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You had your best-laid plans and then COVID-19 came along and hammered the entire economy. But you’ve got this – if you have the right information. Join Rob Carrick and Roma Luciw on Stress Test, a podcast guiding you through one of the biggest challenges your finances will ever face.

Rob : À cause du coût élevé du logement, beaucoup de jeunes Canadiens emménagent ensemble pour partager les frais, dont le loyer. Mais que se passe-t-il si lui est dépensier, mais qu’elle préfère épargner? Et si l’un des partenaires gagne beaucoup plus que l’autre, ou si l’un d’eux a plus de dettes? Dans l’épisode d’aujourd’hui, nous allons voir comment les couples peuvent éviter de se quereller à propos de l’argent.

Roma : Bienvenue à Test de résistance, série de baladodiffusions du Globe and Mail qui se penche sur la façon dont la pandémie a transformé les règles des finances personnelles pour les membres de la génération Z et pour les milléniaux.

Rob : Je m’appelle Rob Carrick, je suis chroniqueur financier au Globe and Mail.

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Roma : Et je suis Roma Luciw, rédactrice en chef de la rubrique des finances personnelles du Globe and Mail. L’épisode d’aujourd’hui est consacré aux conflits d’argent au sein des couples. L’argent peut être une énorme source de litige dans une relation. Si vous n’êtes pas sur la même longueur d’onde dès le début, vous pourriez avoir de gros problèmes. Dans votre cas, Rob, quel genre de relation financière avez-vous avec votre épouse?

Rob : Je dirais que c’est moi qui prends à peu près toutes les décisions financières, mais c’est plutôt normal puisque je travaille dans le domaine des finances personnelles. Vous savez, je me souviens des premiers jours de notre relation, au moment d’emménager ensemble, quand nous avons dû décider comment partager le loyer de l’appartement que nous louions, et comment partager les autres dépenses. Nous avons un peu tâtonné, mais nous avons fini par trouver notre rythme. Et ça a marché. Voici ce que nous avons fait. J’ai ouvert un compte de chèques pour nous deux, pour que nous puissions y déposer notre paie, et payer toutes nos factures. En plus, nous retirions de l’argent de chacun de nos chèques de paie pour le déposer dans nos propres comptes personnels. Nous avions donc le meilleur des deux mondes : un compte conjoint et nos comptes individuels.

Roma : C’est intéressant. Notre organisation est similaire, mais en même temps différente. Mon mari et moi avons des comptes séparés dans lesquels nos paies sont déposées. Nous avons aussi un compte conjoint, mais ce n’est pas celui-là que nous utilisons pour nos opérations bancaires quotidiennes. Une fois que nos chèques de paie sont déposés dans nos comptes séparés, nous nous partageons ce que chacun de nous paie selon une entente précise. Je ne sais plus exactement comment nous en sommes arrivés à cette situation. Nous ne nous sommes jamais assis pour nous dire : « Je paierai ceci, tu paieras cela. » Cela s’est fait petit à petit, au cours des 15 ou 20 dernières années. L’un paie l’hypothèque, l’autre les frais de garde d’enfants et de garderie et les dépenses liées au logement. Nous nous parlons régulièrement d’argent, mais ce n’est pas systématique, tous les mois à date fixe par exemple, pour comparer nos comptes. Nous considérons que notre argent est commun, mais chacun a ses propres comptes. Ce système marche bien pour nous.

Rob : Selon moi, l’une des choses les plus difficiles à faire, pour les nouveaux couples, c’est de ne pas juger les dépenses de l’autre. Ce qui semble être une dépense parfaitement valable pour l’un des partenaires peut être une folie pour l’autre. L’un peut penser que les vacances ne devraient pas coûter plus qu’une certaine somme, l’autre croit qu’il faudrait dépenser trois fois plus, sinon vous ne vous amuserez pas et que cela ne vaut pas la peine. Je crois que les couples doivent se mettre d’accord sur ce qui constitue une bonne dépense. Si nous achetons une maison, combien devons-nous dépenser? Devons-nous dépenser tout ce que nous pouvons? Ou pas? Si nous prenons des vacances, est-ce que nous allons jusqu’à la limite de notre carte de crédit pour nous payer du bon temps, ou devons-nous vivre selon nos moyens? Ce sont là des questions fondamentales que ma femme et moi nous sommes posées au début, et cela nous a vraiment aidés à aplanir les difficultés pour la suite de notre vie.

