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You had your best-laid plans and then COVID-19 came along and hammered the entire economy. But you’ve got this – if you have the right information. Join Rob Carrick and Roma Luciw on Stress Test, a podcast guiding you through one of the biggest challenges your finances will ever face.

Rob : Vous sentez-vous écrasé par votre travail? Trouvez-vous que vous travaillez trop, que vous n’avez pas assez d’indépendance ou de liberté? Aimeriez-vous laisser tomber votre emploi à temps plein et prendre votre retraite plus tôt? Dans l’épisode d’aujourd’hui, nous parlons à de jeunes adultes pour qui l’indépendance financière est importante et qui sont prêts à épargner et à investir de manière agressive pour gagner un peu de liberté.

Roma : Bienvenue à Test de résistance, une série de balados du Globe and Mail qui se penche sur la façon dont la pandémie a transformé les règles des finances personnelles pour les membres de la génération Z et les milléniaux.

Rob : Je m’appelle Rob Carrick, je suis chroniqueur financier au Globe and Mail.

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Roma : Et je suis Roma Luciw, rédactrice en chef de la rubrique des finances personnelles du Globe and Mail. Aujourd’hui, Rob, pourquoi ne pas nous parler des bases et du fonctionnement de ce concept d’indépendance financière et de retraite anticipée, et de ce que les gens doivent faire pour y parvenir?

Rob : Il faut savoir une chose au sujet de ce concept : il s’agit davantage d’indépendance financière que de retraite anticipée. Le marketing joue un rôle important ici. La notion de retraite anticipée attire l’attention mais, en réalité, il s’agit d’épargner avec assiduité pendant plusieurs années, et cela ne signifie pas la même chose pour tout le monde, afin de se constituer un pécule qui permettra de vivre. Il est possible que vous mettiez assez d’argent de côté pour quitter votre travail, pour travailler à mi-temps, ou pour travailler quatre jours par semaine. Mais l’important est que vous ayez suffisamment d’indépendance financière, que vous puissiez prendre vos décisions. C’est cela, l’indépendance financière.

Roma : Bon, alors combien dois-je économiser? Disons que je suis une jeune diplômée. J’ai mon premier emploi. Combien dois-je épargner, et pendant combien de temps?

Rob : Ce sera très dur. Vous allez devoir persévérer pendant des années. Pour acquérir votre indépendance financière, vous devez choisir votre taux d’épargne. Quel pourcentage de vos revenus allez-vous mettre de côté? Je pense que vous devez commencer avec 20, 30, 40, 50 %. Parfois même plus. Vous devrez mener une vie très frugale, mais combien vous faut-il? Tout dépend du type de vie que vous désirez. Combien puis-je prévoir dépenser chaque année quand je serai financièrement indépendant? Vais-je travailler à temps partiel? Vais-je compléter mes revenus en faisant un peu de consultation, ou en travaillant deux jours par semaine? Cela a une forte incidence sur la somme dont vous avez besoin. Le calcul est assez simple. Vous devez déterminer le nombre d’années d’indépendance financière dont vous aurez besoin, et le montant que vous pouvez épargner. Vous obtiendrez le nombre d’années nécessaire. Tout le monde est différent, il n’existe pas de feuille de route unique.

Roma : Que faites-vous une fois que vous avez économisé le montant fixé?

Rob : C’est la question. Vous bâtissez un portefeuille de placement, et vous décidez à quel moment il devient suffisant. Ça y est, vous avez atteint l’autonomie financière, vous allez vivre des revenus générés par vos placements. Les dividendes et les intérêts des obligations que verse votre portefeuille sont importants, tout comme les types de vos placements, actions, fonds négociés en bourse, ou autres. Ce qu’il faut, c’est de ne pas toucher au capital. Vous avez suffisamment de revenus pour survivre, année après année.

Roma : Les gens qui adoptent ce concept peuvent-ils être propriétaires de leur maison? Avoir des enfants? Quel est leur mode de vie?

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Rob : J’ai parlé à beaucoup de gens qui ont adopté ce concept d’indépendance financière et de retraite anticipée. Ils sont tous différents. Il n’y a pas de profil type. J’en ai rencontré qui ont des enfants et qui sont propriétaires de leur maison. J’ai rencontré des jeunes qui sont locataires et qui veulent quitter le marché du travail à la trentaine. Chacun est différent, mais je pense que ce qui les unit tous, c’est ce désir de quitter cette vie monotone. Ils ont l’impression de dépérir dans le marché du travail. Ils ne sont pas intéressés par les récompenses financières, ils veulent leur indépendance. Ils veulent prendre le contrôle de leurs finances et savent exactement comme procéder. Les détails sont secondaires par rapport au fait qu’il faut s’impliquer et réfléchir à ce que vous faites et aux conséquences que cela aura à l’avenir.

