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You had your best-laid plans and then COVID-19 came along and hammered the entire economy. But you’ve got this – if you have the right information. Join Rob Carrick and Roma Luciw on Stress Test, a podcast guiding you through one of the biggest challenges your finances will ever face.

ROB : Étiez-vous prêts pour la crise de la COVID-19? Il existe un moyen de mettre vos finances à l'épreuve des crises. C’est de cela que nous allons parler aujourd’hui. Bienvenue à Test de résistance, la série de baladodiffusions du Globe and Mail dans laquelle nous nous penchons sur la façon dont la pandémie a transformé les règles des finances personnelles pour les membres de la génération X et pour les milléniaux. Je m’appelle Rob Carrick, je suis chroniqueur financier au Globe and Mail.

ROMA : Et je suis Roma Luciw, rédactrice en chef de la rubrique des finances personnelles du Globe and Mail. Comment la pandémie se passe-t-elle pour vous, Rob?

ROB : En fait, je me sens un peu mieux. On sent un certain optimisme, grâce à la réouverture, mais les gens vivent encore beaucoup d’incertitude à l'égard de leurs finances, surtout les jeunes.

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ROMA : Une chose n’est pas claire : les étudiants de niveau universitaire et collégial seront-ils physiquement présents dans les salles de classe l’année prochaine? Depuis sept ans environ, nous nous rendons dans les universités et les collèges pour discuter avec les étudiants de la façon de gérer leur argent. En fait, nous nous présentons à eux et, pour lancer la conversation, nous leur disons : « Voici votre chance d’obtenir des réponses impartiales à toutes les questions que vous vous posez sur l’argent. Nous ne sommes pas vos parents, nous ne sommes pas vos professeurs, nous n’essayons pas de vous vendre un produit ou un service. Nous avons des décennies d’expérience dans ce domaine. Alors, demandez-nous tout ce que vous voulez en matière d’argent. » Selon vous, quelles questions surprenantes nous ont-ils posées?

ROB : Nous constatons qu’il y a deux catégories d'étudiants. Premièrement, ceux pour lesquels tout est clair. En fait, ils sont tellement en avance qu’ils investissent et veulent des conseils sur les meilleures actions à acheter et la meilleure façon d’investir. Néanmoins, nous constatons que la plupart en sont en quelque sorte au niveau zéro des finances personnelles. Ils doivent mettre de l’ordre dans leurs affaires et s’assurer qu’ils ne paient pas de frais. Ils se lancent dans les cartes de crédit et se demandent par exemple quelle est la meilleure carte de crédit pour gagner des points.

ROMA : L’une des choses qui apparaît évidente lors de ces séances, c’est qu’ils n’ont pas beaucoup réfléchi à la façon de structurer leurs affaires bancaires. Pour ma part, je dois admettre que j’ai un compte à la coopérative de crédit qui se trouve au bas de la rue de mes parents. Ce n’est évidemment pas mon seul compte, mais je l’ai encore. Question honnête, Rob : avez-vous gardé un compte dans la même banque depuis votre enfance?

ROB : Tout à fait! En tant que chroniqueur de finances personnelles, j’ai tendance à collectionner les comptes bancaires. Et j’ai tendance à les garder. J’en ai donc une assez bonne collection. Mais oui, j’ai toujours ce compte à ma banque d’origine. Et j’ai remarqué chez les étudiants une tendance surprenante à faire leurs opérations bancaires de cette façon, au lieu d’opter pour les grandes applications et les banques en ligne qui existent. Je suis parfois surpris de voir à quel point ils sont réticents à cesser de faire ce que leurs parents faisaient ou ce qui était proche et à essayer quelque chose de nouveau et de meilleur.

ROMA : L’une des pires choses à faire, après avoir ouvert un premier compte de chèques parce que c'était la banque de vos parents ou parce qu’elle était située près de chez vous, est d’y laisser dormir de l’argent. Quel genre de conversations devons-nous avoir avec eux, afin de leur éviter cet écueil?

ROB : Je suis parfois surpris de voir que les gens n’ont pas encore saisi la grande pertinence du compte d'épargne à intérêt élevé. C’est un compte sans frais, vous pouvez transférer l’argent par voie électronique avec votre téléphone ou votre ordinateur de bureau, par exemple, quelle que soit la manière dont vous voulez effectuer vos opérations bancaires, les taux sont réellement avantageux et les frais minimes. Ce sont des comptes indispensables pour tous, mais nous savons, après avoir parlé aux étudiants, que beaucoup d’entre eux n’en ont pas. Ils devraient déplacer leur argent entre leurs comptes de chèques et d'épargne, mais ils ne le font pas. Le compte d'épargne, c’est là où on met l’argent dont on n’a pas besoin dans l’immédiat, l’argent mis de côté pour plus tard. Et le compte de chèques ne doit servir qu'à payer vos factures et à déposer votre chèque de paie.