Roma : Heureusement, mon mari et moi sommes en général plutôt d’accord sur les questions d’argent. Nous avons bien sûr nos petites divergences. Disons que je suis plus réticente à l’égard de l’endettement, et que mon mari est plus ouvert à l’idée de s’endetter de façon raisonnable. Aucun de nous n’hésite à faire une folie si c’est quelque chose que nous désirons vraiment. Vous savez, la vie est courte. Il faut vivre.

Pour cet épisode, j’ai essayé de penser à une grosse, une énorme dispute au sujet de l’argent que nous avons eue. Et je n’ai rien trouvé. Je crois que notre mariage fonctionne bien, entre autres parce que nous sommes d’accord sur la façon de dépenser. Aucun de nous n’est un passionné de voitures coûteuses. Désolée, je pense que j’ai déçu Rob! En ce moment, aucun de nous n’est particulièrement obsédé par le logement. Nous avons quelques loisirs qui nous amènent à dépenser un peu. Les enfants coûtent évidemment très cher, mais la plupart de nos dépenses discrétionnaires sont consacrées aux voyages. Nous voyagions déjà tous les deux avant de nous rencontrer. C’est une priorité pour nous. Nous planifions un grand voyage chaque année, avec les enfants. C’est un plaisir que nous adorons nous payer et qui nous a unis au fil des ans, au lieu de nous diviser.

Rob : Oui, je déteste dire cela aux auditeurs, car cela a l’air vraiment ennuyeux, mais ma femme et moi sommes très semblables. Nous avons des points de vue assez similaires sur les dépenses, l’épargne et les dettes. La seule différence, c’est que ma femme nous encourage à l’occasion à puiser dans nos économies pour faire quelque chose de vraiment spécial. Je ne l’ai jamais regretté. Je me suis souvent dit qu’il vaudrait peut-être mieux épargner cet argent. Mais rétrospectivement, j’étais toujours content d’avoir fait ces dépenses, comme le disait Roma, pour faire des voyages mémorables. Nous l’avons fait plusieurs fois, avec et sans nos enfants. Ces souvenirs en valaient vraiment la peine.

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Roma : Se disputer au sujet de l’argent, ce n’est évidemment pas nouveau. Mais la pandémie a empiré les choses. Nous allons nous pencher sur ce sujet dans l’épisode d’aujourd’hui.

Rob : Nous parlerons de la façon dont les gens font face à ce problème avec une planificatrice financière de la New School of Finance.

Roma : Mais pour commencer, nous allons parler à un avocat de trente-huit ans qui est sur le point d’emménager avec sa partenaire. Ils se sortent ensemble depuis cinq mois et ils commencent à réaliser qu’ils ont des habitudes de dépenses très différentes. Nous en parlerons juste après la pause.

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Roma : Andrew et sa petite amie, qui a trente-quatre ans, sont tous les deux avocats, et chacun loue un appartement d’une chambre dans le centre-ville de Toronto. Ils se sont rencontrés l’été dernier grâce à une application de rencontre. Ils sont l’incarnation même du couple de la pandémie. Et même s’ils ne se fréquentent que depuis quelques mois, ils commencent à chercher un appartement à louer ensemble.

Andrew : La pandémie a un peu précipité les choses et nous avons passé beaucoup de temps chez l’un ou chez l’autre. Et nous aimerions économiser sur le loyer ou trouver un logement un peu plus grand. Nous ne nous sentons pas totalement à l’aise, car nos deux appartements sont plutôt petits.

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Roma : En parlant de ce qu’ils seraient prêts à dépenser en loyer, ils ont vite réalisé que leurs budgets étaient très différents. Andrew paie actuellement 1 500 dollars par mois en tout, et sa partenaire environ 2 200.