Roma : Une chose m’est venue à l’esprit lorsque vous avez évoqué ce qu’il faut faire pour parvenir à un tel mode de vie : pendant plusieurs années, la vie est vraiment très frugale. C’est un aspect que les critiques jugent problématique. Tout le monde ne veut ou ne peut pas réussir à ne rien dépenser pendant de nombreuses années. Quelles sont les autres critiques au sujet de ce concept?

Rob : Eh bien, l’objectif est de prendre votre retraite à, disons, 40 ou 45 ans, et de vous servir de votre portefeuille de placements pour générer des revenus. Mais si la bourse s’effondre? Votre vie sera-t-elle fichue? La réponse est non. En fait, le portefeuille de placement génère un revenu, et ce revenu n’est pas forcément affecté en cas de krach boursier. Il est même possible que le portefeuille ne soit que très peu affecté, voire pas du tout. Et si la valeur de vos placements baisse, vous avez le temps de la laisser remonter. En réalité, il s’agit de créer un flux de revenu assez sûr, prudent et fiable avec vos placements. La valeur des placements fluctue forcément, mais c’est loin d’être aussi important que la fiabilité du flux de revenu. Si vous bâtissez votre flux de revenu avec prudence et intelligence, le risque devrait être minime. Il ne sera pas nul, mais il sera minimal par rapport aux hauts et aux bas de l’économie et des marchés financiers.

Roma : Il y a quelques années, vous avez assisté à une rencontre sur le concept de l’indépendance financière, dans le sud de l’Ontario. Vous avez écrit une chronique très intéressante à ce sujet. Ce qui vous a frappé, c’est le genre de gens qui ont assisté à la rencontre, et ce qu’ils disaient.

Rob : Ils en avaient assez du train-train quotidien au travail. Ils avaient l’impression que leur travail leur prenait trop d’énergie et ne leur redonnait pas assez. Ils voulaient s’arrêter, et ils ont fait preuve de beaucoup de volonté et de force pour élaborer un plan de sacrifice à court terme pour arriver à l’indépendance financière à plus long terme. Ils étaient tous différents. Ils venaient de tous les coins du pays. Ils étaient dans la vingtaine, la trentaine ou la quarantaine. Personne de plus âgé. J’ai été frappé par leur détermination. Ils n’étaient pas là pour plaisanter. Ils voulaient réussir. Cela avait l’air d’un mouvement de protestation économique. C’est un moyen de se sortir de cette économie, d’abandonner la course folle qu’est devenue la vie quotidienne et de construire sa propre vie sur mesure, comme on veut la vivre.

Roma : Ce qui est intéressant, avec ce genre de mouvement, c’est qu’il peut vous forcer à vous libérer de vos dettes, une fois pour tous, et à économiser beaucoup d’argent en peu de temps. Il conduit donc à l’autonomisation financière et jette les bases d’un avenir financier sûr.

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Rob : Dans cet épisode, nous allons parler à Kristy Shen et Bryce Leung. Ce couple de Toronto a réussi à faire ce qu’il fallait pour prendre sa retraite tôt et a maintenu sa stabilité financière, malgré la pandémie. Nous les entendrons tout de suite après la pause.

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Kristy : Bonjour, je m’appelle Kristy. Et je suis Bryce. Et nous sommes les auteurs de Quit Like a Millionaire.

Roma : Ce sont des jeunes de 38 ans, mais qui sont ensemble depuis longtemps.

Kristy : Nous nous sommes rencontrés de la façon la plus nerd possible, durant nos études de génie. Nous étions partenaires de laboratoire.

Bryce : C’est vrai. Oui. Oui, ça a été le coup de foudre au labo des semi-conducteurs! La pire histoire d’amour jamais écrite. Kristy et moi nous avons tous les deux décroché notre diplôme d’ingénieur en informatique. J’ai toujours été le nerd en informatique typique à l’école, déjà en train de programmer en BASIC au début du secondaire.

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Kristy : Moi, par contre, je n’ai choisi ces études que pour l’argent!

Roma : En fait, Kristy rêvait de devenir écrivaine. Le plan initial pour pouvoir prendre une retraite anticipée était d’écrire un livre pour enfants à succès. Mais ça n’a pas marché. Bryce a commencé à chercher à investir sur le marché immobilier, mais il a aussi commencé à s’informer sur l’investissement en 2012. Ils avaient cinq cent mille dollars d’économies. C’est beaucoup. Évidemment plus que ce que j’avais mis de côté dans la vingtaine ou la trentaine. C’est naturellement beaucoup plus que la moyenne. Nous allons voir comment ils ont réussi plus tard dans cet épisode. À l’époque en tout cas, ils tentaient de décider ce qu’ils allaient faire ensuite.