ROMA : Le plus important, pour vos opérations bancaires, est de ne pas être passif, d'être attentif aux aspects comme les frais, le nombre d’opérations et les virements que vous effectuez, et de protéger vos finances contre les crises, car à une époque où le chômage est endémique et où les gens ont vraiment des difficultés financières, ne pas avoir à se soucier de votre argent sera vraiment un avantage pour vous. Cela vous fait un sujet d’inquiétude de moins. Donc, essayons d’approfondir cette question.

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ROB : À chaque épisode de Test de résistance, nous parlons à de vraies personnes et à des experts pour voir à quel point les règles de base des finances personnelles ont été mises à rude épreuve par la COVID-19. Aujourd’hui, nous allons parler de la façon de protéger ses finances personnelles contre les crises. Nous y venons tout de suite après.

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ROB : Nous vous présentons maintenant quelqu’un dont la COVID-19 a anéanti l’emploi dans le secteur des services.

AARON : Je m’appelle Aaron. J’ai 36 ans et je viens de déménager à Pemberton, en Colombie-Britannique, après avoir passé 15 ans à Whistler.

ROB : Whistler est une station de ski. Aaron y a été barman pendant de nombreuses années. Il appréciait le style de vie de cette ville.

AARON : Notre devise : faire la fête en avril et dormir en mai. Mais vous comprenez, j’ai 36 ans, et ce n’est plus possible. Mais j’en ai bien profité.

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ROB : Combien gagne un barman?

AARON : Cela dépend de l’endroit. Si vous êtes barman et faites le service, vous faites beaucoup de cocktails, entre autres, pour les serveurs. En tout cas, c’est payant. Disons que je gagne deux mille dollars en salaire, je pouvais probablement faire la même chose, et même plus, en pourboires.

ROB : Aaron dit avoir gagné environ 40 000 dollars l’an dernier. Il tient un registre méticuleux de ses revenus, ce qui est une bonne chose, car ils varient constamment. Et tout est en argent comptant.

AARON : Il y a un dicton qui dit que ce qui compte, ce n’est pas l’argent que vous avez gagné la nuit dernière, mais bien l’argent qui vous restait quand vous vous êtes réveillé.

ROB : Comment était Whistler, au début de la COVID-19?

AARON : Cela a été comme si un barrage cédait. Au début, nous avons entendu parler de la COVID-19, bon, c'était un sujet de préoccupation. Mes heures de travail ont été réduites, parce certaines tables étaient fermées pour des raisons de distanciation physique. C'était le vendredi. Et le mercredi, nous avons fermé. Fermé! Plus personne ne venait travailler. Mon dernier quart de travail a été le jour de la Saint-Patrick. Donc oui, en effet, je n’ai pas travaillé depuis le 17 mars. Cela a été un véritable tremblement de terre.

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ROB : Aaron avait-il un fonds d'urgence?

AARON : J’avais des économies, mais je ne dirais pas qu’elles étaient assez importantes, je veux dire, je n’avais même pas 10 000 dollars. J’avais un compte d'épargne libre d’impôt. J’ai un REER et différents petits comptes, j’ai environ 14 000 à 15 000 dollars en tout si je devais liquider, ce qui n’est pas suffisant pour acheter une maison.

ROB : C’est pour acheter une maison qu’Aaron a déménagé à Pemberton. Il vient d’acheter un condo. Mais s’il n’avait pas vraiment beaucoup d’argent de côté, comment Aaron peut-il se permettre de s’acheter un condo?

AARON : Heureusement, j’ai une mère qui m’aime. Et elle a la chance de travailler. Elle travaille à la maison. En gros, elle m’aide à acheter mon condo. Elle couvre l’hypothèque jusqu'à ce que les choses reprennent. Mais pour ça, il faut que les gens continuent à la payer. Si les gens ne vont plus à leur travail, elle n’aura elle-même plus de travail et ce sera très difficile.

ROB : Pour acheter l'appartement, Aaron a mis 35 000 dollars sur une mise de fonds de plus de 100 000 dollars. Même si cela représente une bonne partie, il sait aussi...

