’il leur sera impossible de s’arrêter de travailler définitivement. Quel est donc cet ancien modèle de retraite? À quoi ressemblait-il?

ROMA: Eh bien, l’ancien modèle était bien défini, et il ressemblait un peu à ce qui suit : Vous faites vos études, vous trouvez un emploi, vous achetez une maison abordable, vous avez terminé de la payer dans la quarantaine, au pire dans la cinquantaine, puis vous commencez vraiment à économiser pour la retraite. Vous travaillez jusqu’à 65 ans, puis vous vous arrêtez. Brutalement. C’est cette vision de la retraite qui prévalait. Nous savons tous deux que la retraite sera différente pour les jeunes générations. Rob, à quoi les gens sont-ils confrontés aujourd’hui, dans les domaines de la planification et de l’épargne?

ROB: Pour moi, le principal problème est le coût de l’immobilier. Acheter une maison coûte tellement cher. Et il faut l’entretenir. Il ne reste plus grand-chose pour la retraite. Je me demande comment les jeunes d’aujourd’hui vont pouvoir gérer tout cela. Je pense qu’ils peuvent y arriver, mais ils vont devoir faire preuve de finesse.

ROMA: Il y a cette idée selon laquelle chacun devrait penser à sa retraite à 20 ans. Je sais que ce n’était certainement pas mon cas. Et vous, Rob?

ROB: Pas une seconde. D’ailleurs, je n’ai pas non plus commencé à épargner pour la retraite avant d’avoir 30 ans. Et même à ce moment, je n’y mettais pas beaucoup d’enthousiasme, parce que ma femme et moi avions une maison et une jeune famille. Les milléniaux et les membres de la génération Z doivent savoir qu’épargner pour la retraite dès la vingtaine n’est pas indispensable. Même si beaucoup de fanatiques le font, beaucoup de gens ne le font pas. Il sera toujours temps de se rattraper plus tard.

ROMA: C’est vrai. Il ne faut pas oublier que plus on commence tôt, mieux c’est. Mais il n’y a jamais de mauvais moment pour commencer. Si vous n’y pensez pas encore à un jeune âge, vous êtes loin d’être seul. Il faut savoir bien sûr que la vie vous réserve des surprises. Il peut y avoir beaucoup de rebondissements inattendus, bons ou mauvais. Beaucoup de choses peuvent faire dérailler vos plans, plus tard dans la vie. Un divorce, une maladie. Il peut aussi y avoir des avantages inattendus. Mais vous ne voulez pas avoir à vous démener pour rattraper le temps perdu ou avoir l’impression que vos choix sont limités. Le but est de ne pas laisser ça à la dernière minute.

ROMA: Après la pause, nous allons entendre trois invités qui ont des visions différentes de la retraite et qui nous diront ce qu’ils font, et ce qu’ils ne font pas, pour la préparer dès maintenant.

ROMA: Notre première invitée est dans la vingtaine. Elle vit en ville, profite de la vie et ne pense pas vraiment à épargner. Elle gagne environ 60 000 $ par an et a 10 000 $ d’économies. Elle ne pense pas prendre un jour sa retraite au sens traditionnel du terme.

VICKY: Je m’appelle Vicky. J’ai 25 ans. Je vis dans le centre-ville de Toronto, je suis locataire, et j’ai une colocataire. Je dirai que je suis plutôt à l’aise. Mais je n’ai pas non plus beaucoup d’économies. Je ne vois pas ma vie comme travailler, travailler, travailler, m’épuiser, pour atteindre un point de ma vie où, une fois que j’ai assez d’économies, je me reposerai. Je veux plutôt ralentir le rythme, vous savez, je préfère, toute ma vie, travailler et en profiter. Et peut-être que quand je serai plus vieille, je travaillerai encore, si ma santé me le permet. Je ne veux pas m’épuiser en attendant la retraite. Je ne suis pas comme ça, et en plus j’ai une vision plutôt pessimiste de ce que sera le monde. Donc, je veux me concentrer sur l’avenir plus proche, puis sur les 40 années suivantes. Si c’est possible. Je pense que beaucoup d’entre nous sont conscients du fait que, par exemple, la crise climatique représente la principale menace. Dans mon cas, c’est bien pire, c’est une véritable obsession. Je ne dis pas que le monde, que l’humanité va s’éteindre quand je serai vieille, mais je suis sûre que la qualité de vie va se détériorer continuellement. C’est vraiment très imprévisible, et c’est comme si cela avait façonné beaucoup de mes valeurs fondamentales. Quand j’étais petite, j’ai toujours voulu être mère, j’ai toujours aimé les enfants. Mais comme tout le reste, j’ai commencé à remettre cela en question. Je suis tout simplement persuadée que les choses peuvent changer. Et il n’y a jamais une seule façon de faire les choses qui soit parfaite. Donc oui, ça ne me dérange pas de vivre une vie différente. Qui ne soit pas totalement stable.