Bryce : C’était comme si nous pouvions soit investir dans des fonds indiciels, et devenir théoriquement millionnaires en trois ans, soit tout mettre dans l’achat d’une maison et être endettés pour les vingt-cinq prochaines années. Quand on est confrontés à une telle situation, on se dit : « Oh, ça n’a pas l’air très attrayant. Essayons le truc de l’indépendance financière et de la retraite anticipée. Mais il m’a fallu un peu de temps pour la convaincre que mes calculs étaient justes. C’est l’histoire de notre mariage. C’est comme ça que nous communiquons. Par les maths.

Roma : Il a fallu du temps pour convaincre Kristy que c’était une bonne idée. Celle-ci admet que plus elle était frustrée par son travail, plus le concept d’indépendance financière l’attirait.

Kristy : Bryce est issu de la classe moyenne. Donc pour lui, investir n’était pas effrayant. Pour comprendre ma situation, il faut savoir qu’à un moment, ma famille vivait avec 44 cents par jour. Pour moi, investir était donc terrifiant, tout comme le fait d’être financièrement indépendante sans avoir d’emploi. Non seulement était-ce terrifiant, mais c’était un peu comme une gifle pour mes parents, qui avaient consacré tant d’énergie pour nous faire venir au Canada, qui ont travaillé d’arrache-pied pour nous offrir cette vie, afin que je puisse avoir un emploi de qualité, emploi dont j’allais purement et simplement me débarrasser. J’ai moi aussi eu à surmonter un bagage culturel. Je pense qu’il m’a fallu environ un an, et cette année m’a montré que notre génération ne peut pas se fier aux emplois. Ça passe ou ça casse, dans le concept d’indépendance financière. Un jour ou l’autre, je finirai par perdre mon emploi, et cela aurait sans doute été le cas à cause de la pandémie. Alors, Dieu merci, j’ai pris cette décision.

Roma : Ils ont pris leur retraite il y a plus de cinq ans et, jusqu’à la COVID, ils passaient leur temps à parcourir le monde. Rob va demander à Christine et Bryce comment ils ont réussi à se sentir en confiance et à prendre une retraite anticipée, et comment ils se sont débrouillés financièrement, avec la pandémie.

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Rob : Je vais commencer par vous demander de m’expliquer très rapidement le concept d’indépendance financière et de retraite anticipée. En quoi est-il si spécial?

Bryce : Parce qu’il n’est plus possible de compter sur la stabilité de son emploi. Les membres de notre génération ont commencé à investir ou à travailler en 2008, année de la grande récession financière. En 2025, une crise pétrolière a frappé l’économie canadienne. Et maintenant, en 2020, nous voilà face à la pandémie. Est-ce que je me trompe, ou de tels événements ne devraient se produire qu’une seule fois par génération, tous les dix ans environ? On nous a répété qu’un événement d’une telle gravité ne se produira qu’une seule fois dans notre vie. Et voilà qu’arrive cette troisième grande catastrophe. On ne peut que rire de l’idée que l’on puisse même tenter de prédire ce qui va se passer au cours des 20 ou 25 prochaines années, et croire que les emplois dureront pendant toute cette période. L’indépendance financière est donc en quelque sorte née de la prise de conscience que notre génération ne jouit d’aucune stabilité financière. Si vous voulez une telle stabilité, vous allez devoir la bâtir vous-même.

Rob : Revenons au moment où vous avez décidé de prendre la voie de l’indépendance financière. Qu’est-ce qui vous est passé par la tête à l’époque?

Kristy : Je pensais que c’était une blague. Je me disais qu’il n’y avait aucune chance que nous arrivions au million en cinq ans. Quelle folie! Et puis, tout simplement en lisant des blogues et des livres sur le concept d’indépendance financière et de retraite anticipée, j’ai compris que ce n’était absolument pas ridicule, même si je n’arrivais pas à croire que ce soit possible. Je pense que je me suis mise à aimer de moins en moins mon travail et que je suis devenue de plus en plus motivée. Cela m’a aidée à me débarrasser du scepticisme, à travailler dans le bon sens. Et quand l’argent a vraiment commencé à s’accumuler, j’ai pris confiance dans le fait que nous pouvions vraiment y arriver. Nous sommes devenus financièrement indépendants à 31 ans. Nous avons continué à travailler un peu plus longtemps, parce que le patron de Bryce lui a demandé de rester à cause d’un congé de paternité. À ce moment, je savais que nous réussirions. Mais il était terrifiant de s’en aller, après avoir travaillé dans le même domaine pendant dix ans. Cela donne l’impression de sauter d’une falaise. Vous regardez les chiffres, et vous n’arrivez pas à croire que vous êtes arrivé jusque-là. Pourtant, la petite voix, dans votre tête, continue à vous dire que vous allez échouer, que vous allez manquer d’argent, que vous allez être une moins que rien et que vous ne gagnerez plus jamais un dollar. Tous les autres vont vous dépasser dans leur carrière, vous allez perdre votre identité et vous n’aurez plus aucune valeur. Le fait que ma mère me traite de bonne à rien n’a pas aidé non plus! Quand je lui ai dit que j’étais maintenant millionnaire, elle m’a répondu que c’est bien, mais comme je n’ai même pas de maison, ça ne vaut rien. En fait, je n’avais aucune valeur. Cela ne m’a pas aidée. Mais en fin de compte, je n’aurais pas pu imaginer tout ce qui s’est offert à moi, les possibilités qui se sont présentées, la possibilité de parcourir le monde, lorsque nous sommes devenus financièrement indépendants. Si vous m’aviez dit à l’époque que cela allait arriver, je vous aurais ri au nez. Maintenant, si je pouvais retourner en arrière et dire à mon moi de 29 ans que cela va arriver, je lui dirais de ne pas stresser, de ne pas être trop anxieuse. Tout finira par bien se passer.