AARON : Je ne pourrais vraiment pas me débrouiller sans ma mère.

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ROB : C’est beau de voir une mère qui aide son fils à s’installer et à acheter son premier appartement, comme le font les parents de tout le pays depuis des années. Mais que pense Aaron de la façon dont il va pouvoir le payer, à long terme?

AARON : Honnêtement, je fais de temps en temps de petites crises de panique de trois secondes et l’angoisse m’envahit. Après, ça va mieux! Et puis, bon, mon gérant m’a dit que ça n’allait pas durer éternellement. Ça ne peut pas durer éternellement. Je vais faire une confidence personnelle : ma petite sœur est décédée il y a quelques années. Alors, quand nous avons cru que nous ne réussirions pas à acheter le condo en empruntant, ma mère m’a téléphoné, la nuit précédente, pour me dire, en gros, que ce n'était que de l’argent. Nous encaisserons le coup. Ce n’est que de l’argent. Cela a été un vrai point tournant pour moi. Bien sûr, cela aurait été dommage de ne pas réussir à faire l’achat. Mais ce n’est que de l’argent. Bien des gens ont déjà rebondi après bien pire. Voilà en quelque sorte comment je me sens.

ROB : Aaron et sa mère ont vécu le traumatisme terrible de perdre un membre de la famille. Et cela change sa façon de voir la vie, actuellement, alors que règne une telle incertitude face à la pandémie mondiale.

AARON : Malheureusement, personne n’a de réponse. Tout le monde a besoin de réponses, mais personne n’en a.

ROB : Pour revenir à l’argent, sans ses revenus et avec un tout nouvel appartement, comment Aaron peut-il se débrouiller?

AARON : J’ai la PCU, qui me permet de payer l'épicerie, et une bouteille de whisky à l’occasion! Je n’ai évidemment pas touché à mes économies. Je n’ai pas touché à mon CELI, ni à mon REER, mais j’avais environ 2 000 dollars dans mon compte avant la PCU, alors j’ai un joli petit coussin qui va me permettre de continuer. Si je n’avais pas à me soucier de mon hypothèque, tout serait parfait. Mais le problème, c’est que je nage un peu dans l’inconnu. J’ai l’impression que, pour beaucoup de mes affaires, c’est vraiment trop peu, trop tard...

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ROB : Vous savez, il n’est jamais trop tard. Et ce n’est jamais trop peu non plus. Se faire aider par ses parents est une chose tout à fait normale actuellement, et je trouve cela très bien. S’ils ont des besoins, et si leurs parents ont des moyens, il est tout à fait logique d'établir un lien entre les deux. Par contre, je crois qu’Aaron aimerait être un peu plus indépendant. Et je pense qu’il a besoin de se forger une certaine discipline en matière d'épargne, de commencer avec une petite somme, puis de l’augmenter, de prendre l’habitude de mettre une partie de cet argent en sécurité dans un compte d'épargne, de se constituer la réserve qui l’aidera à la prochaine crise. Aaron a eu beaucoup de courage de nous raconter son histoire. C’est vraiment très personnel. Il a eu beaucoup de défis à relever. Cela n’a pas dû être facile de nous parler de tout cela.

ROMA : Cela dit, j’ai l’impression que beaucoup de gens vivent des choses très similaires et pourront s’identifier à lui. C’est pourquoi il est important de parler de ce genre de situations. Il est important que nous parlions de notre parcours financier afin que nous sachions, tous, que nous ne sommes pas seuls.

ROB : C’est vrai. Et je pense que cela vaut la peine de dire que tout le monde ne réussit pas tout parfaitement dans sa vie. Même si, lorsque nous parlons aux autres, nous avons toujours l’impression qu’ils réussissent tout. Il y a toujours quelque chose de caché.

ROMA : À un moment donné, il est logique d’avoir besoin de conseils financiers personnalisés et adaptés. Beaucoup de gens à qui nous parlons ici ignorent ce qu’est un planificateur financier à honoraires. Rob, pouvez-vous nous l’expliquer?