ROB: Notre deuxième invitée pense beaucoup à la retraite, probablement parce qu’elle veut quitter son emploi de comptable avant d’avoir 40 ans. Elle et son partenaire sont arrivés d’Argentine il y a quatre ans. Le revenu de leur ménage est d’environ 160 000 $ par an. Ils économisent environ la moitié de leur revenu dans des REER et des CELI.

IRINA: Je m’appelle Irina. J’ai 34 ans et je vis à Vancouver. Je crois que mon partenaire et moi pensons trop à la retraite, plus que les gens de mon âge en tout cas. En fait, j’essaie d’en parler avec d’autres gens, parce que je vois à quoi ressemblera notre retraite, alors que beaucoup de gens s’attendent à recevoir de l’argent du gouvernement, pour ma part, mais je ne sais vraiment pas d’où viendra cet argent. Et peut-être que cet argent sera suffisant pour survivre, d’accord, mais ce n’est pas la retraite que nous souhaitons tous, faite de voyages, de sorties et de repas au restaurant. Alors j’essaie de dire à mes amis et à mes proches que nous devrions commencer à épargner, beaucoup trouvent que j’exagère et que je suis un peu folle. Bon. Nous avons décidé de ne pas acheter de maison, nous pensons que nous aurons plus de liberté si nous ne sommes pas propriétaires. Nous pourrions par exemple déménager dans une autre ville ou un autre pays. Et j’aimerais avoir plus de temps pour aller voir ma famille en Argentine. Nous avons aussi de la famille et des amis dans différentes parties du monde. Donc, j’aimerais plus voyager que posséder une maison ou un appartement. Je pense que la plupart du temps, le travail sert uniquement à gagner un revenu pour subvenir à ses besoins. Et c’est aussi parfois un moyen pour les gens d’arriver à se distraire. Dans mon cas, mon travail est une corvée, je n’aime pas vraiment travailler. Je ne vais donc pas continuer à travailler parce que j’aime ça. En revanche, j’aime bien, parfois, donner des conseils aux gens ou organiser des voyages, ou revendre en ligne des objets sur lesquels j’ai fait une bonne affaire. Alors je pense que je vais peut-être faire des choses de ce genre pour essayer d’avoir un revenu. C’est ce que j’aime faire, et non travailler neuf heures par jour et n’être libre que la fin de semaine.

ROMA: Mais tous les milléniaux ne sont pas prêts à renoncer au chemin traditionnel vers la retraite, et vers le golf. Notre troisième invité et sa femme ont trois jeunes enfants. Lui travaille à temps plein, elle à temps partiel. Ils cotisent autant qu’ils le peuvent à leur REER et au REEE de leurs enfants, mais il est difficile d’épargner à cette étape de la vie où il y a beaucoup de dépenses. Il espère tout de même prendre sa retraite vers 60 ans.

BRENT: Je m’appelle Brent. J’ai 36 ans et je vis à Kelowna, en Colombie-Britannique. Je m’imagine beaucoup jouer au golf. Et sortir, courir, faire du vélo, être actif, faire tout ce que je trouverai agréable, et que j’aurai envie de faire à mon âge. Je ne peux pas vraiment imaginer autre chose. Ce sont les divertissements qui me viennent à l’esprit, en ce moment. Avec probablement quelques voyages. Et suivre mes trois enfants, selon l’âge auquel je me retirerai de la vie active. J’ai déjà eu cinq ou six emplois depuis la fin de mes études, il y a une quinzaine d’années. Ma mère était enseignante et a travaillé dans la même école toute sa carrière. Et mon père est avocat, et il n’a jamais bougé. C’est une façon très différente de voir le travail. J’ai une anecdote amusante. J’étais en Ontario, c’est de là que je viens, mais je vis en Colombie-Britannique maintenant. J’étais donc en Ontario l’automne dernier. Je discute avec mon oncle, il venait de prendre sa retraite. Il m’interrogeait sur mon emploi actuel, car je suis en Colombie-Britannique depuis environ quatre ans, et m’a demandé si c’était là que j’allais prendre ma retraite. J’ai vraiment trouvé cela très drôle. J’ai déjà occupé différents emplois. Et il ne m’était jamais venu à l’esprit que je garderais cet emploi jusqu’à ma retraite, ou même que je conserverais cet employeur jusqu’à ma retraite. Et donc, je n’ai vraiment su comment lui répondre. Alors je lui ai juste dit que je me plais là où je suis en ce moment. Il a insisté et m’a demandé des détails sur ma retraite future. Je n’avais aucune idée. Je ne sais pas. Probablement pas. Pour moi, la grande question est de savoir comment aider nos enfants de la même manière que nous avons été aidés par nos parents baby-boomers. Nous avons eu beaucoup d’aide pour nos études, pour nous lancer dans la vie, pour acheter notre première maison. Cette aide nous a vraiment été utile. J’aimerais pouvoir faire la même chose pour mes enfants. C’est essentiel pour nous. Nous voulons permettre à nos enfants de terminer leurs études en s’endettant le moins possible. Il est tout de même peu probable que le coût des études baisse. J’aimerais les aider à atteindre l’âge adulte dans de bonnes conditions. Ce sera ma priorité. Et après ça, je me demanderai quand je pourrai aller frapper des balles.