Andrew : Mon premier réflexe était de dire que nous pouvons tout simplement vivre dans l’un de nos appartements d’une chambre et partager le loyer. Mais après avoir essayé cette solution ces derniers temps, l’appartement a commencé à me sembler un peu petit. Nous devrions donc sans doute chercher un appartement de deux chambres. Les appartements de trois chambres sont probablement un peu trop chers pour nous. Pour un appartement de deux ou trois chambres, selon l’endroit et compte tenu de notre budget, il faut prévoir entre 2 800 et 3 300 dollars, au maximum. Si je pouvais, j’aimerais continuer à payer à peu près le même loyer. L’idéal serait qu’elle puisse payer la même chose que moi. Mais vous savez, si ce n’est pas possible, alors je pense que nous serions prêts à dépenser un peu plus pour avoir un peu plus d’espace.

Roma : Andrew admet qu’il gère ses finances personnelles comme s’il était encore étudiant, même s’il a terminé ses études il y a plus de dix ans. Il n’a plus de dettes d’études, mais il surveille scrupuleusement son budget avec Mint et continue à surveiller ses dépenses beaucoup plus que sa petite amie.

Andrew : Nous étions partis en randonnée pour mon anniversaire. Sur le chemin du retour, nous étions tous les deux vraiment fatigués et nous n’avions pas envie d’aller faire les courses et de préparer le repas. Elle a donc eu l’idée d’utiliser mon application UberEats pour commander un repas pour nous deux. Le problème, c’est que je n’ai pas UberEats. Ça, elle ne l’a pas compris. C’est pourtant simple, je n’utilise pas cette application. Pas de problème, a-t-elle dit, je vais utiliser mon téléphone pour commander. Je me suis dit que je n’étais pas tout à fait normal! Il faut vraiment que je télécharge et que j’utilise ce service, comme les autres, pour gagner du temps.

Roma : C’est leur différence d’attitude en matière de dépenses alimentaires qui a été la plus évidente au début. Mais lorsqu’ils ont commencé à mieux connaître leurs finances respectives et à parler d’avenir, Andrew explique que ces différences se sont étendues à d’autres domaines.

Andrew : L’un des sujets les plus importants était de déterminer comment, si nous avions une famille, nous pourrions continuer à faire face à nos obligations professionnelles. Nous parlions de ce sujet, et ma petite amie a évoqué l’idée d’embaucher quelqu’un pour nous aider à court terme, pour s’assurer que nous pourrions tous les deux poursuivre nos carrières. J’avoue que c’est une chose à laquelle je n’avais jamais pensé auparavant. J’avais en quelque sorte supposé que nous allions tous les deux jongler pour continuer à travailler tout en nous occupant des enfants. Je comprends que le temps est précieux et qu’il pourrait être intéressant d’engager quelqu’un à court terme pour nous aider. Je n’y avais jamais pensé, mais je suis plus ouvert à cette idée qu’avant, maintenant que j’ai eu le temps d’y réfléchir.

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Roma : Andrew et sa petite amie ont tous les deux des économies pour la retraite et n’ont pas de dettes importantes. Mais un facteur important pourrait dicter leur attitude pour les finances personnelles : il travaille dans le secteur public, et elle dans le secteur privé. Elle gagne environ cinquante mille dollars de plus que lui. Alors, comment s’est déroulée cette conversation?

Andrew : Oui, nous en avons parlé. Et nous n’avons pas encore pris de décision finale. Nous pourrions envisager un partage égal moitié-moitié, ou alors une proportion correspondant à la différence entre nos salaires. Nous n’avons pas encore pris de décision finale à ce sujet. Mais je pense que nous sommes tous les deux suffisamment raisonnables pour pouvoir en arriver à un partage équitable. Mon instinct me dit que si nous trouvons vraiment un endroit qui nous convient à tous les deux, notamment quant à la taille, nous nous arrangerons bien pour le prix.

Roma : Il dit qu’ils ont déjà fait des compromis tous les deux. Il a assoupli sa position au sujet des dépenses et elle a commencé à utiliser Mint pour suivre son budget. Mais en regardant vers l’avenir, il sait que c’est un moment étrange et que tout se bouscule un peu.

Andrew : Franchement, je suis vraiment heureux d’avoir rencontré quelqu’un, compte tenu de tous les défis, comme les premiers rendez-vous sur Facetime et la distanciation physique. Il n’est pas facile de rencontrer quelqu’un et d’avoir ces conversations délicates dans un délai relativement court. J’espère que notre histoire va continuer et que nous pourrons utiliser Mint ou d’autres outils pour suivre nos objectifs financiers et que nous trouverons un appartement qui nous plaira à tous les deux.