ROB : C’est très simple. Cela signifie que vous versez au conseiller un prix forfaitaire ou un tarif horaire pour qu’il vous donne des conseils en planification financière. Il peut porter le titre de planificateur financier agréé, de CFP, de planificateur financier certifié, de représentant en planification financière ou de planificateur financier inscrit. Vous payez un tarif ou un montant prédéterminé pour un type de conseil précis. Et vous obtenez un plan financier et les commentaires du planificateur, mais il n’y a aucun produit financier à acheter. Vous achetez des conseils, avec votre argent. Beaucoup de gens aiment vraiment cette idée. Depuis cinq ans environ, les services de planification à honoraires gagnent en popularité, et j’aimerais que ce mouvement prenne de l’ampleur. Je pense que de tels conseils, donnés par un professionnel, pourraient profiter à davantage de personnes.

ROMA : Y a-t-il un autre type de conseiller?

ROB : Les conseillers et les planificateurs financiers sont rémunérés sous forme d’honoraires et de commissions sur la vente de placements. Le conseiller vous dit : « Je vais vous bâtir un portefeuille. Je vous dirai combien vous devez y mettre. Et je serai rémunéré par les frais associés aux fonds d’investissement que j’achèterai pour vous. » La rémunération est donc intégrée aux placements du plan.

ROMA : Vous comprenez donc maintenant la différence et pourquoi Rob aime vraiment l’idée de payer un montant forfaitaire ou un taux horaire pour la planification financière. Dans ce cas, le conseiller est rémunéré pour le service qu’il vous fournit. Et vous savez quoi? Nous avons une experte en finances avec nous. Elle va vous donner des conseils sur la manière de protéger vos finances contre les crises. Nous y venons tout de suite après.

PAUSE PUBLICITAIRE : Cette baladodiffusion vous est présentée par Investissements RPC. Chez Investissements RPC, nous ne perdons jamais le long terme de vue. Nous investissons pour assurer la sécurité financière de chaque génération de Canadiens. Nous diversifions nos investissements entre les régions et les catégories d’actifs, de façon à tirer parti des meilleures occasions et à générer des rendements durables à long terme. Le fonds dépasse aujourd’hui les 400 milliards de dollars. Pour en savoir plus sur le rendement de nos investissements pour les Canadiens, consultez le site Investissementsrpc.com.

ROMA : Pour protéger vos finances contre les crises, il vous faut une stratégie, un plan à long terme qui vous aidera en cas d’urgence. En mai, deux mois après le début de la pandémie, j’ai téléphoné à Julia Chung, conseillère financière au sein du cabinet Spring Financial Planning, à Vancouver.

ROMA : L’une des choses qui me frappent, de la part de nos jeunes participants, c’est qu’ils ne savent pas très bien comment organiser leurs affaires bancaires. Quel genre de comptes les gens devraient-ils avoir?

JULIA : J’aime que les gens aient d’abord quelques comptes principaux, avec un objectif concret pour chacun. Il arrive souvent que nous nous retrouvions avec seulement un compte de chèques et un compte d'épargne, parce que c’est ainsi que nous avons commencé à organiser nos affaires bancaires. Nous relions notre compte de chèques à notre carte de débit, et nous n’utilisons presque jamais notre compte d'épargne. C’est vraiment très fréquent chez beaucoup de gens. J’aimerais que les gens réfléchissent vraiment à la façon dont ils vont dépenser. Habituellement, à partir d’un niveau assez élémentaire, j’aime que les gens aient un compte pour les factures. Vous savez que chaque mois, vous payez à peu près tant pour vos dépenses fixes, alors vous établissez un virement automatique mensuel de ce montant vers votre compte pour les factures. Et puis, vous avez un autre compte pour vos dépenses, pour lesquelles vous utilisez votre carte de débit, par exemple l’essence, l'épicerie et les vêtements, entre autres. Au départ, j’aime que les gens aient au moins ces deux comptes, parce que cela assure que les factures seront payées. Et vous n’avez pas à faire constamment des calculs lorsque vous faites vos courses. Après, cela peut devenir plus compliqué. Quoiqu’il en soit, ce sont les deux premiers comptes qu’il faut avoir, selon moi.

ROMA : Et donc, pour lequel doivent-ils choisir un compte de chèques plutôt qu’un compte d'épargne?

JULIA : Généralement, il est préférable d’avoir un compte de chèques dans ces deux cas, car il y a beaucoup de transactions. Et quand on pense à la façon dont les frais sont établis pour les comptes de chèques et d'épargne, si vous avez un compte de chèques vraiment bon, vous bénéficiez généralement d’un nombre illimité de transactions. Sinon, le nombre de transactions est fixe, et après, vous payez des frais. On tient pour acquis qu’avec un compte d'épargne, vous ne faites pratiquement aucune transaction. Donc, au moment de choisir le compte, vous devez vous demander combien de transactions vous allez faire. Avec le compte de paiement de factures, vous ferez probablement quatre ou cinq transactions par mois. Et ensuite, avec le compte de dépenses ou de guichet automatique, vous ferez probablement beaucoup de transactions.