Bryce : Oui. Et cela nous a permis de rencontrer des célébrités comme vous, Rob. Incroyable!

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Rob : J’espère que vous êtes meilleur que moi! Maintenant, j’aimerais aborder plus en détail de la pandémie et du concept d’indépendance financière et de retraite anticipée dans un instant. Mais d’abord, personnalisons un peu. Combien de personnes ont pris ce chemin? Quelles sont leurs caractéristiques?

Bryce : En fait, je ne le sais pas exactement. Ce mouvement de niche est né il y a dix ou quinze ans. Puis, il a pris de l’ampleur et a attiré l’attention des grands médias. Il y a maintenant beaucoup plus de gens qui le connaissent, en particulier les médias grand public. On ne pourra sans doute jamais dire que c’est devenu un courant dominant. Mais sa popularité grandit de jour en jour.

Rob : Beaucoup de sceptiques se sont exprimés au début de la pandémie, pour dire : « Je vous l’avais dit. Comment pouvez-vous vivre de vos placements alors que les bourses s’effondrent? » Comment les choses ont-elles tourné pour vous?

Kristy : En fait, c’est un test idéal pour ce concept. Quand nous avons pris notre retraite, les gens qui n’y croyaient pas disaient que lorsque le marché baissera, tout le monde sera perdant. Ils se trompaient. Non seulement nous n’avons rien perdu, mais les membres du mouvement de l’indépendance financière ont été parmi les rares à s’en sortir pendant la pandémie. Entre autres, ils n’ont pas eu à s’inquiéter de perdre leur emploi ou des fermetures généralisées.

Bryce : En général, lorsque la bourse baisse, le marché de l’emploi suit en général de près. Donc, si vous comptez sur votre portefeuille d’actions, sa valeur va évidemment baisser. Mais si vous structurez correctement vos finances de façon à ne pas dépendre des fluctuations quotidiennes du marché boursier, tout ira bien. Parce qu’au départ, vous avez réussi à mettre de l’argent de côté pour acquérir votre indépendance financière. Mais si vous êtes comme beaucoup de Canadiens, notamment les habitants de Toronto, qui mettent tout leur argent dans leur maison et comptent sur leur revenu d’emploi, quand l’emploi disparaît, tout s’écroule. En cas de récession, tout le monde est touché, mais ce sont les adeptes de l’indépendance financière qui s’en tirent le mieux.

Rob : Mais vous vivez de vos revenus de placement. Et s’il arrivait quelque chose à certains de vos investissements qui génèrent des revenus, en théorie, vous pourriez avoir des problèmes, non?

Bryce : Oui. Mais curieusement, comme les rendements des dividendes n’ont pas diminué autant que je le pensais, surtout au début de la pandémie, alors que les gouvernements ont instauré des programmes de relance et des aides au revenu pour les entreprises et leur ont dit, ensuite : « Si vous choisissez de bénéficier de ces programmes, vous ne pourrez pas verser de dividendes. » J’étais persuadé que cela aurait un impact énorme sur les dividendes, mais je n’ai rien remarqué de significatif. Je pense que les dividendes pour 2020, par rapport à mes prévisions, ont été réduits d’environ 5 %. Pour comparaison, en 2008, les dividendes avaient été réduits de quelque 10 % dans notre portefeuille. Il n’y a donc pas eu d’énorme perte de revenu. Or, pendant ce temps, les gens qui dépendaient de leur revenu d’emploi ont pu passer de 100 à 0 %.

Rob : Je voudrais maintenant passer à ce que la pandémie a signifié pour le concept de l’indépendance financière. Il me semble que ce concept est plus attrayant que jamais, parce que l’économie semble fragile et que les gens sont très vulnérables quant à l’emploi et au revenu. De votre point de vue, pensez-vous que la pandémie a réellement fait plus pour promouvoir le concept d’indépendance financière?