Roma : Un grand merci à Andrew, notre avocat de 38 ans, qui nous a raconté son histoire. Il n’est jamais facile de parler de ses finances. Et en parler au début d’une relation est encore plus angoissant. Donc, bravo à lui.

Rob : Je pense qu’Andrew et sa petite amie font exactement ce qu’il faut faire. Je ne sais évidemment pas du tout si leur relation va durer, mais si elle échoue, je ne pense pas que ce sera pour des raisons financières, parce qu’ils discutent de tous ces enjeux très tôt.

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Roma : Aucun de ces problèmes ne me semble insurmontable. Cela me semble être des aspects très courants que tout le monde doit régler. Je crois que vous avez raison, Rob. Ils en parlent. Ils y travaillent. Leur avenir est prometteur.

Rob : Nous savons qu’Andrew n’est pas le seul à vivre une telle situation. Comment les deux membres d’un couple peuvent-il partager leurs frais de subsistance lorsqu’il y a un important écart de salaire ou si l’un des membres a perdu son emploi? Nous allons demander à une experte de répondre à ces questions tout de suite après la pause.

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Rob : Nous allons maintenant parler à Liz Schiek, planificatrice financière agréée à la New School of Finance. Elle travaille avec beaucoup de jeunes couples qui essaient de gérer leurs finances. Allons droit au but.

Roma : Alors, pour mes parents et, j’ai l’impression, pour beaucoup d’autres couples de baby-boomers, le modèle était en quelque sorte qu’une personne s’occupait de l’argent et que l’autre partenaire la laissait faire. Chez les milléniaux et les membres de la génération Z, comment les couples traitent-ils ces aspects?

Liz : Les choses changent. J’allais utiliser le mot coopération, ou collaboration, et ce serait pertinent. Mais je pense aussi que les gens sont plus réticents à confier les rênes à une seule personne et ont peut-être moins tendance à faire finances communes. Chacun veut gérer son argent pour avoir une certaine autonomie. Bien sûr, cela dépend des rapports entre les gens. Je pense qu’en général, le désir de conserver une certaine autonomie financière est plus fort qu’avant.

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Rob : Quels sont les désaccords les plus fréquents en matière d’argent?

Liz : Ils sont nombreux! Il s’agit souvent de savoir comment et pour quoi dépenser son argent. Et en général, les divergences portent sur ce qui rend chacun heureux. Pour l’un des partenaires, cela vaut la peine de payer un service de ménage, une fois par semaine par exemple. Mais pour l’autre, cela peut sembler superflu ou stupide, ou même du gaspillage puisque ce sont des tâches que l’on peut faire soi-même. Nous parlons donc ici des dépenses en tant que telles. Mais il y a une autre chose que je vois souvent. C’est une différence marquée dans la situation financière des partenaires, dans la façon dont ils ont été élevés avec l’argent, la façon dont ils ont vécu leur vie financière jusqu’à la rencontre, et aussi parfois dans les différences de revenus ou d’endettement. Tout cela explique comment ces personnes se comportent avec l’argent de façon différente. Donc, les membres d’un couple peuvent se disputer sur leurs dépenses, sur leurs achats et sur leurs façons de dépenser. Mais il s’agit en général de quelque chose de beaucoup plus profond dans leur relation à l’argent.

Roma : Vous devez parfois avoir l’impression d’être une thérapeute.

Liz : En effet.

Roma : Parlez-nous de la plus grosse dispute au sujet de l’argent à laquelle vous avez assisté.

Liz : Les pires disputes au sujet de l’argent ne portent en fait pas sur l’argent. En réalité, l’argent n’est que le révélateur d’autres différends. Ces disputes peuvent être assez âpres. Elles peuvent même devenir cruelles, mais c’est heureusement très rare. Mais il arrive que dans nos bureaux, nous devions dire : « Attention, cela va trop loin. » Les gens peuvent devenir méchants. Alors, il faut faire une pause. Malgré tout, je dirais que le différend financier le plus courant et le plus important dont je suis témoin est causé par la différence de situation entre les partenaires. Il ou elle ne sait pas gérer son argent. Il ou elle a toujours des dettes. Il ou elle ne fait pas d’économies. C’est ce que l’autre partenaire peut voir ou peut penser. Et cela est intériorisé par celui ou celle qui a des dettes et qui n’économise pas. On en revient au fait que l’un des partenaires saurait gérer son argent, mais pas l’autre.