ROMA : Cela ressemble un peu au système d’enveloppes à l’ancienne que les parents recommandaient à leurs enfants. Est-ce une bonne idée de créer des comptes pour vos différents objectifs?

JULIA : C’est exactement ça. C’est le système des enveloppes, mais il est numérique, à votre banque. Mais après, cela peut devenir plus compliqué. Vous avez donc vos deux comptes d’opérations principaux. Vous les utiliserez chaque mois, probablement presque chaque jour. Et après, vous devez réfléchir aux autres dépenses qui vont se présenter. Il y a peut-être des factures que vous payez sur une base annuelle. Vous payez peut-être des impôts fonciers, ou une assurance automobile, qu’il faut payer chaque année. Et si vous versez pour cela de l’argent dans un compte d'épargne chaque mois, vous aurez toujours ce qu’il faut quand vous en aurez besoin. Par ailleurs, vous avez peut-être d’autres objectifs, par exemple prendre des vacances, ou d’autres besoins, par exemple acheter des vêtements ou épargner pour d’autres objectifs à court terme. Vous pouvez ouvrir des comptes d'épargne distincts pour ces objectifs. Très souvent, les services bancaires en ligne vous permettent de leur donner un nom, ce que je trouve vraiment très utile.

ROMA : Cela peut sembler déroutant, mais c’est en fait une façon intelligente de vous organiser, qui vous simplifiera la vie.

JULIA : Oui, le but est de ne plus avoir à suivre vos dépenses, car c’est vraiment pénible et tout le monde déteste ça. Grâce à ce système, vous n’avez pratiquement plus à y penser. L’argent est mis de côté automatiquement si vous établissez des virements automatiques, et il sera là quand vous en aurez besoin.

ROMA : Bon. Vous avez pris quelques mesures de base. Vous vous êtes organisé de sorte que votre argent soit réparti dans des enveloppes précises. Vous avez pensé à tout. Quelle est la prochaine étape pour bien organiser vos finances?

JULIA : Eh bien, la prochaine étape, c’est que vous voulez faire le point. Beaucoup de gens me disent qu’ils ne dépensent pas la même somme chaque mois, que leurs factures varient. C’est évidemment le cas de tout le monde. C’est la réalité. L’argent va et vient. Vous devez donc vous assurer que vous vous fixez au moins un jour par mois pour faire le point. Juste une fois par mois. Ce n’est pas beaucoup. Offrez-vous une petite récompense par la suite. Beaucoup de gens se disent : « Mets un pack de six bières ou une bouteille de vin devant toi. Quand tu auras fait ton bilan financier, ce sera ta récompense. » Faites-le une fois par mois. Et apportez les petites modifications et les ajustements nécessaires. Déterminez quand vous devez faire des changements. À partir de là, les choses devraient aller toutes seules. Vous verrez s’il y a des surplus ou des déficits et, en cas de surplus, vous commencerez à épargner pour atteindre des objectifs plus ambitieux, en commençant par votre épargne d’urgence ou en passant à des projets comme une mise de fonds pour acheter une maison, la retraite ou les études des enfants. Vous saurez ainsi de quel surplus vous disposerez.

ROMA : Alors, où recommanderiez-vous aux gens de commencer à épargner pour un objectif à moyen terme, par exemple pour acheter une propriété?

JULIA : Dans un compte d'épargne à taux d’intérêt élevé.

ROMA : Quels sont les meilleurs comptes d'épargne à intérêt élevé?

JULIA : Ceux qui ne vous coûtent rien et qui vous rapportent le plus possible. Renseignez-vous et cherchez à comprendre comment ils fonctionnent. Vous devez savoir que, quelle que soit l’institution financière avec laquelle vous faites affaire, banque ou coopérative de crédit, elle vous proposera celui qui est le plus intéressant pour elle, ou celui que la direction lui a demandé de mettre de l’avant ce jour-là. N’oubliez donc pas ce que vous voulez en retirer. Peut-être avez-vous besoin d’un compte qui vous permet d’accéder à votre argent en tout temps, quoi qu’il arrive. Vous savez, je dis souvent qu’avec un compte d'épargne d’urgence, quand vous avez besoin de votre argent à minuit, en hiver, en plein milieu de la Saskatchewan, quand votre voiture est en panne, il faut que vous puissiez accéder facilement à votre compte, quoi qu’il arrive. Mais vous avez peut-être besoin de quelque chose de différent, une épargne à court terme, par exemple, que vous n’aurez pas à utiliser avant cinq mois. Dans ce cas, vous pourriez envisager différents comptes comportant des éléments de blocage. En général, ils vous permettent de bénéficier d’un taux d’intérêt plus élevé.