ROMA: Après la pause, nous parlerons de l’évolution de la vision de la retraite avec une planificatrice financière agréée dont les principaux clients sont des milléniaux et des membres de la génération Z.

ROB: Shannon Lee Simmons est planificatrice financière agréée. Elle travaille à Toronto. Elle a eu des milliers de conversations sur la retraite au cours des 15 dernières années. Le modèle de retraite établi depuis des générations est le suivant : faire des études, trouver un emploi, travailler pendant 40 ans et prendre sa retraite, peut-être avec un régime de retraite, entre 60 et 65 ans. Je me demande maintenant à quoi ressemblera la retraite pour les milléniaux et les membres de la génération Z?

SHANNON: Très différente, je pense. Je dois souligner que j’ai constaté, après 15 ans de travail de première ligne en planification financière auprès de milléniaux, qu’il en existe en fait deux types : il y a les milléniaux plus âgés qui ont actuellement la fin de la trentaine ou le début de la quarantaine. Et puis il y a les plus jeunes, le dernier bastion des milléniaux qui sont à la limite de la génération Z, et qui ont 27 ou 28 ans. J’ai vraiment remarqué une grande différence entre les deux. Je crois donc qu’on ne peut pas généraliser à tous les milléniaux, car ces deux groupes ne bénéficieront pas de la même retraite. Et leur attitude envers ce que sera leur retraite est très différente.

ROB: Commençons donc par les milléniaux plus âgés. Comment envisagent-ils la retraite?

SHANNON: Je me souviens que j’en fais partie. Mais je me souviens aussi, vous et moi en avons probablement déjà parlé, il y a une dizaine d’années environ, en tant que membre de la génération du millénaire, nous disions que nos retraites seraient différentes, en citant le coût de l’immobilier, les salaires qui ne suivent pas, le coût de la vie qui augmente, les emplois de plus en plus précaires. Tout cela est encore très vrai pour ce groupe. Mais j’ai l’impression que les générations plus âgées ont réussi à bien jouer les cartes qui leur avaient été distribuées. Ils ont peut-être réussi à acheter une maison, même si elle était déjà surévaluée. Et maintenant ils regardent en arrière et se disent : « Wow, je ne peux pas croire que nous ayons fait ça, je ne pensais vraiment pas que nous réussirions. » Ils ont peut-être réussi à trouver un emploi stable. Je trouve que cette génération a encore la tentation de se glisser dans cet ancien modèle de retraite selon lequel nous nous cramponnons à l’idée que nous pourrions peut-être réellement prendre notre retraite à 60 ou 65 ans. Vous savez, pas avec un régime de retraite, mais peut-être avec un peu d’épargne-retraite, et peut-être même, mais ce n’est pas garanti, sans hypothèque. À l’autre bout des possibilités, il y a ceux qui disent qu’ils ne posséderont jamais de maison, et cela leur convient. Ce n’est pas dans les plans pour nous. Ils sont moins en colère que les membres un peu plus vieux de la même génération, que cela frustrait beaucoup. Je constate qu’il y a beaucoup de frustration et de colère à ce sujet. Mais c’est presque comme s’ils étaient plus résignés. Donc j’ai l’impression que la jeune génération et même la génération Z, surtout la génération Z, est plus ouverte à ça, et les plus jeunes de la génération du millénaire l’acceptent plus aisément que les plus anciens.

ROB: Qu’est-ce qui se passe dans la tête de ces jeunes membres de la génération du millénaire et de la génération Z à propos de la retraite? Par exemple, pensent-ils qu’ils vont travailler indéfiniment?