Mais en général, ce qui est important, c’est que leur situation n’est pas la même. Ainsi, le partenaire qui « sait gérer l’argent » gagne généralement beaucoup plus et est un peu privilégiée sur le plan financier, alors que l’autre gagne moins et a peut-être déjà des dettes. S’ils tentent d’être aussi égalitaires que possible, par exemple en partageant les dépenses à parts égales, égalité ne signifie pas équité. Cela peut même aggraver la situation. Si l’un des deux partenaires gagne deux fois moins que l’autre, mais partage les dépenses à parts égales, il n’a aucune chance. Et le couple vient me voir, avec des querelles qui intériorisent ces idées, par exemple que l’un des deux sait gérer l’argent. Je commence alors à faire des découvertes. Et si tout se passe bien, si les partenaires sont ouverts et font preuve de souplesse, à la fin de la réunion, ils me disent qu’ils n’avaient jamais compris que c’était pour cette raison qu’ils se sentaient ainsi. Cela n’a rien à voir avec le fait que quelqu’un est bon ou mauvais pour gérer son argent. Mais ils ne le voyaient pas clairement.

Rob : Comment la pandémie affecte-t-elle l’harmonie financière chez vos clients? Y a-t-il plus de solidarité? Plus de querelles? Y a-t-il de nouveaux sujets de dispute?

Liz : Cela varie. Nous constatons que les gens passent plus de temps, je pense, avec leur partenaire et leur famille que jamais auparavant. Il y a donc un manque d’espace ou de temps personnel, ou de temps pour réfléchir ensemble à tout cela et je pense que cela peut avoir un impact sur les désaccords ou les disputes qui peuvent survenir dans une relation. Mais je constate que pour beaucoup de nos clients, c’est peut-être la première crise financière vraiment importante qu’ils vivent ensemble. La plupart des personnes que nous avons rencontrées pendant cette pandémie sont soit totalement indemnes, ou se trouvent dans une situation très difficile, sans emploi, en train de vider leurs économies plus vite qu’elles le désirent. Il y a des gens qui sont plus en difficulté, qui vivent davantage de conflits. Je ne veux pas utiliser le mot « ressentiment », mais je constate que si un partenaire travaille, et pas l’autre, il y a un déséquilibre financier, une sorte de déséquilibre de pouvoir qui, avec le temps, commence à miner les deux partenaires.

Roma : Ces éléments sont intéressants. Andrew et sa partenaire disent qu’ils ont les mêmes divergences que tout le monde, en ce qui concerne façon de dépenser leur argent et d’épargner. Par exemple, l’un apporte son lunch au travail, alors que l’autre va au restaurant. Soit dit en passant, c’est aussi le cas de mon mari et moi. Comment, d’après vous, une personne qui a tendance à dépenser et une autre qui est plus économe peuvent-elles trouver un terrain d’entente? Comment combler le fossé?

Liz : Je pense que la clé, c’est de trouver avec eux les sujets sur lesquels ils peuvent s’entendre à ce sujet. Autrement dit, sur quoi sont-ils d’accord? Oui, nous voulons dépenser tant pour l’épicerie ou le transport en commun, ou nous aimons manger au restaurant tant de fois par semaine. Il faut trouver tous les points communs et déterminer combien d’argent chacun peut avoir chaque semaine, chaque mois ou à chaque chèque de paie, par exemple. C’est un peu comme de l’argent avec lequel ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Je pense que la clé, honnêtement, de l’harmonie et des bonnes relations, en matière de finances, c’est qu’il y ait un terrain d’entente, mais aussi une certaine liberté personnelle.

Rob : Liz, dans une vie de couple, quelles sont les causes de stress?