Kristy : Eh bien, à en juger par la hausse de 25 % de la fréquentation de notre blogue cette année, je dirais qu’il y a certainement plus d’intérêt pour ce concept. Auparavant, les gens croyaient le concept irréaliste en période de marché baissier. Ils nous disaient que nous avions eu de la chance, c’est tout, parce que les marchés avaient eu un très bon rendement. Alors qu’en fait, c’est le test idéal, qui prouve de façon logique que, même en période de récession, comme nous le disions tout à l’heure, nous pourrions en fait vivre de nos dividendes sans rien vendre et sans nous soucier de l’augmentation ou de la diminution de notre capital. Ce n’est pas tout : pendant une récession, le coût de la vie diminue. Ainsi, cette année, nous n’avons dépensé que 34 000 $, même si nous avons passé la majeure partie de notre temps à Toronto pour des raisons familiales, et alors que nos dividendes ont été d’environ 38 000 $. Nous pouvons donc même faire des économies pendant une récession. Je pense que cela rend le concept plus attrayant encore. S’il a été mis à l’épreuve pendant une période de ralentissement, on ne peut pas dire que tout était basé sur la chance.

Rob : Et l’idée que la pandémie a révélé la fragilité de l’économie, la fragilité de nos vies? L’indépendance financière donne le contrôle aux gens. Pensez-vous que les gens vont opter pour ce concept parce qu’ils veulent prendre le contrôle financier de leur vie? Ils ne veulent plus être à la merci des cycles économiques, des catastrophes économiques dont vous parliez, Bryce. Le concept d’indépendance financière prendra-t-il tout son sens dans le monde post-pandémie? J’espère que nous allons bientôt passer à autre chose.

Bryce : Je pense que nous avons appris que les gouvernements et les banques du monde savent comment renflouer le marché boursier et renflouer très rapidement les actifs financiers. Ce qu’ils ont encore du mal à trouver, c’est la façon de régler le problème sous-jacent de la pandémie. Dans une telle situation, il est logique d’arrimer votre vie financière aux marchés financiers plutôt qu’au marché de l’emploi, car nous savons comment remédier à une correction vraiment brutale et effrayante sur les marchés financiers. En revanche, nous ne savons toujours pas comment remédier à une correction vraiment brutale et effrayante sur le marché de l’emploi.

Rob : C’est bien sûr intéressant de concentrer la discussion sur l’aspect financier. Mais qu’en est-il de l’aspect spirituel, de la liberté?

Bryce : Je fais vous raconter quelque chose. L’événement marquant du début de cette année, pour moi, c’est le diagnostic de cancer du cerveau de mon père. Ce fut un choc terrible, car mon père était, et est encore, l’une des personnes les plus en santé et les plus en forme que je connaisse. La pandémie commençait à peine. Et si j’avais dû vivre cela et, en même temps, me préoccuper de la perte de mon emploi, la situation aurait été dix fois plus difficile. Le concept d’indépendance financière nous a donné l’espace et le temps de traiter les nouvelles et, plus important encore, de passer du temps avec les gens que nous aimons. Parce qu’en fin de compte, nous ne savons pas combien de temps il nous reste. L’un d’entre nous peut être renversé par une voiture demain. Ce qui me frustre toujours, c’est quand les gens, et nous nous distinguons particulièrement dans ce domaine ici, à Toronto, vendent d’une certaine manière leur temps en contractant une hypothèque qui peut durer jusqu’à vingt-cinq ou trente ans. Ils tiennent pour acquis qu’ils auront tout le temps nécessaire pour rembourser et faire toutes sortes de choses. Or, on ne sait jamais combien de temps il nous reste. Les événements de cette année m’ont vraiment fait comprendre que le temps est la seule ressource qui compte. L’argent n’a aucune importance. Ce n’est qu’un morceau de papier. Ce qui donne son importance à l’argent, c’est ce que nous choisissons d’en faire.

Rob : Grâce au concept d’indépendance financière, vous avez pu passer du temps avec votre père. Je suis vraiment désolé d’apprendre ce diagnostic. Comment va-t-il?

Bryce : Étonnamment bien, en fait. Le début de cette année a été une période vraiment effrayante, vous vous en souvenez. Les hôpitaux fermaient, les services de soins intensifs se remplissaient. Et tout à coup, il y a eu le choc de ce diagnostic. Il aurait été dévastateur en temps normal, il l’était encore plus en raison de cette période. Nous ne pouvions pas nous permettre d’attendre quelques mois pour nous en occuper. Mon père avait besoin d’être opéré. Il avait besoin d’aller en chimio. Il avait besoin de radiothérapie tout de suite. Ma mère est pharmacienne et elle connaît très bien le système médical ontarien, alors nous avons tout réussi à faire entrer mon père, juste à temps avant que tout commence à fermer. Je suis heureux de vous annoncer qu’il n’a plus de symptômes. Nous croisons tous les doigts. Il va bien, c’est incroyable.