ROMA : Vous avez dit quelques mots sur le CELI. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le compte d'épargne libre d’impôt et ce qu’est le régime enregistré d'épargne-retraite, quelles sont les différences et comment il faut les envisager?

JULIA : Alors, le compte d'épargne libre d’impôt. Non, en fait, je vais commencer par le REER, le régime enregistré d'épargne-retraite, parce que la plupart des gens le connaissent bien. Donc, vous ouvrez un REER, vous y mettez de l’argent, disons 100 $, et ce montant est déduit de votre revenu imposable pour l’année. Vous paierez moins d’impôt, sur votre déclaration de revenus de l’année en question parce que vous avez mis de l’argent dans votre REER. C’est une incitation à épargner pour votre retraite. Vous placez les 100 $ que vous avez mis dans votre REER, et leur valeur augmente chaque année. Lorsque vous finirez par retirer l’argent de votre REER, vous devrez payer des impôts sur ce retrait. Le CELI est similaire, mais il y a des différences. Si vous mettez de l’argent dans un CELI, vous ne bénéficiez d’aucune déduction d’impôt sur votre déclaration de revenus. Si vous placez 100 $ dans un CELI, ils fructifient avec le temps, et vous ne payez pas d’impôt sur cette augmentation de la valeur. Lorsque vous retirez l’argent, vous ne payez pas non plus d’impôt sur cette augmentation de la valeur. C’est donc un outil de planification vraiment formidable. C’est un outil avantageux pour le long terme, parce que lorsque vous prendrez votre retraite, vous aurez toutes sortes de flux de revenus de plusieurs sources, et ce sera assez compliqué puisque la plupart d’entre eux seront imposables. Les retraités doivent donc réfléchir à la façon de s’organiser. La possibilité de compléter son revenu imposable par un revenu libre d’impôt est vraiment très avantageuse.

ROMA : Tout le monde a forcément une relation à long terme avec sa banque. Comment devez-vous envisager cette relation?

JULIA : Il faut absolument envisager cette relation comme la relation avec n’importe quel autre fournisseur de produits et services. Une banque, ce n’est rien d’autre que cela, un commerce de détail. Elle fournit des services et elle est payée pour le faire. Je pense que bien souvent, au Canada, parce que nous avons de si bonnes relations avec nos banques, les gens ont tendance à croire que la banque ressemble presque à un gouvernement. Mais ce n’est pas le cas. C’est une entreprise à but lucratif. Et son métier est de gagner de l’argent. Donc, agissez comme pour n’importe quelle autre transaction. Vous savez, si vous vous assurez pour votre voiture, vous allez poser des questions. Suis-je couvert pour telle ou telle responsabilité? Je vais utiliser ma voiture de telle façon. Est-ce le plus avantageux? Sachez, tout simplement, que ce que vous achetez est un produit.

ROMA : Que pensez-vous des applications qui permettent d'établir un budget?

JULIA : Je ne les aime pas beaucoup, parce que les gens ne les aiment pas. La plupart des gens n’aiment pas suivre leurs dépenses. Et la plupart des gens ressentent beaucoup de honte à cet égard. Le système des enveloppes fonctionne. Il est simple. Il est gratuit, contrairement à de nombreuses applications d'établissement de budget, il vous donne beaucoup de contrôle et il vous épargne la honte.

ROMA : Quand les gens franchissent votre porte... Quelle est la part de votre travail qui consiste à changer leur état d’esprit émotionnel à l'égard de l’argent?