Liz : L’un des pires moments de stress, d’après mes observations, c’est celui de l’achat d’une maison. Il n’est pas rare de voir que l’un des partenaires veut étirer le budget le plus possible pour acheter la maison qu’il désire vraiment. Et que l’autre soit un peu plus réticente à prendre des risques. Je crois que ce stress est très fréquent. Comme pour toute décision financière importante, par exemple sur le moment où nous pourrons prendre notre retraite et le mode de vie que nous pourrons nous permettre. Et également comme pour les achats importants, une maison par exemple.

Rob : Pour poursuivre dans la même veine, comment concilier le fait que l’un des conjoints est prêt à pousser au maximum pour s’offrir la maison de ses rêves, alors que l’autre veut acheter une maison moins chère afin de garder une certaine marge de manœuvre financière?

Liz : Tout à fait. Dans ce cas, nous tentons de déterminer le maximum à recommander. Vous savez, je ne peux pas contrôler ce que les gens font réellement avec leur argent. Et je leur dirai : « Bien sûr, vous avez le droit de prendre les risques avec lesquels vous vous sentez à l’aise. Mais je vous conseille de ne pas dépasser le maximum absolu que vous devriez payer pour une maison actuellement, pour être encore en mesure de payer, entre autres, les frais de garde de vos enfants. Si vous prévoyez avoir des enfants ou si vous voulez encore pouvoir épargner pour votre retraite, autrement dit si vous ne voulez pas mettre tous vos œufs dans le même panier. C’est aussi le maximum que vous pouvez payer sans vous rendre trop vulnérable. » Cela revient bien souvent à plus que ce que le conjoint plus prudent est prêt à payer, mais moins que le conjoint qui veut vraiment aller le plus loin possible. Un juste milieu en quelque sorte. Je me base sur les chiffres, et le résultat est parfois un compromis, quelque part entre les deux.

Roma : Donc, au sujet du logement, Andrew et sa partenaire ne sortent ensemble que depuis quelques mois et ils parlent d’emménager ensemble. Le logement est vraiment très cher, pas seulement à Toronto, mais aussi à Vancouver et dans d’autres villes canadiennes. Les couples s’installent-ils plus rapidement ensemble, entre autres à cause du coût du logement élevé? Et quels sont les risques que cela comporte?

Liz : Nous l’avons observé ces dernières années à Toronto. Je crois que, surtout avec la pandémie, Andrew et sa partenaire sont loin d’être les seuls à réfléchir à cette décision. Lorsqu’un couple emménage ensemble, il y a toujours un risque. Certains couples emménagent très rapidement ensemble et s’en tirent très bien, d’autres attendent longtemps et ne parviennent pas à s’entendre. Peut-être accordons-nous trop d’importance au temps que les couples mettent avant d’emménager. En effet, je pense que la chose la plus importante est la communication. Si vous emménagez ensemble et estimez tous les deux que c’est un peu rapide, je pense que la meilleure chose à faire est d’en parler, d’établir un plan pour assurer la paix financière et de discuter de la part des dépenses de chacun, si vous partagez. Selon moi, le plus grave problème des couples qui vivent ensemble ou qui envisagent de le faire, c’est qu’ils ne parlent pas d’argent. Ce manque de communication provoque des conflits. C’est le contraire lorsque les gens communiquent. C’est vrai pour l’argent, mais ça l’est évidemment aussi pour le reste. Plus les couples parlent des sujets importants et comprennent ce qu’ils recherchent, mieux ce sera. Quand un couple emménage ensemble rapidement, le risque est qu’il n’a probablement pas appris à se connaître aussi bien qu’un couple qui se fréquente depuis des années. Et il peut donc être intéressant de prendre certaines habitudes, même si elles peuvent sembler triviales ou ennuyeuses, par exemple de se rencontrer tous les deux mois pour parler de finances, pour voir comment les choses se passent. Ce que les partenaires ressentent au sujet de la situation a vraiment une grande importance.

Rob : Liz, nous arrivons maintenant à la question classique sur le couple et les finances. Les partenaires doivent-ils fusionner leurs comptes de chèques, et n’en avoir qu’un, ou est-il préférable que chacun ait son compte de chèques et y dépose son salaire?