Rob : C’est formidable, Bryce. Il me semble que quand on parle de télétravail et de tout ce que nous faisions l’année dernière, cela fait presque penser que le monde a basculé d’une manière qui rend le concept d’indépendance financière et de retraite anticipée beaucoup plus réaliste. Il est beaucoup plus facile de commencer à mettre de côté l’argent nécessaire à la constitution d’un fonds de retraite, d’un fonds de retraite anticipée, qu’il ne l’était il y a douze mois par exemple.

Kristy : J’appelle cela l’austérité forcée. C’est le seul petit, très, très petit côté positif de la pandémie. En effet, nous ne pouvons aller nulle part. Nous n’allons pas à notre lieu de travail, c’est probablement mieux pour l’environnement aussi. Aucune installation sportive n’est ouverte. Les restaurants sont fermés. Alors, il n’y a rien d’autre à faire qu’être financièrement responsable. Les gens ont appris à être vraiment créatifs, sans la possibilité d’aller au restaurant. Ils ont appris à faire la cuisine. Ils sont devenus meilleurs cuisiniers. Dans notre cas, en tout cas, nous n’avons jamais passé autant de temps à la maison. Et nous avons appris à nous entraîner à la maison. On ne peut pas vraiment le faire ailleurs, et cela aussi fait économiser de l’argent. La nécessité est la mère de la créativité. La pandémie nous a tous appris à être créatifs et à être financièrement responsables.

Rob : J’ai observé une chose à propos du concept d’indépendance financière et de retraite anticipée, au fil des ans : certaines personnes ne le supportent pas. Ils se sentent obligés de dire pourquoi cela ne peut pas fonctionner. Que pensez-vous de ces gens?

Bryce : Cela doit être lié au fait que nous faisons délibérément des choix différents des leurs. Et ils sont irrités que cela marche si bien pour nous. Dans le cas des Canadiens, ils prennent ombrage du fait que notre message est de ne pas acheter de maison, surtout à Toronto, à Vancouver ou dans une autre région où les prix sont si élevés. Nous subissons toutes sortes d’assauts de la part des agents immobiliers, entre autres, qui nous font croire qu’il faut contracter une énorme hypothèque et tout mettre dans un seul actif. Aux États-Unis, l’endettement des étudiants est un sujet de préoccupation central. Pour ne pas avoir d’énormes dettes d’études, nous avons choisi l’Université de Waterloo, qui offrait un programme permettant de travailler pendant nos études. Cela peut agacer certaines personnes. Les Américains, pour leur part, s’offusquent aussi du fait que nous disons que les soins de santé ne constituent pas un enjeu majeur, en dehors des États-Unis. Évidemment, aux États-Unis, les soins de santé sont un problème gigantesque, et il est souvent lié à l’emploi. Alors oui, effectivement, nous subissons de nombreux assauts, pour toutes sortes de raisons. La nature de ces assauts dépend de leur origine, et des motivations de leurs auteurs.

Rob : Maintenant, j’aimerais que nous parlions de l’accession à la propriété et du concept d’indépendance financière et de retraite anticipée. Sont-ils mutuellement exclusifs? Avez-vous la possibilité de posséder une maison?

Bryce : Quand vous vivez dans une ville comme Toronto, on vous a en quelque sorte conditionné à penser que le logement doit être cher, parce que les gens qui vivent ici sont habitués à des cabanes à un million de dollars qui tombent en ruine. Or, se loger ne coûte pas forcément aussi cher ailleurs.

Kristy : Beaucoup de nos connaissances, dans la communauté de l’indépendance financière, possèdent des maisons et sont à la retraite. Un couple a acheté une maison en Caroline du Nord pour 108 000 dollars. Donc, ces deux aspects ne sont pas mutuellement exclusifs. Il s’agit par contre de ne pas acheter une maison trop chère et d’éviter que tout votre argent soit piégé dans un seul actif qui ne vous apportera aucun revenu au moment de votre retraite.

Rob : La pandémie est très utile pour cela. Par exemple, il est possible de déménager à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, où les maisons sont très abordables, tout en conservant son travail. C’est le meilleur des deux mondes!