SHANNON: Oui, je le pense. Encore une fois, les membres de la génération Z sont plus souples et plus ouverts, à mon avis, et d’après les gens avec qui j’ai travaillé, les milléniaux les plus jeunes sont en quelque sorte encore en transition. Ils sont beaucoup plus ouverts à cet état de semi-retraite ou de retraite semi-permanente ou, si vous voulez, à trouver des moyens de diversifier leurs revenus afin de pouvoir commencer plus tôt à travailler moins, mais toujours continuer à travailler. Je ne pense pas que l’idée que, si vous êtes un homme, vous allez un jour tout arrêter et ne faire que jouer au golf... Je ne pense pas que ce soit la vision de la retraite qu’ont les milléniaux, en tout cas pas tous les milléniaux. Il y a l’hypothèse qu’il faudra sans doute continuer à travailler. Il y a une chose que je remarque dans mes séances de planification financière, c’est que, compte tenu des cartes financières qui m’ont été distribuées, comme mon salaire, les prix de l’immobilier, l’inflation maintenant, toutes ces choses qui ne rendent pas la vie facile, je veux quand même profiter de ma vie. Donc une tendance que je vois, c’est que beaucoup de gens planifient, avoir son indépendance financière et prendre sa retraite tôt. Ils prennent quelques années de congé, puis ils se remettent à travailler, en ne dépensant que très peu. Et puis ils essaient de revenir plus tôt sur le marché du travail, ce que je n’avais jamais vu auparavant. Avant, c’était tout à fait exceptionnel. Maintenant, je vois des gens qui se demandent comment réduire leurs dépenses, pour pouvoir économiser, sans forcément atteindre des sommes énormes, peut-être même en n’achetant pas de maison. Ils se disent qu’en gagnant X dollars, ils pourront vivre leur vie, en profiter et travailler où ils le veulent. Il y a donc une ouverture à l’idée d’une retraite qui n’est pas exactement ce qu’elle était avant, et qui permet de profiter de la vie tout de suite, mais également plus tard.

ROB: Dans quelle mesure pensez-vous que ce soit réalisable? Je pose la question parce que nous vivons dans une société axée sur la consommation, dans laquelle chacun veut acheter et posséder des choses, alors qu’eux veulent vivre légers, être libres de toute contrainte et avoir la possibilité de travailler moins. Je ne vois pas comment cela peut se calculer. Qu’en pensez-vous?

SHANNON: Nous assistons à un changement de paradigme crucial. C’est une différence très nette avec les plus anciens de la génération du millénaire, la génération X et les baby-boomers, et je pense que les plus jeunes des milléniaux commencent à peine à y venir, qu’ils le veuillent ou non. Et pour les membres de la génération Z, c’est quelque chose de tout à fait normal. Regardez ce qu’ont fait tous les milléniaux, je ne veux pas faire la même chose. Et donc je pense que l’on assiste à la fin du modèle selon lequel il fallait tout posséder, jusqu’au nettoyeur haute pression pour ne pas avoir à le louer... Ce n’est qu’un exemple. Vous vous en doutez, je parle d’expérience. Toute cette économie du partage va devenir de plus en plus courante. Il faut accepter ce changement de paradigme que nous vivons. C’est la grande différence. Je pense donc que cela va devenir de plus en plus normal, cela va être beaucoup plus facile à gérer, parce que les gens ne s’attendent pas à tout avoir maintenant. Et c’est exactement le problème maintenant, c’est comme cela que nous avons vécu. Et je pense qu’il devient de plus en plus clair que cette façon de vivre est totalement insoutenable.

ROB: Dans quelle mesure la pandémie a-t-elle influencé l’état d’esprit de la génération Z?

SHANNON: Je pense vraiment qu’elle a donné un coup d’accélérateur à l’idée que l’on peut travailler n’importe où dans le monde, à distance. C’était l’élément principal autour duquel tournait notre planification financière. Mais les plus anciens des milléniaux, et même mes clients de la génération X qui souhaitaient pouvoir faire quelque chose comme ça, se disaient que, s’ils quittaient leur emploi pour faire autre chose pendant un an ou deux, ne pourraient jamais revenir sur le marché du travail. Aujourd’hui, vous pouvez conserver votre emploi et aller vivre ailleurs, où cela coûte un peu moins cher, louer votre logement, tout en conservant vos liens principaux, et voyager, quitte à revenir pour les fêtes ou pour revoir vos proches. La marge de manœuvre est beaucoup plus grande. Et le fait que l’on puisse demander à son employeur de travailler à distance, sans qu’il se demande de quelle planète vous venez. Je crois que ça a été le catalyseur de beaucoup de choses. Je dois dire aussi que, pendant la pandémie, j’ai vu les salaires de beaucoup de gens être mis à mal, du jour au lendemain. Et ces gens ont pu survivre, grâce à l’aide du gouvernement ou à leurs économies d’urgence, ou en réduisant radicalement leurs dépenses. Ils n’ont pas eu le choix. Dans un tel cas, vous savez vraiment ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Quand vous avez une urgence, vous comprenez très rapidement de quoi vous n’avez pas besoin, et ce qui vous est indispensable. Les personnes qui avaient perdu leur revenu ont vécu de l’incertitude, à se demander si elles auraient ou non un revenu, et si elles auraient des impôts à payer. Je pense que ça transforme les valeurs, cela fait réaliser que la vie est courte et qu’il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire, parce que la vie vous l’a fait comprendre. Donc, contrairement à quelqu’un qui n’a jamais fait l’expérience de réduire ses dépenses et de vivre plus simplement, il y a des gens, dont le revenu a disparu pendant la pandémie, qui ont réussi, qui ont vraiment appris qu’elles n’avaient en fait pas besoin d’autant de choses qu’elles le pensaient auparavant.