Liz : Nous avons des clients qui font tout ensemble, d’autres qui séparent tout. Dans un monde idéal, je pense qu’il est utile d’avoir une combinaison des deux, et d’avoir un compte conjoint pour payer les factures. En revanche, j’estime qu’il est essentiel de conserver une certaine autonomie financière, que chacun ait de l’argent personnel et en fasse ce qu’il veut. Le modèle que je recommande le plus souvent, si mes clients sont ouverts à cette possibilité, est d’avoir une combinaison de comptes conjoints et de comptes personnels. Je pense qu’il est vraiment important que les gens conservent une certaine liberté financière personnelle, une certaine sécurité aussi de savoir qu’ils ont leurs propres comptes, leur propre filet de protection et leurs propres cartes de crédit, et qu’ils soient conscients que leur cote de crédit ne cesse pas d’exister parce qu’ils sont en couple.

Roma : Vous avez dit tout à l’heure que le fait que l’un des membres du couple gagne plus d’argent que l’autre peut être une source de conflit. C’est le cas d’Andrew et de sa partenaire. Que faire dans une telle situation?

Liz : Je recommande habituellement de tenter de partager les dépenses de façon aussi équitable que possible. Proportionnellement aux revenus en quelque sorte. La plupart du temps, je constate que mes clients sont très disposés à le faire. Ils estiment cette méthode raisonnable et juste. En quelque sorte, nous disons, voici ce que nous partageons. Voici comment chacun va contribuer. Et voici ce qu’il restera. Ce n’est pas un partage des dépenses. Nous pouvons gérer cela individuellement. Comme bon vous semble. En général, si l’un des membres du couple gagne plus d’argent, il économise toujours plus et a plus d’argent personnel à dépenser, même s’il contribue davantage aux factures. En revanche, il est vrai que cela peut parfois être un peu difficile, car le partenaire qui gagne plus pourrait penser qu’il devrait avoir plus de liberté financière. Je crois qu’à ce stade, l’important est d’aborder la question en équipe.

Rob : Parlons des dettes. Si, lorsqu’un couple se forme, l’un des membres a beaucoup plus de dettes que l’autre, comment devraient-ils gérer la situation?

Liz : Je crois qu’il faut laisser les individus nous guider. Si un couple vient me voir et que les deux partenaires conviennent qu’ils ne veulent pas s’attaquer ensemble au problème des dettes de l’un des deux, par exemple parce qu’un partenaire ne veut pas payer pour les dettes de l’autre. Le partenaire qui a des dettes dit que c’est son affaire et qu’il veut s’en occuper lui-même. Dans ce cas, nous établirons un plan en conséquence. Mais la plupart du temps, le partenaire qui a des dettes ressent de la honte et de la culpabilité et a l’impression qu’il doit se débrouiller tout seul. L’autre partenaire dit souvent qu’il veut aider, car ils font partie de la même équipe. J’essaie en général d’être neutre dans une telle situation, et de demander quelles sont toutes les factures, y compris les paiements minimums pour les dettes, parce que les clients doivent s’y attaquer ensemble. En fait, c’est quelque chose que je vois souvent. Tout à l’heure, je parlais de déséquilibre entre le partenaire qui gagne plus et l’autre. L’un semble être bon avec l’argent, l’autre beaucoup moins. Cela s’explique souvent parce que cette personne traînait déjà des dettes du passé, pour toutes sortes de raisons. Et si nous ne traitons pas cela comme une partie des factures du ménage et de la manière de partager équitablement, alors c’est presque une condamnation. Car si la personne qui a des dettes doit payer sa part de toutes les autres factures, en plus de rembourser ses dettes, elle n’aura généralement pas assez d’argent pour vivre. C’est pourquoi j’essaie d’en tenir compte, autant que possible, si les gens y sont ouverts. Et j’essaie de les convaincre d’être ouverts : il faut s’attaquer à ce problème en équipe. C’est une facture du couple. Et nous la payons ensemble. Si le partenaire qui a ces dettes veut y mettre de l’argent en plus, tant mieux. Il peut le faire avec son argent personnel, avec lequel elle a une certaine marge de manœuvre.

Rob : J’aimerais vous demander comment découvrir si votre partenaire a de l’argent, des secrets, des dettes, des économies ou des investissements cachés. Mais d’abord, je me demande si vous pouvez nous dire si cela s’est déjà présenté dans votre pratique?