Bryce : Cela fait déjà un certain temps qu’on parle de nomadisme numérique. Mais tout le monde croyait que ce n’était valable pour certains domaines précis. Et puis, il y a eu l’année 2020. Tout d’un coup, tout le monde fait l’expérience du travail à domicile. Mes anciens collègues ne sont pas retournés au bureau de toute l’année. Cela pourrait même devenir permanent. Cela ne va peut-être pas devenir permanent pour tout le monde, mais pour beaucoup de travailleurs qui peuvent travailler à distance, c’est beaucoup moins cher et beaucoup plus efficace. Nous assistons à une transformation culturelle majeure. Pas seulement au Canada, dans le monde entier. Bien au-delà de la nature du travail et de la question de savoir s’il vous lie à un lieu précis. Tout le monde supposait que c’était la réalité, ce n’est plus vrai. En ce moment, à Toronto ou à San Francisco, et partout où il y a une forte concentration de travailleurs dans le domaine de la technologie, tout le monde regarde autour de soi en se demandant pourquoi ils sont là. Aujourd’hui, la Californie est ravagée par des incendies la moitié de l’année. Tout y est ridiculement cher. Il y a des risques d’ouragans et de tremblements de terre. Alors, pourquoi sommes-nous ici? Nous assistons donc à un changement culturel brutal de la nature du travail. Travailler, qu’est-ce que cela signifie? Forcément, il y a de nombreuses réponses différentes.

Rob : Vous en avez parlé tout à l’heure, j’aimerais revenir sur l’idée que le concept d’indépendance financière et de retraite anticipée est une sorte de mouvement de protestation économique, surtout parmi les milléniaux et les membres de la génération Z, qui vivent dans une économie qui, de plus en plus, ne leur offre que des emplois précaires sans régime de retraite ni avantages sociaux. Il n’y a aucune loyauté de l’entreprise envers l’employé. Croyez-vous le concept d’indépendance financière et de retraite anticipée est un moyen de lutter, de dire : je serai maître de mon destin, je travaillerai vraiment dur, et j’accumulerai suffisamment d’actifs pour être indépendant et travailler comme je le veux?

Bryce : Oui, c’est un peu par là que nous sommes passés. L’employeur de Kristy, une très importante entreprise de la finance, faisait des milliards de dollars de bénéfices chaque trimestre, ce qui ne l’empêchait pas d’annoncer des licenciements. Nous avons compris que cela ne dépendait ni de la performance de l’entreprise, ni de la conjoncture économique. Il n’y a aucune loyauté de l’entreprise envers l’employé, alors pourquoi serions-nous loyaux envers notre employeur? Et maintenant, avec la précarité des emplois, cette absence de loyauté n’a jamais été aussi frappante. Au début, nous avons donc cherché un moyen de reprendre le contrôle de nos vies personnelles. Ensuite, nous avons lancé le blogue. Et nous avons réalisé que beaucoup de gens sont dans la même situation.

Rob : Je voudrais parler un peu de la façon de mettre en œuvre le concept, de devenir financièrement indépendant et de prendre une retraite anticipée pour ceux qui le souhaitent. Il faut souligner ici qu’il ne s’agit pas forcément de cesser complètement de travailler à 35 ans. Vous pouvez prendre une retraite progressive, ou travailler un peu à temps partiel. Cela peut être n’importe quelle combinaison de temps de travail et de loisirs. Combien de temps faut-il pour accumuler assez d’actifs pour pouvoir se le permettre financièrement? Et aussi, et c’est plus une question pour vous, Kristy, combien de temps vous a-t-il fallu pour accumuler suffisamment d’argent pour pouvoir dire que vous n’auriez plus à travailler?

Kristy : Il nous a fallu presque neuf ans. Cette durée varie selon la personne au sein de notre communauté. Cela dépend de votre taux d’épargne. Beaucoup de gens prétendent qu’il faut être ingénieur, ou avoir un salaire à six chiffres. Pourtant, il y a des gens qui ne gagnent pas autant et qui y sont arrivés plus rapidement, grâce à un taux d’épargne plus élevé. C’est bien évidemment plus facile si vous avez un salaire plus élevé. Mais comme nous le savons, les gens qui gagnent beaucoup d’argent n’épargnent pas forcément tout. Devenir financièrement indépendante, c’était particulièrement important pour moi, après mon enfance dans la pauvreté en Chine. Je ne voulais plus jamais être pauvre. Cela m’a donc vraiment poussée à être financièrement indépendante et à ne plus avoir à dépendre d’un emploi, à ne pas dépendre du gouvernement. La pandémie nous a prouvé qu’il ne faut pas se fier à son emploi. Tout peut arriver, on n’y peut rien. Pour nous, c’était donc la façon la plus logique de devenir financièrement indépendants.

Rob : Vous parlez à beaucoup de gens qui sont devenus financièrement indépendants. Combien de temps leur a-t-il fallu? Combien de temps cela prend-il généralement aux gens? Est-ce que c’est dix ans pour certains, et 20 pour d’autres? Je veux que les gens sachent qu’ils peuvent en quelque sorte personnaliser leur plan. Il n’est pas nécessaire que ce soit neuf ans, ou cinq ans. Cela peut être 20 ans. Que font les gens?