ROB: J’aimerais revenir sur l’idée de l’indépendance financière et de la retraite anticipée, et sur la manière dont ce concept FIRE fait son chemin dans la réflexion des jeunes sur la retraite. On entend des jeunes dire qu’ils veulent prendre leur retraite à 30 ans. Purement et simplement quitter le marché du travail. Je ne pense pas que ce soit réellement le cas. Je pense que c’est plus du côté de l’indépendance financière que du côté de la retraite anticipée. Pouvez-vous m’en dire plus sur l’état d’esprit des jeunes clients que vous avez, à propos de cette idée d’une existence de semi-travailleur, de semi-retraité, où ils ne seront jamais officiellement à la retraite. Mais où ils ne travailleront jamais officiellement 50 heures par semaine non plus.

SHANNON: Selon moi, les changements climatiques jouent un rôle important dans cet état d’esprit. Mes clients se demandent à quoi ressemblera leur vie dans 20 ans. Vous savez, je peux passer du temps à discuter des marchés financiers, des horizons à long terme, et tout ça. Mais si rien de tout cela ne comptait dans 20 ans? Car il y a une authentique anxiété climatique, c’est incontestable. Qui peut savoir ce qui va se passer? Beaucoup de gens veulent donc vivre dans le présent, et je trouve cela vraiment merveilleux et optimiste. Évidemment, je ne pense pas que les gens avaient raison de dire que les milléniaux sont vraiment paresseux, qu’ils ne veulent pas travailler. En fait, ils ne pouvaient tout simplement pas. Mais je pense que les membres de la génération Z en particulier, et je trouve cela positif, sont très créatifs et ouverts à d’autres façons de vivre, ils veulent vivre dans le présent et rendre leur vie durable. L’indépendance financière est importante pour eux, ils veulent pouvoir s’épanouir. Et aussi, ils comprennent que l’ancien modèle n’est plus nécessairement viable, et ils ne veulent pas l’adopter. Il faut planifier financièrement pour que nos revenus soient suffisamment diversifiés de sorte que, en cas de perte de l’un de ces revenus, il en reste d’autres. C’est vraiment une énorme différence avec mes clients plus âgés, surtout ceux de la génération X. Pour qui il n’y avait qu’un seul revenu, en permanence, Un travail à temps partiel signifiait alors travailler dans un café, et c’était tout. Et maintenant, mes clients membres de la génération Z et de la génération du millénaire font plein de choses à la fois. Il se passe beaucoup de choses, tout à distance. Il y a donc une ouverture à la diversification des sources de revenus et moins de ressentiment à ce sujet au sein de la jeune génération. Et puis, il y a une sorte d’optimisme, les gens se disent qu’ils vont vivre avec moins, afin de pouvoir profiter plus maintenant parce qu’ils ne savent pas à quoi ressemblera la vie dans 20 ans.

ROB: J’ai l’impression que toutes les générations ont en commun l’idée d’une maison qui est liée à la retraite. Que pouvez-vous dire pour aider concrètement quelqu’un qui ne sera pas propriétaire d’une maison à s’assurer une retraite?