Liz : C’est arrivé, mais je le vois plutôt après coup, en général au moment de la rupture de la relation, lorsque l’un des membres du couple vient me voir, que ce soit après ou avant la rupture, mais si c’est avant il pense déjà à mettre fin à la relation et a réalisé que l’autre a beaucoup de dettes, ou beaucoup d’argent, et il n’était pas au courant.

Il est difficile de savoir ce qui se passe, de connaître la situation financière d’une personne, si elle ne fait pas preuve de franchise à ce sujet. C’est vraiment difficile. Vous savez, la principale chose que j’enseigne à mes clients, et que j’encourage, c’est qu’ils doivent s’assurer qu’ils maintiennent leurs propres finances sur la bonne voie. Je veux dire par là qu’ils doivent être conscients de ce que j’appellerais le risque d’abus financier, qui se produit lorsque quelqu’un nuit à votre solvabilité ou s’endette en votre nom ou pour un bien commun dont vous serez responsable. Ils doivent donc être très attentifs à certains indices et vérifier régulièrement leurs propres antécédents de crédit, entre autres pour découvrir quels types de comptes sont à leur nom.

Roma : Que pensez-vous des ententes de cohabitation, qui sont en fait des accords prénuptiaux pour les couples qui emménagent ensemble ou pour ceux qui vont se marier et éventuellement acheter un logement ensemble?

Liz : Je recommande souvent les ententes de cohabitation, en particulier si une personne possède déjà la propriété et que le partenaire va s’y installer pour qu’ils y vivent ensemble, ou si une personne a beaucoup d’argent qui va être donné. En fin de compte, je leur dis que c’est à eux de décider et que cela n’a rien à voir avec la relation. Je dis à tous mes clients que c’est une bonne idée de demander conseil à un notaire ou à un avocat et d’établir une sorte d’accord pour que tous deux soient protégés, parce que je pense que le risque va dans les deux sens. C’est un sujet délicat que les partenaires ne veulent pas aborder au moment d’emménager ensemble et de se marier. C’est pourquoi je pense qu’il est parfois utile que moi, tierce partie neutre, je recommande cette solution à tout le monde. Et la plupart y sont très favorables.

Rob : Merci à Liz d’avoir participé à notre discussion et de nous avoir fait bénéficier de ses conseils judicieux.

Roma : J’aimerais résumer les points à retenir pour tous ceux d’entre vous qui pourraient se retrouver dans une telle situation. Un : pour éviter les conflits d’argent dans le couple, mettez-vous d’accord sur une façon de structurer vos finances qui soit raisonnable et juste. Cette structure n’a pas à être égale, mais elle doit être équitable. Deux : parler des questions d’argent est tout aussi important pour les jeunes couples qui emménagent ensemble que pour les couples mariés plus âgés. N’oubliez pas que vous ne vous contentez pas de partager une adresse. Vous allez combiner vos finances. Ne remettez pas cette discussion à plus tard. Trois : établissez vos objectifs de vie et vos objectifs financiers communs. La meilleure façon de s’enthousiasmer à l’idée de s’attaquer à son endettement ou de mettre de l’argent de côté pour faire un grand voyage, acheter une voiture, avoir un bébé ou acheter une maison, c’est de le faire ensemble.

Rob : Merci d’avoir écouté cet épisode de Test de résistance.

Je suis Rob carrick.

Roma : Et je suis Roma Luciw. Cette émission est produite par Amanda Cupido, le mixage et le montage sont assurés par TK Matunda. Notre productrice exécutive est Kiran Rana.

Rob : Si vous avez aimé ce que vous avez entendu, n’oubliez pas de vous abonner. Partagez ou laissez un commentaire sur Apple Podcasts. À la prochaine!

Publicité : Cette baladodiffusion vous est présentée par Investissements RPC, qui œuvre dans le secteur de la gestion de placements. Nous nous sommes engagés à contribuer à l’éducation financière des jeunes Canadiens, notamment en diffusant de l’information sur le rôle que nous jouons pour assurer la pérennité du RPC. Pour en savoir plus, consultez le site investissementsrpc.

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