JULIA : Une très grande part. Ce que les gens ne comprennent pas, c’est que l’argent est émotion. Notre perception de l’argent touche de nombreux aspects de notre vie. L’argent, c’est une chose que nous pouvons contrôler, que nous pouvons posséder et dont nous pouvons nous servir. Mais quelle que soit la façon dont nous avons été élevés, nous en revenons toujours à cela, aux expériences que nous avons vécues avec notre argent, aux sentiments de nos parents à l'égard de l’argent. Tout cela a un impact sur notre façon de considérer l’argent et sur ce que nous ressentons à cause de l’argent. Il y a donc une espèce de blocage, que nous devons parvenir à dépasser pour réussir. Nous devons tous accepter l’aspect émotionnel de l’argent. Nous devons résoudre ce problème. Ensuite, nous pourrons travailler pour atteindre le succès auquel nous aspirons.

ROMA : Parlons un peu des cartes de crédit. Presque tout le monde a une carte de crédit. C’est sans doute l’un des moyens par lesquels les gens commencent à se mettre en difficulté. Quels sont vos conseils à quelqu’un à cet égard?

JULIA : Dans le monde dans lequel nous vivons, il est presque impossible de se passer de carte de crédit. Ce serait pourtant formidable, car elles coûtent très cher, ce que beaucoup de gens ne réalisent pas. Pas seulement si vous conservez un solde, en raison des taux d’intérêt ridicules. Par exemple, si je pouvais obtenir 20 % d’intérêt sur un CPG quelque part, je serais ravi. Or, c’est ce que les banques obtiennent sur votre argent. C’est extraordinaire. La meilleure façon d’utiliser votre carte de crédit, c’est de la réserver aux achats transactionnels pour lesquels vous ne pouvez pas utiliser votre carte de guichet automatique ni de l’argent comptant. Vous ne pouvez pas utiliser votre carte de débit si vous faites un achat en ligne. Il vous faut alors une carte de crédit. C’est normal. Mais remboursez immédiatement. Ne maintenez pas de solde. Ce n’est pas de l’argent gratuit. Tout le monde a l’impression que c’est de l’argent gratuit. C’est l’une des choses qui me rendent dingue, quand je vais dans les universités. Quand mon fils a commencé l’université, nous l’avons accompagné, et il y avait des kiosques qui essayaient de vendre des cartes de crédit toutes neuves aux nouveaux étudiants universitaires. Pourtant, les étudiants n’ont pas d’argent. Ça me rend folle. N’utilisez jamais votre carte de crédit pour autre chose que pour vos transactions.

ROMA : Parlons un peu des cotes de crédit. Expliquez-moi ce qu’est une cote de crédit.

JULIA : La cote de crédit, c’est en fait la façon dont les prêteurs se parlent de vous et du fait que vous payez ou non vos factures.

ROMA : Oui. Il s’agit donc essentiellement d’une évaluation de votre qualité, en tant qu’emprunteur. Quelles sont les répercussions d’une cote de crédit moins qu’exemplaire?

JULIA : Les gens ne vous prêteront pas. Mais ce n’est pas tout. Dans certains cas, les institutions financières n’accepteront même pas de vous ouvrir un compte bancaire. Cela limite votre capacité à accéder au monde de l’argent.

ROMA : J’ai l’impression que la cote de crédit est une chose qui préoccupe beaucoup de gens. Il existe un moyen assez clair et simple de maintenir une bonne cote de crédit, et c’est tout ce dont vous avez besoin. Il n’est pas nécessaire d’avoir la meilleure note possible, mais il faut avoir une bonne cote de crédit. Et comment faire?

JULIA : Payez vos factures à temps. C’est la chose la plus importante : payez vos factures à temps. N’empruntez pas au-delà de vos moyens. C’est pourquoi il faut éviter que le total des limites de vos marges de crédit, de vos prêts et de vos cartes de crédit soit ridiculement élevé. Lisez vos contrats si vous vous inscrivez ou vous abonnez à quelque chose. Les détaillants adorent les abonnements, car ils constituent pour eux un revenu garanti. Lisez vos contrats, connaissez vos droits de résiliation avant de vous engager. Parce que souvent, les gens sont vraiment déçus pas la qualité du service ou par ce qu’ils retirent de leur abonnement et ils essaient de résilier leur abonnement, mais c’est impossible. Alors, ils se disent : « Tant pis, je vais arrêter de payer.» Vous savez quoi? L’entreprise ne manquera pas d’en parler au bureau de crédit.

ROMA : Quelle est la plus grande idée fausse que vous observez, en matière financière, chez les jeunes gens au milieu de la vingtaine, l'âge de votre fils environ, ou même dans la trentaine? Quelle est leur plus grave erreur?