SHANNON: Je pense que c’est peut-être quelque chose qu’ils ont entendu un million de fois et qu’ils ont cherché sur Google à trois heures du matin, désolée de répéter ça aussi. Mais la plus grande victoire, c’est que je vois jour après jour des gens dont la maison s’enfonce dans les dettes de marge de crédit que personne ne voit. Personne n’en parle. Ils ne parlent pas des 30 000 $ qui ont servi à remplacer le toit, puis la plomberie après une inondation. Beaucoup de gens prennent une marge de crédit, puis l’intègrent à leur hypothèque, et augmentent cette hypothèque tous les cinq ans. Personne n’en parle. Quand vous lisez des articles sur les prix des logements, et que vous êtes locataire, tout ce que vous pensez c’est que vos amis ont acheté cette maison pour 800 000 $. Maintenant que cette maison vaut 1,2 million, comment vais-je pouvoir trouver les 400 000 dollars qu’ils viennent de gagner? Mais ce à quoi ils ne pensent pas, c’est que cette famille n’a pas accès à cet argent, à moins de vendre la maison, ou à moins d’emprunter. Donc, ils s’endettent pour avoir accès à cet argent, pour ne pas vendre. Pour votre part, en tant que locataire, vous n’avez pas à vous soucier des réparations et de l’entretien. Et tout cet argent que vous ne dépensez pas chez Home Depot chaque fin de semaine peut aller directement dans votre épargne-retraite. C’est vraiment le plus grand avantage d’être locataire. Et je pense aussi que cela vous donne de la liberté d’aller où vous voulez. Vous pouvez partir et déménager ailleurs, si vous le souhaitez. Il y a beaucoup d’autres avantages à la location, qui peuvent vous permettre de préparer votre retraite, mais selon moi il est très important de faire en sorte que la menace d’expulsion est réduite. C’est la principale source de stress pour tous mes clients retraités qui sont locataires.

ROB: Parlons des détails de la planification de la retraite pour ce groupe. Combien doivent-ils épargner, par exemple?

SHANNON: Oh, c’est comme demander quelle est la longueur d’un bout de ficelle?

ROB: Il est long. D’après mon expérience, il est vraiment très long.

SHANNON: Je pense que cela revient en réalité vraiment à ce qu’il en coûte de vivre. Ça a toujours été la même question. Mais j’ai l’impression qu’avec cette génération, le mode de vie et l’inflation sont des éléments essentiels en fonction desquels nous planifions financièrement depuis des années. Et s’il n’y a pas ce genre de mode de vie ou d’inflation, ou si vous pouvez les contrôler, vos besoins diminuent. Donc, si vous n’avez pas besoin de beaucoup d’argent pour vivre et que vous pouvez maintenir vos coûts relativement bas, vous n’avez pas besoin de beaucoup d’argent pour votre retraite. Si vous avez besoin d’une tonne d’argent chaque année, alors vous aurez besoin de plus, mais vous pouvez peut-être vous permettre d’épargner davantage. Donc je n’aime pas vraiment donner un chiffre. Parce que si je dis, au hasard, un million de dollars, ce qui va se passer, Rob, c’est que quelqu’un va entendre ça et, et se dire... Je n’y arriverai jamais, ça ne vaut même pas la peine d’essayer. C’est ma plus grande peur, si je donne des chiffres. Alors, si vous nous écoutez, et si vous vous demandez de combien vous avez besoin... Il faut s’asseoir et faire un plan. Il y a énormément de calculateurs de retraite en ligne. Vous y entrez, par exemple, votre coût de la vie quotidien en ce moment. Quel sera ce montant, plus tard? Et, par exemple, quelle est la somme d’argent que l’on peut générer pendant X années de retraite? Et si je pouvais compenser cela avec un petit revenu de semi-retraite... c’est beaucoup ce que je vois chez les membres de la génération du millénaire et de la génération Z.

ROB: Plus que le montant final que vous devez épargner, je pensais au pourcentage du revenu que vous devez mettre de côté. Par exemple, dans le cas de quelqu’un qui a plusieurs sources de revenus, parfois irréguliers ou variables, avec beaucoup de contrats différents. Son revenu fluctue toujours. Parfois il augmente. Et parfois, il diminue un peu. Il va devoir prévoir pour les périodes plus difficiles, et aussi mettre de l’argent de côté pour le long, long, long terme. Pour qu’il ait un peu d’argent pour sa retraite, pour sa liberté financière. Donc si je gagne 1 dollar, combien dois-je mettre de côté?

SHANNON: Je suis inflexible sur le fait que 10 % est un chiffre réaliste. J’adore jouer à ce jeu avec mes clients. Ils me disent que, non, ce n’est pas assez. Et je leur réponds que si c’est ce qui est suffisant, non. On commence souvent par tester l’hypothèse que 10 % de votre revenu net est destiné au long terme. Tout le reste peut aller au court terme, aux urgences, aux factures, tout ça. Vous seriez surpris de voir combien réussissent avec 10 %. Donc, s’ils gagnent 1 $, 10 cents vont dans leur REER ou leur CELI. Je pense que c’est une énorme victoire. Je pense même que c’est difficile pour beaucoup de gens en ce moment, car nous nous sentons sous pression, et la vie coûte de plus en plus cher, à cause de l’inflation. Donc, si vous pouvez réussir à épargner 10 %, je pense que c’est une grande victoire. Et le minimum, d’après moi, serait de faire ce que vous pouvez. Je dirais aussi que si vous n’arrivez pas à 10 %, n’abandonnez pas. Même 1 % est mieux que rien du tout.