Kristy : Il y a des lecteurs qui nous ont écrit à ce sujet. Ils n’ont pas du tout l’intention de prendre leur retraite. Par contre, ils veulent moins travailler. Ils aiment vraiment leur travail, mais ils veulent juste plus de liberté, plus de temps pour être avec leurs enfants et leur famille. Donc pour eux, cette durée pourrait être de 15 à 20 ans par exemple, et cela leur ira parfaitement. Certains essaient de raccourcir ce délai autant qu’ils le peuvent parce que, même s’ils aiment leur travail, ils veulent le quitter pour des raisons de santé. Dans ce cas, cinq années pourraient suffire. D’autres ont même créé une activité secondaire, parce qu’ils ont acquis des compétences qui leur permettent de produire de la valeur en ligne. Ils sont devenus rédacteurs indépendants ou coachs d’affaires en ligne. Cela leur permet d’atteindre plus rapidement leur objectif d’indépendance financière, au moins partielle. Peut-être qu’ils n’économisent pas la totalité du montant pour couvrir toutes leurs dépenses. Ils mettent la moitié de côté, et ils couvrent la moitié de leurs dépenses avec leur portefeuille. Mais l’autre moitié est prise en charge par leur activité connexe. Ainsi, chacun peut choisir sa propre voie, en fonction de sa situation et selon qu’il aime ou non son travail et la liberté d’action qu’il lui laisse.

Bryce : Oui, l’indépendance financière est loin d’être une situation binaire. C’est une sorte de spectre. Il y a donc de nombreuses façons d’atteindre l’indépendance financière. Elle peut d’ailleurs être partielle. Nous avons aussi parlé de l’indépendance financière nomade, pour laquelle vous mettez de l’argent de côté en travaillant dans une ville où les coûts et les revenus sont élevés, comme Toronto, New York ou San Francisco. Il y a aussi des gens qui décident quelque chose de typiquement américain, qui se construisent une cabane en bois rond au milieu de la forêt, et y vivent pour pratiquement rien.

Rob : Il y a tant de façons d’arriver à l’indépendance financière. Maintenant, je veux vous poser une question concrète centrale. Quels placements avez-vous choisis pour constituer votre capital, et pour le conserver une fois l’indépendance financière acquise?

Bryce : Surtout des FNB indiciels. Ce sont nos principaux placements. Nous donnons les noms et les symboles sur notre blogue. Il s’agit surtout de fonds indiciels qui suivent soit le marché boursier américain, la Bourse de Toronto, le marché obligataire ou le marché international. Et pour investir, nous passons par iShares Vanguard, ou, étonnamment, par BMO.

Rob : Je voudrais terminer en vous demandant quels sont vos plans pour profiter de votre indépendance financière une fois la pandémie terminée.

Kristy : La pandémie a montré que le concept d’indépendance financière résiste très bien aux ralentissements économiques. Et même nous n’avons pas pu opter pour des villes où la vie n’est pas chère à cause de la pandémie, nous pouvons rester à Toronto pour beaucoup moins cher que ce que nous pensions. Je n’avais jamais réalisé qu’en fait, nous payons pour travailler. Ne pas avoir à travailler, ne pas avoir à faire la navette, ne pas avoir à faire nettoyer ses vêtements, ne pas avoir à aller chercher des plats à emporter, jour après jour, parce qu’on n’a pas le temps de cuisiner. Tout cela permet d’économiser beaucoup d’argent. Je pense donc que l’avenir s’annonce très bien. Si nous devons rester ici pour notre famille, nous serons très heureux. Et si nous pouvons recommencer à voyager lorsque ce sera sécuritaire, nous pourrons le faire aussi. Nous aurons le choix. Nous analyserons la situation et prendrons nos décisions au fur et à mesure.

Rob : Merci à Kristy et Bryce d’avoir accepté de discuter avec nous. Ils prouvent de façon éloquente que le concept d’indépendance financière peut permettre une vie plus épanouie. Pour conclure, voici ce que je retiens de cet épisode. Pensez au concept d’indépendance financière et de retraite anticipée comme un moyen de mieux contrôler vos finances dans votre vie. Vous devez être conscient de l’impact de vos dépenses actuelles sur votre liberté financière future.

Roma : Merci d’avoir écouté cet épisode de Test de résistance. Je m’appelle Roma Luciw.

Rob : Et je suis Rob Carrick. Cette émission est produite et montée par Amanda Cupido, le mixage et le montage sont assurés par TK Matunda. Notre productrice exécutive est Kiran Rana.

Roma : Si vous avez aimé ce que vous avez entendu, n’oubliez pas de vous abonner. Partagez ou laissez un commentaire sur Apple Podcasts. Nous adorons lire vos commentaires. À bientôt!

Publicité : Cette baladodiffusion vous a été présentée par Investissements RPC, spécialiste de la gestion de placements. Nous avons pris l’engagement de contribuer à l’éducation financière des jeunes Canadiens, notamment en diffusant de l’information sur notre rôle pour assurer la pérennité du RPC. Pour en savoir plus, consultez le site investissementsrpc.com.

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