JULIA : Je pense que la plus grave erreur, c’est qu’ils ont cette idée que, d’une manière ou d’une autre, quand vous décrochez votre diplôme et devenez majeur, cette connaissance vous tombe tout simplement dessus. Tout d’un coup, vous êtes un adulte. Vous avez des connaissances infinies et vous devriez savoir comment gérer votre argent. Selon moi, ce mot au conditionnel, « devriez », n’est pas du tout pertinent. Il n’y a aucune raison pour que vous sachiez automatiquement comment gérer votre argent. Si vous avez de la chance, peut-être avez-vous grandi dans un foyer où vos parents vous l’ont enseigné. Peut-être un représentant de Jeunes entreprises du Canada est-il venu à votre école pour vous en parler, ou peut-être avez-vous suivi un cours de planification financière. Ce serait formidable. Mais ce savoir ne s’acquiert pas de façon automatique. Il n’est pas inné, et il faut prendre le temps de s’informer, d’apprendre des autres, même si cela peut être difficile. Il y a tellement de ressources, et certaines ne vous sont pas présentées par les meilleures personnes. Cherchez des gens qui n’ont aucun intérêt en jeu et qui n’essaient pas de vous vendre quelque chose, et essayez de vous informer.

ROMA : Y a-t-il quelque chose que je ne vous ai pas demandé et qui, selon vous, mérite d'être souligné ici?

JULIA : N’oubliez pas que si vous travaillez à contrat, si vous travaillez dans le secteur des services, si vous avez plusieurs emplois, si vous recevez des paiements imposables du gouvernement pendant la pandémie, vous devrez payer des impôts sur tout cela. Si vous n’avez pas mis d’argent de côté, vous allez avoir une énorme surprise au moment de payer vos impôts, et elle ne sera pas agréable. Ouvrez un compte d'épargne appelé « Impôts », et mettez-y de l’argent.

ROMA : Je vais maintenant vous rappeler les trois leçons que vous devriez retenir de cet épisode.

Un : Votre banque n’est pas votre amie. Ne supposez pas que ce qu’elle vous offre constitue la meilleure solution pour vos besoins en matière de services bancaires. Prenez l’initiative dans vos relations avec elle. Demandez une meilleure affaire et, si vous ne la trouvez pas à votre banque, magasinez ailleurs.

Deux : Tout le monde devrait avoir un compte de chèques et au moins un compte d'épargne à intérêt élevé, sinon plus. Habituellement, il n’y a pas de frais pour les comptes d'épargne à intérêt élevé. Renseignez-vous sur les banques en ligne et les banques alternatives qui offrent les meilleurs taux d’intérêt du marché.

Trois : L’endettement par carte de crédit est dangereux. N’attendez pas la fin du mois pour rembourser ce que vous avez acheté avec votre carte de crédit. Faites-le immédiatement. Votre carte de crédit est un outil essentiel pour établir votre cote de crédit, cote de crédit dont vous aurez besoin pour acheter une voiture ou une maison ou pour louer un appartement. Traitez-la avec précaution.

ROB : Merci d’avoir écouté cet épisode de Test de résistance. Cette émission a été produite par Hannah Sung. Montage et mixage par TK Matunda. Notre productrice exécutive est Kiran Rana.

ROMA : Merci à Aaron à Pemberton, en Colombie-Britannique, et à Julia Chung de Spring Financial Planning. Si vous avez aimé ce que vous avez entendu, parlez-en à vos amis. Laissez-nous une évaluation et un commentaire sur Apple Podcasts.

ROB : Et si vous connaissez quelqu’un qui veut mettre de l’ordre dans ses finances, envoyez-lui cette émission. Dites-lui de s’abonner à Stress Test (en anglais) sur Apple Podcasts, Google Play, Spotify ou son application de baladodiffusion préférée.

ROMA : Nous aimons savoir ce que pensent nos auditeurs, alors faites-nous parvenir vos questions. Envoyez-nous un mémo vocal et nous vous ferons peut-être intervenir dans un prochain épisode. Les sujets des épisodes à venir : Le coût de la vie en ville, Le coût d’avoir des enfants ou Les économies que vous pouvez faire en retournant vivre chez vos parents. Posez-nous des questions sur n’importe lequel de ces sujets. Il suffit d’enregistrer votre voix avec l’application d’enregistrement vocal de votre téléphone et de poser votre question. Ensuite, envoyez le mémo vocal par courriel à moi-même, Roma Luciw, à l’adresse rluciw@globeandmail.com. Merci beaucoup de votre attention.

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