ROB: Maintenant, où va l’argent? Quels investissements suggérez-vous?

SHANNON: Avec la situation économique actuelle? Cela dépend. S’il y a beaucoup d’argent, mon véhicule d’investissement préféré, si vous n’êtes pas dans une tranche d’imposition élevée, est le CELI. Bien sûr, vous n’obtenez pas la déduction fiscale du REER, mais vous bénéficiez du fait que votre placement fructifie à l’abri de l’impôt avec le temps. Et il pourrait y avoir beaucoup d’argent dans ce compte si vous l’utilisez au maximum chaque année. Tout cela est libre d’impôt et n’empiète pas sur ce que vous recevrez du RPC, du RRQ ou de la sécurité de la vieillesse. Vous pourriez encore être admissibles au régime de retraite gouvernemental parce que ce que vous retirerez de ces placements ne sera pas forcément considéré comme un revenu. Je suis donc un vrai partisan de la maximisation du CELI pour commencer. Ensuite, comme une cascade, si vous pouvez maximiser le CELI, alors vous gagnez probablement assez d’argent et avez assez d’épargne pour pouvoir mettre l’argent qu’il vous reste dans un REER. Par exemple, vous avez pu épargner 6 000 $ par année dans un CELI. Et si vous êtes en mesure d’épargner 10 000 $, par an, cela fera 6 000 $ dans le CELI, et 4 000 $ dans le REER. C’est un peu ma règle d’or standard. Et quels sont les investissements que vous mettez à l’intérieur de ces comptes? C’est délicat. S’il s’agit d’une combinaison d’actifs à long terme, je suis toujours une grande fan du portefeuille diversifié, ennuyeux, mais qui a fait ses preuves et dont les frais sont faibles à long terme. Et je sais qu’au cours des dix prochains mois, cela pourrait avoir l’air insensé. Mais au cours des dix prochaines années, la meilleure défense contre l’incertitude est la diversification. La pire chose que nous puissions faire est de commencer à miser de grosses sommes sur des valeurs spéculatives, et de perdre.

ROB: En parlant de valeurs spéculatives, cela semble très présent chez les jeunes adultes ces deux dernières années. Tant mieux pour eux bien sûr, car il y avait une possibilité sur les marchés, et ils ne l’ont pas laissée passer. Et ils en ont retiré beaucoup. Mais je me demande si c’est vraiment un plan approprié à long terme pour accumuler de l’argent en vue de la retraite et de l’indépendance financière? Pouvez-vous nous parler de cette sorte d’état d’esprit spéculatif qui a rapporté de l’argent en 2020 et 2021, mais qui semble beaucoup moins porteur?

SHANNON: Nous parlons des actions virales, des cryptomonnaies, des jetons non fongiques, ou des paris sur la bourse, par exemple l’achat et la vente d’actions à très court terme. J’ai vu tellement de pertes cette année. Et je suis tout à fait pour l’autonomie dans le domaine du placement, et je suis pour la prise de risques, quand on a une grande tolérance au risque. Je ne suis pas ici pour essayer de faire honte à ceux qui ont fait ça. Ce que je pense, c’est que cela montre à tous ceux qui ont perdu de l’argent qu’ils peuvent perdre de l’argent avec les valeurs spéculatives. Cela a toujours été le cas, bien sûr. Donc, tout ce qui était spéculatif avant, pouvait permettre des gains énormes ou provoquer des pertes massives. C’est évidemment le propre de ces valeurs. Ce que je dis toujours aux gens en ce moment, c’est que s’il y a une partie de vous qui a cette haute tolérance au risque, et si vous brûlez de participer au marché, que ce soit avec des cryptomonnaies, des jetons non fongibles qui sont une sorte de crypto ou de l’investissement à extrêmement court terme, ou si vous vous sentez vraiment passionné par une action en particulier... Libre à vous. Par contre, choisissez une somme d’argent à investir qui, si elle est réduite à zéro, ou si vous en perdez la moitié en quelques jours, ou si elle met dix ans à doubler de valeur, ou quoi que ce soit, cela ne compromette pas votre sécurité financière dans son ensemble. J’ai donc beaucoup travaillé avec les gens sur cette somme d’argent, qui n’est pas nécessairement un pourcentage du portefeuille, mais généralement un montant en dollars, le montant avec lequel vous voulez prendre des risques pour voir si c’est rentable, parce que vous ne voulez pas passer à côté de quelque chose. Mais il ne faut pas non y mettre toutes vos économies. Je l’ai observé dans certains cas, alors que ce n’était pas ce que j’avais conseillé. J’ai aussi vu beaucoup de gens courir après les rendements sur le marché spéculatif de la fin de l’année 2021. Je ne pense pas que ce soit quelque chose que nous devrions faire pour tous nos régimes de retraite. En revanche, j’estime qu’il est tout à fait acceptable d’explorer cet espace, à condition de le faire de façon responsable.

ROB: Shannon, j’aimerais conclure en vous demandant si vous pensez que les jeunes sont exagérément pessimistes au sujet de la retraite, vous savez, dans la vingtaine, ils ont encore 40 ans pour bâtir leur carrière et construire leur revenu, trouver quelque chose qu’ils aiment vraiment faire. Et peut-être auront-ils une retraite plus conventionnelle qu’ils ne le pensent. Qu’en pensez-vous?

SHANNON: Je pense que c’est possible, parce que je me souviens que dans ma jeunesse, en tant que membre de la génération du millénaire, je croyais que je n’y arriverais jamais. Et puis... vous savez, la vie arrive et les choses se passent, et vous continuez à suivre le plan. Je sais que ça a l’air nul, mais honnêtement, je trouve qu’il faut continuer à travailler dur. Et d’une certaine manière, la balle commence à rouler pour vous et des choses commencent à se produire. Peut-être décrocherez-vous un emploi que vous n’attendiez pas. Ou peut-être qu’une autre chose arrivera, cela n’a pas d’importance, le fait est que je vois la vie de beaucoup de gens se dérouler en temps réel, et la vie a le don de faire marcher les choses et de nous surprendre. Et donc je pense qu’il y a toujours de l’espoir. Et je pense que tant que vous épargnez quelque chose, et tant que vous prenez des décisions au quotidien qui vous donnent l’impression de soutenir ce qui est important pour vous, et non de vous faire croire vous-même que vous n’y arriverez jamais et de tout lâcher. Et finalement, quelle que soit la façon dont les choses vont se passer, vous retomberez sur vos pieds. Je dis cela en tant que privilégiée, mais aussi parce que je l’ai observé en temps réel avec des clients de tous horizons pendant 15 ans. Je pense donc qu’il peut y avoir des arguments qui montrent qu’une retraite conventionnelle est possible, mais il peut aussi y avoir des surprises, car je sais que beaucoup de milléniaux que j’ai accueillis à la fin de leurs études, lors de la crise de 2008, se disaient : « C’est fini pour nous. Nous n’aurons jamais d’emploi. Nous ne serons jamais propriétaires. Nous ne prendrons jamais notre retraite. » Et maintenant, beaucoup de milléniaux qui sont un peu plus âgés se disent : « Je ne m’attendais vraiment pas à cela, je ne pensais pas que j’aurais de la chance. Ils n’ont pas reçu d’héritage pour les aider. Donc je pense qu’il y a toujours de l’espoir. Mais je pense que l’état d’esprit consiste de plus en plus à être ouvert à la façon dont la retraite pourrait se présenter pour vous, et la mentalité du tout tout de suite est en train de disparaître. Je crois que c’est une bonne chose, peu importe qui vous êtes.

ROMA: Vous êtes peut-être coincé dans le cadre traditionnel de la retraite. Vous voulez peut-être réécrire le scénario. Quoi qu’il en soit, la retraite sera probablement différente à l’avenir. Rob, quels sont les points que vous retenez de ce que nous avons entendu d’aujourd’hui?

ROB :

  • Même dans la vingtaine ou la trentaine, on devrait commencer à penser à la retraite : les décisions que vous prenez lorsque vous êtes jeune peuvent vous préparer à la retraite dans 40 ans ou plus.
  • La retraite pure et brutale a tendance à s’estomper pour beaucoup de gens : la retraite progressive, avec des horaires de travail réduits, est déjà bien accueillie par les baby-boomers.
  • La retraite à 70 ans mérite d’être envisagée : les membres de la génération du millénaire et de la génération Z vivront probablement jusqu’à 90 ou 95 ans... travailler jusqu’à 70 ans vous donne plus de temps pour épargner.

ROMA: Merci d’avoir écouté cette saison de Test de résistance. Cette émission a été produite par Kyle Fulton, Emily Jackson et Zahra Kozhema. Notre productrice exécutive est Kiran Rana. Merci à Vicky, à Irina, à Brent et à Shannon d’avoir été avec nous cette semaine.

ROB: Vous trouverez Test de résistance en anglais (Stress Test) partout où vous écoutez des balados. Si vous avez aimé cet épisode, partagez-le avec un ami et laissez-nous une évaluation.

ROMA: Nous serons de retour cet automne pour une nouvelle saison. En attendant, retrouvez-nous sur le site du Globe and Mail. Merci à tous de nous avoir écoutés.